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Phoenix + Peter von Poehl à l’Olympia

Phoenix à l'Olympia | Photo du site officiel www.wearephoenix.com

Les incandescents Phoenix sur la mythique scène parisienne de l’Olympia, un chaleureux Peter von Poehl en support band, voilà une affiche qui avait de quoi faire saliver un public venu en masse comme pour mieux fêter le dernier jour de novembre. Sauf que …

  • Date : 30.11.06
  • Adresse : 28, boulevard des Capucines 75009 PARIS
  • Téléphone : 0 892 68 33 68 (0,34ct/mn)
  • Web : www.olympiahall.com

Peter von Poehl (web)

Après un premier titre très peu convaincant, le meilleur de Von Poehl reste à venir. J’ai connu cette jolie tête blonde bien remplie alors qu’il traînait ses guêtres aux côtés du gourou de Tricatel, initiales BB pour Bertrand Burgalat. Bien loin de l’univers pop underground très cher à BB, c’est cette fois la grâce de la folk que touche Monsieur Peter. Des mélodies planantes magnifiquement servies d’arpèges subliminaux, d’un clavier discret et sans chichi, d’un batteur au jeu aussi savoureux qu’un délicieux macaron à la pistache, et d’un bassiste fort convaincant tant à son instrument qu’au saxo. Bref, on est content de retrouver ce grand blond rayonnant de sa pop/folk bercée par une voix si particulière et touchante. Si vous avez aimé Von Poehl, vous déshériterez Von Phoenix !

Phoenix (web)

C’est un vacarme brûlant qui a envahi l’Olympia, mais c’est aussi – et c’est bien dommage pour eux comme pour nous – devant un public comateux qu’ont joué les oiseaux de feu. Pourtant excellent sur disque, les musiciens de Phoenix n’arriveront pas à jouer plus fort que ne chante Thomas, leader du groupe. Sa voix qui d’habitude prend une telle ampleur qu’elle en devient presque jouissive pour l’auditeur sera pourtant en live une vaine tentative, une divine romance se concluant par un drame. Phoenix : groupe shakespearien ? C’est bien le seul défaut de la soirée tant les musiciens seront généreux sur scène, offrant ainsi des titres bien plus vifs, plus étirés, plus allongés que les 3mins 30secondes chrono des versions sur bandes, sans parler de l’incontournable hit “If I Ever Feel Better” joué avec désinvolture, et des cadeaux bonus joués lors du rappel ou non, à savoir “Playground Love” de leurs voisins Versaillais Air à l’electronica poppy, ou bien “Too Young” comme deuxième clin d’œil automnale à Sofia… Un bon live – Branco & Co. en véritable fer de lance du groupe – cependant perfectible à la voix et au public très (très) décevant – servi par des morceaux tubesques irréfutables par l’un des (meilleurs ?) groupes pop/rock français de sa génération. Paris, Tokyo, NYC, Londres… : ne sentez-vous pas comme une odeur de brûlé ?

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