Jeanne Cherhal aux Bouffes du Nord
Fort de son succès dès la première édition, le Festival Fragile revient cette année aux Bouffes du Nord. Il propose aux artistes de jouer librement dans un lieu brut au charme saisissant, en se délestant du superflu possible. Ce soir c’est au tour de Jeanne Cherhal de fouler la scène du théâtre.
- Date : 03.07.09
- Adresse : 37 bis boulevard de La Chapelle 75010 PARIS
- Téléphone : 01.46.07.34.50
- Web : www.bouffesdunord.com
Accompagnée désormais d’un groupe (guitare, basse, batterie) 100% féminin, l’artiste laisse parler davantage son corps. Dans sa robe à franges, elle se déhanche avec enthousiasme. Joanna lui permet d’exprimer au mieux ses pulsions, puisqu’après avoir quitté ses chaussures à talon et dansé sauvagement (mais avec allégresse), elle se glisse derrière la batterie.
Vocalement l’artiste a fait un pas de plus, elle se balade aisément d’une tonalité à une autre ; ses musiciennes donnent aussi de la voix et improvisent une chorégraphie lors du titre Ben (clin d’oeil au Roi de la Pop).
La bonne humeur est toujours présente lors de ses concerts. Spontanée comme pas deux, Jeanne Cherhal est attentive à tout : un faux départ, on reprend la chanson ; une réflexion du public, on rebondit dessus. Avec simplicité et décontraction, certains découvrent une artiste libérée.
Pour ne pas tomber dans une hypothétique lassitude, l’ex-Nantaise nous trimballe d’un inédit à une chanson connue, d’une histoire grivoise à un thème plus sensible, de la langue de Shakespeare à celle de Molière. Il en va de même pour ses aspirations musicales : tantôt l’originel piano/voix, tantôt des arrangements fort travaillés. Cette facilité à passer d’une chose à son opposé plait au public. Très détendu il participe avec entrain à cette belle soirée.
A sa façon Jeanne Cherhal a offert une prestation fragile où la plupart des chansons viennent à peine de sortir du four ; dès lors le plaisir de les goûter en est décuplé et l’attente du prochain album devient plus intense.


Eddy 7.07.09 | 09:24
Merci pour cette chronique, j’ai vraiment loupé un concert intéressant apparement. J’avais voulu y faire quelques photos mais m’y suis pris trop tard…