Cyprien

A 35 ans, toujours puceau, Cyprien est un garçon timide et mal dans sa peau dont la vie n’a rien à voir avec celle des mannequins qui peuplent les pages de Dress Code, le magazine de mode pour lequel il travaille comme responsable informatique. Cyprien aime les ordinateurs, Retour vers le futur, les ordinateurs, les jeux vidéos en réseau, les ordinateurs, ses potes du cybercafé, et surtout les ordinateurs. Il est bien gentil, mais les filles pour lui, c’est comme achever le dernier monstre du dernier niveau du plus dur des jeux vidéos sans manettes : un rêve inaccessible. Lorsque Cyprien perd son job, sa vie s’effondre. Mais c’est sans compter sur un petit coup de pouce du destin… Il va en effet découvrir un déodorant magique qui le transforme en beau gosse ultime et irrésistible en quelques pschitts. La chance va peut-être enfin lui sourire …

Ce film est à l’image d’Eli Semoun : à la fois génial et imprévisible. Une fable contemporaine sur la réussite liée à l’apparence, parfois très drôle, parfois très émouvant, mais souvent très vide. Que dire de plus.

Critique, Avis, Chronique film : Cyprien de David Charhon avec Elie Semoun, Léa Drucker, Laurent Stocker | Mars Distribution - Sortie le 25 février 2009

Ah oui. La réalisation, tout simplement truffée de plans caméras et d’idées super bien vues (genre les courses en stop motion avec déplacements à la South Park, ou encore des plans de Cyprien en steadycam). Musicalement, il faut faire partie de la génération fin 70 début 80 pour apprécier toutes les références, tout comme bon nombre de gags d’ailleurs. Ainsi, le personnage de Cyprien se retrouve dans une sorte de délire post trentenaire alors que le public visé est celui des petites annonces (donc plus jeune). On pourrait reprocher également cette hésitation permanente entre les délires furieux et l’énorme retenue pour contenir un semblant de réalisme à l’histoire (qui dès le départ n’a rien de plausible : un spray rendant un geek repoussant en ephèbe iconographique du monde de la mode).

Restent quelques perles – le passage de l’interview, à la fois touchant et juste, le jeu complètement infantile de Vincent Desagnat (qu’on ne me fasse pas croire que ce mec n’a pas 8 ans dans sa tête), et la BO très 80’s. Mais cela ne suffit pas à être pris dans la spirale : soit on est fou, soit on ne l’est pas. La demi-mesure donne forcément un goût forcément mi-figue, mi-raisin.

Au final, ce Docteur Jerry et Mister Love à la française ne convainct pas véritablement, même s’il s’avère plus drôle qu’un Chti’s et un Astérix 3 réunis, et sera sûrement moins ridicule que le prochain film de Gad Elmaleh. Pas difficile, remarquez.

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Un commentaire

  1. charlotte 8.03.09 | 19:59

    c’est l’adaptation sketch-> ciné que j’ai trouvé la plus intéressante même si -comme tu l’as dit- on sait que l’histoire ne peut pas arriver en vrai.

    desagnat a peutêtre 8h dans sa tête, mais il joue mieux que mickael youn…

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publié par Rod le 8 mar 2009 à 17:16

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