Quatre étoiles

Quatre étoiles est une histoire d’argent, donc de sentiments. C’est l’histoire d’une fille qui hérite de 50 000 euros dont elle ne sait pas trop quoi faire. C’est encombrant, l’argent. Ca vous attache, comme les sentiments. Elle décide alors de les dépenser en filant sur la Côte d’Azur. C’est au Carlton qu’elle tombe sur Stéphane. Lui, c’est l’argent des autres qui l’intéresse. Stéphane va en vouloir à l’argent de Franssou. La demoiselle ne va pas se laisser faire. Ils vont faire cause commune, tenter d’escroquer un troisième larron, ex-pilote de course. Une histoire qui mélange vice et vertu, argent et sentiments.
Une bonne comédie qui fleure bon le printemps. Un José Garcia énorme en machiste arnaqueur sentimental, une Isabelle Carré dans le rôle le plus dingue de sa carrière, le tout nappé de François Cluzet aux airs parfois Dupontelliens … rien de révolutionnaire, un film joliment réalisé, qui laissera rêveur : parfois une femme préfère un bad boy à un prince charmant :)
Le film tourne autour d’un duo parfaitement huilé : la complicité Isabelle Carré / José Garcia est tout simplement savoureuse. Les répliques font mouche, les gags alternent situations cocasses et impossibles à des dialogues fins et/ou crus : l’humour est omniprésent. Mais sous cette façade frôlant la caricature, le film tente de montrer les limites de l’argent sur la séduction, et inversement. D’ailleurs les choix du personnage incarné par Isabelle Carré sont aux antipodes des films à tendance “amour gloire et beauté”.
La réalisation est superbe (n’est pas Christian Vincent qui veut), le tout accompagné d’une bande originale très entrainante signée André Manoukian. Le film est parfaitement rythmé, notamment grâce à l’inclusion de François Cluzet, dans un rôle de milliardaire blasé de la vie plus loufoque que jamais.
Le film est loin d’être un chef d’oeuvre, mais réussit parfaitement son rôle : détendre le spectateur avec cette comédie simple, légère et fraîche : comme les premiers jours du printemps, finalement.