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L’illusionniste

L'Illusionniste, un film de Neil burger | Edward Norton

Vienne, dans les années 1900. Surgit un jour le charismatique et mystérieux illusionniste Eisenheim, qui ne tarda pas à devenir l’homme le plus célèbre de la ville, l’incarnation vivante d’une magie à laquelle personne n’osait plus croire… Mais la gloire d’Eisenheim est intolérable au Prince héritier Leopold, dont la popularité décroît à mesure que grandit celle de ce showman consommé. Rationaliste convaincu, avide de pouvoir, le Prince a une raison supplémentaire de jalouser Eisenheim : ce dernier fut le grand amour de jeunesse de sa fiancée, la belle Sophie von Teschen, qui nourrit encore pour lui de très tendres sentiments. Décidé à écarter ce rival, Leopold charge son homme de confiance, l’inspecteur Uhl, d’enquêter sur l’illusionniste et de dévoiler ses impostures. Une partie serrée s’engage entre les deux hommes…

Pour L'Illusionniste, son deuxième long métrage (mais le premier qui soit distribué dans les salles obscures françaises), Neil Burger choisit d’adapter à l’écran la nouvelle “Eisenheim The Illusionist” de Steven Millhauser.

La gageure principale de cette adaptation était de réussir à donner une véritable consistance au film, en partant d’un matériau de base relativement léger : l’idée de suivre l’histoire en se plaçant du point de vue de l’inspecteur Uhl fut alors choisie, solution que l’on pourrait nommer “de facilité” tant cette méthode permet de donner une explication à moindre frais. S’ancrant dans le Vienne du début du XXème siècle, L’illusionniste aurait pu permettre de dresser un tableau de la société de l’époque, et le fait d’y transposer une histoire à la limite du fantastique donnait la possibilité d’y amener un point de vue différent, une vision plus intéressante…

L'Illusionniste, un film de Neil burger | Jessica Biel et Rufus Sewell

Mais ce n’est malheureusement pas le cas, Vienne et les années 1900 ne seront qu’un pretexte à une vague trame historique sans rien apporter de vraiment excitant. L’époque donne surtout la possibilité à Neil Burger d’user des filtres tirant vers le sépia pour faire ressortir le côté “passé” de l’histoire, une technique fort classique maintenant qui réussit parfaitement son office mais qui finalement n’apporte rien de bien nouveau. Et le reste de la réalisation est à l’image de cet artifice : un ensemble d’idées correctes mais toutes sous-exploitées, entraînant le film vers une certaine “facilité”. Pour exemple le twist final : un retournement presque prévisible, mais le problème n’est pas forcément là, le plus gênant reste plutôt la façon dont l’explication relative au-dit twist est amenée, tout y est expliqué, pré-maché, maché et même digéré, laissant au final un sentiment de déception ainsi qu’une impression de vide.

Pourtant (oui, il y a quand même un pourtant), tout du long, le film promettait plus tant le jeu de chat et de souris entre Eisenheim (interprété par Edward Norton) et l’inspecteur Uhl (interprété par Paul Giamatti) était prenant, rythmé et intéressant.

L'Illusionniste, un film de Neil burger | Jessica Biel et Edward Norton

Le nouveau long métrage de Neil Burger souffre de nombreux défauts, notamment un manque de profondeur, de consistance mais surtout de renouveau : on retrouve dans L'Illusionniste beaucoup d’éléments vus et revus mais qui se retrouvent ici sous-exploités ou mal exploités rendant le film décevant, malgré les prestations offertes par les comédiens pour rendre les personnages attachants et crédible.

2 commentaires

  1. Je te trouve bien dur avec ce film (note: 2/5).
    J’ai aimé. Ce film m’a transporté au pays de l’illusion. C’est beau, impossible, magique, … :)
    Et en plus, c’est bien joué, lÃ

  2. Je suis peut-être dur, en effet avec le film.
    Je crois que c’est surtout dû Ã

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