Festival Chorus : Mathis and the Mathematiks et Ilène Barnes au Magic Mirror à la Défense

Le concert du Magic Mirror du 23 novembre pouvait être considéré comme Le Choc des Titans. Bien sûr ici point de Persée, de Kraken ou encore de vil Calibos. Mais deux auras gigantesques, des voix incroyables, deux charismes surpuissants à faire taire un public rien qu’avec une note, et deux protagonistes à la taille physique irréelle. Mathis (toujours sans les Mathematiks) fut aussi génial qu'à Massy, pendant qu’Ilene Barnes m’a sublimé avec sa voix parfois si grave que les yeux fermés, on aurait pu croire qu’un homme chantait. Magnifique.
- Photos : 36
- Date : 23.11.06
- Photographe : Rod
- Web : www.hauts-de-seine.net/chorus
Mathis - without the Mathematiks (web)

Son folk/blues est toujours aussi magique. Mathis, haut personnage aux yeux clairs et à la voix rauque et puissante, a conquis dès les premiers accords l’auditoire. Il faut dire que son picking à la guitare et ses élans lyriques laissent bouche bée. Résolument minimaliste, la voix - divine - de Mathis suffit à elle-même, et à l'instar de Massy, le prouvera en se faufilant à travers la foule pour chanter avec le public. Magnétique sur scène, divin à écouter, drôle quand il a besoin d’un whisky et se contentera d’une bière, Mathis est un monstre scénique. Il aimerait jouer à Rouen, qu’il dit être une jolie ville … l’Emporium serait partant ? :)
Ilene Barnes (web)

Je n’avais jamais entendu parler de cette chanteuse jusqu’à son arrivée sur scène … et là c’est le double effet kiss kool : non seulement la dame doit faire 4 têtes de plus que moi (vue ma taille, je peux comprendre que c’est facile), mais à peine montée sur scène, le public a pu ressentir un truc assez incroyable. C’est à ce moment précis que l’on sait que certains sont “simplement” chanteurs, et d’autres habités par la musique. Ilène - tout comme Mathis - font parti de ces gens qui ont eu LE don, celui que l’on ne possède pas qu’on entre dans un château pour le plus grand concours national de karaoké. Ce don qui force le respect, celui qui fera qu’on ne va même pas discuter pendant la prestation, ou que l’on va arrêter de manger son sandwich tellement on se retrouve happé par ce que l’on voit et entend. Ilene Barnes possède certainement l’une des plus belles voix féminines qu’il m’ait entendu d’entendre. Et notamment dans les graves. Des sons sortant d’outre tombe, avec des rythmes à la guitare entraînants, cette magicienne va durant 1h encorceler le Magic Mirror comme quasiment aucun groupe ne l’avait fait jusqu’alors. Une grosse claque ? Euphémisme.
Photos des concerts de Mathis et Ilene Barnes































