Yeah Yeah Yeahs de toutes nos forces au Bataclan
Ouais ouais ouais c’était mon premier concert des Yeah Yeah Yeahs. Une première fois attendue depuis très longtemps, comme une grande partie du Bataclan. Alors oui oui oui je vais vous dire que c’était bien et trop court mais bordel, c’est vrai !
- Date : 30.04.2009
- Adresse : 50, boulevard Voltaire 75011 PARIS
- Web : www.le-bataclan.com
Il y a presque dix ans maintenant, la scène rock arty de New York nous avait offert Karen O. Une jeune américaine née en Corée et à la descendance polonaise, une artiste qui nous propose tout et se secoue très fort. Connue aussi bien pour son engagement artistique, sa présence scénique, ses tenues, maquillages de scène et son rock grunge, elle a mené les Yeah Yeah Yeahs sur toutes les scènes du monde. Pourtant, malgré la qualité tout aussi brillante de Brian Chase et Nick Zimmer, ce groupe indé a dû mal à faire parler de lui en France. Leurs albums, ont, par exemple, longtemps été disponibles seulement en import. On comprend alors l’attente, l’impatience de tout le public français lorsque cette date du 30 avril est tombée comme un cadeau inespéré. Si, depuis, les annonces de participation à des festivals se sont multipliés, hier soir avaient bien lieu les vraies retrouvailles du groupe américain.
HTRK (www.myspace.com/htrk)
HTRK, 4 lettres sur mon pass photo quand on me demande le nom de cette première partie. À l’oreille on me souffle « un nom aussi accessible que leur musique ». Il est vrai que l’on ne peut cacher que le trio n’a pas fait sensation en ouverture de la soirée au Bataclan. Des lumières fixes, des musiciens immobiles, une chanteuse statique qui tape sur son tom basse et 45 minutes de concert qui passent (très) lentement. L’accélération des 2 ou 3 dernières chansons a néanmoins permis de confirmer l’inspiration cachée derrière la lourdeur des compositions. S’approchant du postrock, rappellant la new wave, quelque chose de PJ Harvey dans la voix, et de Beth Gibbons dans le phrasé, HTRK a été un O.V.N.I difficile à gérer mais dans le fond, pas si inintéressant.
Yeah Yeah Yeahs (www.myspace.com/yeahyeahyeahs)
Il est 21h passé quand le Bataclan oblige un peu les Yeah Yeah Yeahs a vite débarquer sur scène. Le public a estimé la première partie décevante et les yeux sont tous rivés vers le coin gauche de la scène. On attend la tornade Karen O. depuis trop de temps et la scizophrénie du dernier album, It’s Blitz, fait redoubler l’impatience.
De la même manière que l’electro pop dancefloor (!) du dernier album a surpris les fans de la première heure, la chanteuse américaine débarque dans un trip cagoule métalleuse aux néons fluokid (!!). La salle est soulagée : la performance risque d’être barrée bien comme il faut, bien comme on l’attendait (!!!).
Entre les synthés pop du dernier opus et la batterie punk des précédents albums, Karen O. mène le Bataclan à la baguette. Les émotions ne sont plus contrôlées côté public, tandis que le groupe propose une grande maîtrise de la scène. Comme une belle fête, on passe du dance floor, au sexy en passant par du rock et ces guitares endiablées. La fin du set est pratiquement insoutenable dans la fosse où Karen O. défend Date with the night, séduit avec Maps et finit de nous déglinguer sur Control.
Depuis que It’s Blitz est sorti, le cd fait parler de lui. Souvent dans le négatif. Mais il faut admettre qu’au Bataclan, « vieilles compos » et titres de 2009 se sont mariés à merveille. Tout a donc défilé trop vite… mais comment tenir plus de 70 minutes quand on dépense une telle énergie à crier et chanter chaque note de cette manière ?


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