Sean, le sauveur de l’industrie du disque ?
Préambule : j’insiste sur le fait qu’il s’agit de l’industrie du disque et non pas de l’industrie de la musique dans son ensemble.
15 mai 2009 : ma commande sur le site du label Constellation de North Star Deserter par Vic Chessnutt est expédiée (traitée dans la journée). 13 euros frais de ports inclus pour un CD que je sais par avance qu’il sera de qualité, ca me semble correct. Impression confirmée par le fait que le dit CD se trouve aux alentours de 20 euros sur les sites de vente en ligne, je n’ose imaginer le prix en rayon !
Quelques jours plus tard l’objet tant attendu arrive, accompagné de flyers et autres goodies (en l’occurence deux cartes postales reprenant la très belle pochette du CD) comme cela se fait pas mal dans l’indé. L’objet est à la hauteur de la réputation de Constellation, bien fini, pas de plastique (hormis la galette), du beau papier, quasi artisanal, fragile et a conserver comme du bon vin. Et Sean dans tout cela ?
Et bien Sean c’est un peu la cerise sur le gateau, la touche personnelle qui rend cette commande par internet différente des autres:

Ces quelques mots sur le dos d’une des carte postale ne sont pas grand chose, je le concède. Malgré tout l’attention de personnaliser la carte et d’y ajouter deux mots en francais est à souligner.
Ainsi dans cette industrie qui va de plus en plus vers la dématérialisation le CD semble promis à une mort certaine. Il faut avouer que bien souvent il ne s’agit que d’une coquille vide, stérile dans son emballage protecteur et froid. La philosophie adoptée par Constellation s’agissant du medium musical est aux antipodes. Elle restaure l’objet dans sa fonction à savoir l’écrin d’une production artistique. Cela demeure possible quand la production est modeste et la sélection des artistes est de qualité afin de s’assurer une diffusion rendant la chose rentable.
Au final ce souci du détail, cette envie d’avoir un contenu cohérent et homogène, cette attention a tisser un lien avec l’auditeur, toutes ces petites choses mises bout à bout font peut être de Constellation l’artisan du futur dans l’industrie du disque.


Ivan Bui 30.05.09 | 07:11
Très intéressant ! Je ne connaissais pas. Je vais y faire un tour. Merci pour le tuyau !
Lo 30.05.09 | 09:03
l’achat direct y a que ça de vrai, musique garantie développement durable :D
Valoche 1.06.09 | 16:48
C’est clair. Le petit truc en plus. Qu’a l’air de rien mais qui fait tout.
J’essaye toujours de proposer une dédicace aux personnes qui achète l’album de Clarys (http://www.myspace.com/clarysmusik).
Je trouve ça cool pour celui qui achètent.
Et c’est cool pour Clarys parce qu’il y a plus de chance que l’album soit écouté et réécouté.
Ca crée un petit lien entre l’artiste et l’auditeur qui n’est pas négligeable.
LoOo 1.06.09 | 17:10
Tout a fait, tout comme certains labels envoies les albums dédicacés pour les précommandes, ca permet de booster un peu les ventes :)
Valoche 1.06.09 | 17:23
Après y-a pas de formule magique.
Et la frontière entre l’idée sympa et l’idée putassière est je trouve très ténue.
loooo 1.06.09 | 18:18
Tout dépend du public, du moment que cela reste dans l’esprit du label c’est bonux
Lo 2.06.09 | 21:34
Petis compléments suite à une discussion par mail en cours avec Sean: il se trouve que le monsieur est le Wardrobe manager de Constellation, l’homme a tout faire en quelque sorte, il s’occupe des expéditions et ajoute souvent sa touche perso sur les CD. Ainsi il est à l’origine de tous les collages et des pennies dans le CD f#a# de Godspeed You ! Black Emperor.
Bref un chainon de toute cette manufacture de petits bijous
LoOo 27.10.09 | 13:18
Bon Sean a été remplacé par Graham chez Constellation, mais le travail est fait avec toujours autant de minutie et de souci de la satisfaction du client :)