
Tracklist
- If I had a heart
- When I grow up
- Dry and Dusty
- Seven
- Tiangle Walks
- Concrete Walls
- Now's The only time I know
- I'm not done
- Keep streets empty for me
- Coconut
Fever Ray – Fever Ray
Je ne cesserai jamais de le répéter (mais encore combien de fois, hein dis) : arrêtez d’envoyer des CDs, et balancez des liens où on peut écouter via une interface flash des chansons, tout le monde y gagne en temps et en argent (dit-il en regardant sa pile de 50 cds non déballés). Ainsi, Cooperative Music fait clairement partie de ceux qui ont compris que parmi tous ceux qui ont un webzine, beaucoup sont de grosses feignasses qui n’ont même plus envie de retirer le moindre blister, pis de ripper la galette. Et c’est donc grâce à ce label que je peux te parler de Fever Ray. Rien de tel qu’un OVNI pour envahir mars (oh oh oh, géant vert)
Et comme diraient les jeunes aujourd’hui, ceux-là même que quand tu leur dis « nonobstant » et « oxymore », ils sont prêts à te limer les dents contre l’asphalte parce qu’ils croient que c’est une insulte ou que tu parles une langue extraterrestre, on pourrait qualifier cette formation suédoise comme CHELOU.
Des chansons à forte consonnance electro dont les sonorités semblent s’être échappées d’une version crackée de Fruity Loops, des ambiances « loungy » à souhait qu’on pensait disparu depuis le passage à l’an 2000, des lignes vocales puissantes et claires (bien que l’album soit majoritairement instrumental), le projet mené par Karin Dreijer Andersson (The Knife, Pitchwork … oui c’est pas une naine du Gévaudan quoi) rappelle, mais alors de très très loin, à du Dead Can Dance qui aurait forniqué avec les BGM 80’s de la NES. Ah oui, faut être soit vieux, soit être drogué depuis l’âge de 6 ans pour comprendre l’audace de cette correlation. Et pourtant … on n’est pas très loin de la vérité.
Les bobos 30tenaires vont kiffer leur race, les amateurs de sons oldies genre « premiers DM » ne vont pas y être insensibles. Les ex-gothicos en mal d’ambiant vont se laisser bercer par ces mélodies qui n’auraient pas dépareillé à l’époque, où tout de noir vêtus, ils pratiquaient des danses marionnettisées dans de lugubres caves. Quant au reste de la population, la perplexité est forcément inéluctable : c’est franchement bizarre, avec en prime l’incapacité de dire si l’on aime ou pas. Du moins à chaud. Un peu comme sa première bière (enfin je dis ça, je n’ai jamais bu de bière).
Alors mon avis dans tout ça : bah je suis un vieux trentenaire qui se boboise, j’ai longtemps cotôyé des discothèques mobiles qui passaient du Depeche Mode et autres groupes New Wave, et j’allais aux soirées gothiques à Rouen à l’Emporium Galorium … forcément, j’adore. Mais toi, toi qui de prime abord est normal(e), pas forcément parisien qui aime tout ce que les Inrocks disent que c’est bien, qui n’a pas eu d’expériences passées te laissant des traces indélébiles (qui font que lorsque tu écoutes ce genre de groupes en 2009 ça te rappelle – théorie de mon pote Tulving – un ensemble de souvenirs incontrôlables … toi, vas-tu aimer ? Sur les 10 titres, à vue de nez, ou plutôt d’oreille, je dirais que Seven ou Keep streets empty for me sont les meilleures portes pour pénétrer facilement dans ce monde new-wavo-bizarroïde suédois. » www.myspace.com/feverray

Michael 3.03.09 | 18:38
Nonobstant mon amitié pour toi : c’est toi qu’est CHELOU ! :)
Eddie 3.03.09 | 18:40
J’ai accroché direct à « If I Had a Heart » quand elle a émergé sur le Web, je vais me j-j-j-j-jeter sur ce disque :-)
Sfar 3.03.09 | 18:41
Qu’on m’ôte cet accent à Depeche Mode et qu’on déplace correctement celui de côtoyé !
Cela me fait un effet Tang Suédois de ce que fut la mouvance cold wave. Je ne suis pas convaincue de la crédibilité artistique du truc.
Les soirées gothiques de Rouen, il faudra me conter cela un jour !
: ))
Sfar 3.03.09 | 18:45
A écouter quand même avant de rester sur l’avis Tang ou Canada Dry.
J’sais pas…
Je reste perplexe.
hana 4.03.09 | 10:32
Rasputina à mort oui!
hana 4.03.09 | 12:40
[bjork à la fois dans la voix et le coté shaman du costume]
Quentin 5.03.09 | 16:34
« Crédidbilité artistique », c’est dingue comme expression ça. Je pense que The Knife (le groupe de Karin et son frère) est un des rares groupes qui en a vraiment (live-concept, pochette, influence revendiquée des romans graphique Charle Burns). Il fallait voir leur concert sold out de la Cigale fin 2006 mêlant images superposées, éclairages sublimes. Fever Ray n’est que le prolongement naturel de ce groupe dont la créativité défie les canon de la pop (du rock de l’éléctro comme vous voulez) des années 2009 (et 10… et 11… et…). Mais cela reste de la pop électronique, musique qui reste malheureusement « artistiquement peu crédible » pour beaucoup de gens… dommage.
LoOo 6.03.09 | 08:34
Bon sang merci Rod, c’est du trés bon ça … J’aime beaucoup « If i had a heart » sur leur myspace. Par contre ils collent fugazi dans les influences j’ai du mal à voir leur coté hardcore :)