Le HibOO

Da Vinci Code

Une nuit, le professeur Robert Langdon, éminent spécialiste de l’étude des symboles, est appelé d’urgence au Louvre : le conservateur du musée a été assassiné, mais avant de mourir, il a laissé de mystérieux symboles… Avec l’aide de la cryptologue Sophie Neveu, Langdon va mener l’enquête et découvrir des signes dissimulés dans les oeuvres de Léonard de Vinci. Tous les indices convergent vers une organisation religieuse aussi mystérieuse que puissante, prête à tout pour protéger un secret capable de détruire un dogme deux fois millénaire… De Paris à Londres, puis en Ecosse, Langdon et Sophie vont tout tenter pour déchiffrer le code et approcher les secrets qui remettent en cause les fondements mêmes de l’humanité…

Des films qui traitent du Graal et des Templiers il y en a un bon paquet, avec parfois beaucoup de fantaisie (Monty Python Power), beaucoup d’action (Benjamin Gates rules !), et Da Vinci Code. Issu d’un best-seller (une honte au passage), Da Vinci Code va faire un carton, sans nul doute. Mais autant vous le dire : ce film est une bouse sans nom, malgré le nom de Ron Howard derrière la caméra. Ou comment un film s’auto-proclamant “sérieux” s’avère plus drôle qu’un film nullissime d’Eddy Murphy.

Da Vinci Code a profité d’un raz-de-marée promotionnel limite vomitif. Il est donc normal, en tant que spectateur consommateur d’une société manipulée par des médias et des publicités à outrance d’attendre un minimum de ce blockbuster. Les premières images donnent l’illusion d’un film sublime : en effet, n’est pas Ron Howard qui veut, et ce dernier va en mettre plein la vue. C’est superbement filmé, les cadrages sont somptueux, et les scènes de flashback sont tout simplement d’une beauté hallucinante, notamment le travail des couleurs et contrastes. Toutefois, l’euphorie engendrée par ce déluge pictural tombe bien vite à plat. Entre le casting insupportable (arrêtez avec Tautou et Reno !), sauvé par Ian McKellen et le troublant Paul Bettany, le thème musical sans profondeur épique et rébarbativo-répétitif (pléonasme volontaire), et les “indices qui arrivent comme un cheveu sur la soupe” sauce Underworld Evolution, on n’accroche pas ; en effet, un scénario linéaire et prévisible laisse peu de place à l’effet de surprise, sentiment que Benjamin Gates (Nicolas Cage) avait réussi avec plus ou moins de brio … Le clou du spectacle est atteint avec la fin, si ridicule que ne pas rire relève d’un miracle divin, tellement elle est symbole de démagogie et de bons sentiments “chrétiens”, et d’improbabilité incroyable. Notons du moins la belle promotion faite pour le Louvres, c’est déjà ça de pris.

Le pire, c’est que quand on sait l’impact des médias sur la masse avec les Bronzés 3 ou encore Camping, on sait d’avance que Da Vinci Code va exploser. Au détriment de véritables chefs d’oeuvre, notamment le sublime Volver d’Almodovar.

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