Underworld 3 – Le soulèvement des Lycans
Au Moyen-Age, l’équilibre règne entre les Vampires dirigés d’une main de fer par Victor et leurs serviteurs les Lycans. Mais lorsque la fille de Victor s’éprend de Lucian, un Lycan, c’est le début d’une longue guerre sanglante qui continuera jusqu’à aujourd’hui. (Fiche Allociné)
Y a pas à chier, avec la saga Underworld, on reprend les mêmes ingrédients entre chaque épisode : vampires contre lycans, histoire d’amour tragico-grecquo-shakespearienne, images sensationnelles, effets spéciaux stupéfiants, et hop, c’est dans la boite. Mais non seulement ça fonctionne à merveille, mais c’est également de mieux en mieux.
Pour les non cinéphiles avertis, ou tout simplement ceux qui se foutent royalement des noms de ceux qui créent un film (sauf si ces derniers s’appellent Spielberg, Lynch ou Lucas), c’est au frenchie Patrick Tatopoulos qu’on a confié la tâche de réaliser le 3ème épisode (qui s’avère être le préquel de toute l’histoire, là où la lutte millénaire entre les 2 espèces fans de sexe et de sang a commencé). Et si en tant que réalisateur, il s’en sort plus que très bien (visuellement un délice, que ce soit dans la photo ou le montage, tout est parfait), on ne peut nier qu’il a surtout contribué, au même titre que H.R. Giger jadis avec sa créature fétiche Alien, à rendre de plus en plus réaliste la présence des monstres mythologiques au cinéma (DA de Riddick, Pitchblack, I Robot et chef de projet des effets spéciaux de Stargate, Je suis une Légende ou encore Silent Hill). Cette expérience accumulée au fil de films à fort succès au box office et son indéniable talent à rendre plausible des choses qui n’existent pas sont fortement mis à contribution ici. Underworld 3 est de loin le meilleur épisode de la saga, même si paradoxalement, ce n’est pas grâce à la quasi-perfection de la réalisation.

Ici point encore de cuir matrixien moulant les formes parfaites de Rhona Mitra (le clone de Kate Bakinsale !) – bah oui, on est au Moyen-Âge hein, ou encore d’armes futuristes pour tuer les nyctalopes aux dents aiguisées (en revanche on ne peut s’empêcher à l’héritage légué par Peter Jackson lors de la prise du goufre de Helm, les vampires ressemblant ici dans leurs armures majestueuses à des elfes), les décors abyssaux et ténébreux ne sont que le prétexte pour servir une histoire qui semble être tirée d’une oeuvre de Shakespeare, dont l’issue nous est tous connue (du moins pour ceux qui ont vu les premiers opus).
Si le personnage de Lucian prenait déjà tout son sens précédemment, il est clairement le héros de ce préquel – on pourrait extrapoler sur des théories de races supérieures / inférieures chères à notre passé judéo-chrétien, mais l’on s’enfoncerait dans un débat stérile. Michael Sheen, au charisme animal qui n’a rien à envier à celui d’Hugh Jackman lorsqu’il revêt son rôle de Wolverine, est à la fois inquiétant, foudroyant, poignant et terrifiant. Il incarne à lui seul finalement tout le concept d’Underworld : l’inéluctabilité de la passion impossible : seule la souffrance permettant d’accéder à un idéal. Ici, la liberté, au détriment de l’amour.
Alors oui, les vieux cartésiens incapables de se transposer dans des histoires romanesco-gothico-visuelles où tout est archi tiré par les cheveux vont psalmodier ce film avec une véhémence qui ne trouvera écho qu’entre eux (oui, nous sommes d’accord, les vampires ça n’existe pas, de là à ne pas apprécier la mise en images de l’imaginaire collectif … ceci est une autre histoire). Et laissons-les dans leur coin, parce que d’une part les bons films de vampires ne sont pas légions, mais parce que ce Underworld permet de réhausser l’interêt des 2 autres volets (surtout le deuxième un peu too much). Enfin, se dégage de ce conte lugubro-tragique une ambiance so british, qui respire la classe et l’élégance, le tout servi avec une noirceur sobre et scotchante. On me dit à l’oreillette que les minettes fans d’Hello Kitty et de sacs imprégnés du visage de Jack Skellington préfèrent Twilight …
PS : à UGC Ciné Cité Défense, beaucoup de parents ont emmené leurs gosses de 7-8 ans voir Underworld. Si vous êtes un parent responsable et intelligent (ce n’était donc pas le cas ici), évitez : ça baigne pas mal dans le sang, et les égorgements, décapitations, et autres tortures effroyables jalonnent les 1h30, le tout saupoudré de discours haineux (faciles à digérer pour un adulte, beaucoup moins pour un gosse, enfin ce que j’en dis …)


la Fille du rock 2.03.09 | 13:57
J’ai vu le film hier, dans des conditions totalement pourries (image quasi floue et son inaudible) mais j’ai quand même réussi à apprécier.
Notons que si dans le 1er Underworld on est du côté des vampires, dans celui-ci on ne peut s’empêcher de prendre fait et cause pour les lycans.
C’est qui les gentils, c’est qui les méchants ? En fait peu importe puisque les deux bouffent de la bidoche humaine !
So' 4.03.09 | 13:18
LOL. Juste ça à dire. Un film sans scénar, des acteurs sans charisme, un défilé de sosies de Jésus. M’étonne pas que tu aies aimé :)
Rod 4.03.09 | 14:30
en meme temps, ton avis :) (madame est fan de twilight … ceci explique cela)
Miss KitKat 2.11.09 | 13:13
JADOOOOOOOOOOOOOOOORRRRRRRRRRRRRE
Et pour la fan de twilight , jaime aussi mais, underworld est mieux,, car dans twiligh :t les effets speciau son pouris et le scenario jen parle pas; le live est mieux. quan a underworld :waouhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh