Ne le dis à personne

Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu.Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image… le visage d’une femme au milieu d’une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot…
Pour Ne le dis à Personne, son deuxième long-métrage en tant que réalisateur, Guillaume Canet a choisi le périlleux exercice de l’adaption, en l’occurence celle du livre d’Harlan Coben, le maître du polar made in US actuel, “Tell No One“. Exercice d’autant plus périlleux ici, qu’il fallait transposer un polar qui se passe aux Etats-Unis en une action se déroulant en France : passer à un autre univers culturel sans dénaturer l’oeuvre, réussir à faire un polar sans tomber dans les travers classiques du “policier à la française”.
Guillaume Canet s’en sort bien et peut-être même mieux que ça en ce qui concerne l’adaptation et la transposition au grand écran du livre d’Harlan Coben, mais est-ce que cela suffit à faire un bon ? En l’occurence ici, oui.

Le matériau original (Tell No One pour ceux qui n’auraient pas suivi) est un très bon terreau, contenant tout ce qu’il faut pour proposer un bon polar, une bonne histoire et un bon scénario : cela permet au moins au réalisateur de s’affranchir de la trame principale qui est de base bien pensée, équilibrée et passionnante.
Partant de cette histoire, Guillaume Canet forge des personnages différents de ceux du livres mais très proches en même temps, on y retrouve les même personnalités, les mêmes peurs, les mêmes doutes, les mêmes failles et fêlures et pourtant on sent un vécu culturellement différent.

Si les personnages sont interressants, c’est aussi et surtout l’interprétation des différents acteurs qui permet de faire ressentir au maximum l’ambiance flottant durant tout le film : angoissante, oppressante, une tension palpable. Les comédiens, François Cluzet en tête, parviennent à nous entrainer avec eux dans cette histoire complexe, tendue et stressante. Chacun des acteurs arrive parfaitement à faire ressortir les sentiments de son personnage, mention spéciale à François Cluzet, dont le jeu tout en retenue fait ressortir la tension qui habite son personnage tout au long du film.

Une bonne histoire, des acteurs qui jouent juste et qui savent faire partager les sentiments de leur personnage : quand, en plus, le réalisateur réussit à rendre le tout crédible et beau en l’emballant de belles images, de belles couleurs et de plans réussis (en particulier, le tunnel fleuri menant à l’arbre de Margot et Alexandre laissant planer une impression de beauté, de décalage, de bonheur…) ça donne un film à voir, un film a apprécier.
Concrètement passer à côté de Ne le dis à Personne serait une erreur.
Excellent film ^^ Ã
En effet aussi bien que le bouquin, pas du tout dénaturé, et pourtant c’est souvent un exercice difficile. Je n’ai, pour ma part, pas trouvé que Canet s’était “affranchi de la trame principale” du livre comme tu dis, je trouve que tout colle parfaitement au contraire. Et il est vrai que Cluzet joue avec une intensité superbe son personnage sous tension, ce qui permet de laisser transparaitre ce qui, dans le livre, sont de vastes pensées intérieures que l’on partage.
Vraiment très bien ce film !
Très bon film! j’aime la façon dont l’histoire est racontée… je n’en dis pas plus! allez le voir :)
J’ai adoré!! Ã
il est trop bien ce film!