Le HibOO

Bioshanka

Partagés entre Evreux et Rouen, les normands de Bioshanka sortent leur premier EP, annonciateur, si tout va bien, d’un album qui verrait le jour en 2007. Indéfinissable, le style Bioshanka se situe quelque part entre la musique atmosphérique, le rock et l’electro pop. Rencontre avec Ben et Moyoshi, ils nous parlent de leur petit bout de chemin qu’ils espèrent transformer en grande aventure

Peut-on faire un petit historique de Bioshanka pour débuter ?

Ben : Il y a un noyau dur, le guitariste, le bassiste et le batteur. Ils jouent ensemble depuis 1999, ils sont potes depuis le lycée. Je suis le cousin du guitariste, lorsque je venais en vacances ici, je sympathisais avec ses amis. C’est vraiment parti en 2000, avec une autre formation, c’était à l’époque un autre chanteur et un Dj. Je ne suis arrivé qu’en 2003 en tant que chanteur, à cette époque aussi le tromboniste est parti.

Moyoshi : Je suis arrivé avec la vidéo à l’été 2004. Il y a eu différents « line up », on peut dire que la formation actuelle est stable depuis notre arrivée. Le groupe évolue, tout le monde y met du sien…

B : Par exemple, je me suis mis à la guitare depuis peu.

Pour vous avoir vu sur scène, je décrirais votre musique comme progressive et atmosphérique, est-ce aussi votre description ?

M : Ca correspond à ça oui, mais bon, les termes, les influences, tout ça est propre à chacun. Si on dit « atmosphérique », certaines personnes vont penser à d’autres choses. Nous avons beaucoup de mal à définir notre musique. On peut aussi dire rock-electro puisque notre musique est partagée entre ces deux mouvements.

B : De l’electro, on a le côté « ambient ». En fait, on ne veut pas spécialement avoir une étiquette. On a longtemps parlé de fusion aussi, ce mélange de Drum’n Bass, de Hardcore… Avec le temps, je pense qu’on a vraiment trouvé notre voie. Au niveau des influences, ça part dans tous les sens, de la jungle au post-rock. Chacun ramène ses origines musicales.

J’imagine qu’on doit aussi le ressentir à la composition…

M : Oui, c’est tout à fait ça. Quand certains gars du groupe arrivent en répétition et commencent à jouer quelque chose, je sais quel CD ils ont écouter dans la journée.

Quel est votre sentiment après votre passage sur la scène de l’Exo 7 ? (Bioshanka s’y produisait dans le cadre de la sortie de la compilation « Crock la Normandie », le mois dernier)

M : Nous aurions aimé avoir plus de monde, avoir notre vidéo aussi. Nous étions content du son, nous avons eu de bons retours de la part du public aussi.

B : C’était un peu un pari pour nous, puisque nous avons joué pas mal de nouveaux morceaux dans un nouveau set. Le CD qui sort maintenant, c’est un peu frustrant puisque nous l’avons enregistré l’année dernière. Ce n’est plus trop d’actualité, à l’Exo7 par exemple, nous n’en avons joué qu’un morceau. Les gens vont écouter le CD, mais lors de nos concerts il s’agira de nouveaux morceaux.
M : Ca dépend aussi du temps imparti, à l’Exo7, on nous a demandé un set réduit, c’est pour cette raison qu’on a voulu faire quelque chose d’efficace. Si on nous avait demandé de jouer plus d’une heure, on aurait fait d’autres morceaux, des anciens aussi.
B : Lors d’un festival en Allemagne l’année dernière, on nous avait accordé une heure et quart, ça nous avait permis de faire tout notre répertoire.

Comment se passe votre rapport à la vidéo ?

B : Disons que l’on s’adapte au lieu, plus la salle est grande, plus l’écran sera grand. Concrètement, il y a une synchronisation entre la musique et la vidéo. Rien n’est programmé, le VJ (Video Jockey) se cale sur la musique, il mixe l’image en direct, c’est un gros boulot.

M : Nous avons encore des progrès à faire, surtout quand on voit d’autres groupes comme Sayag Jazz Machine ou Ez3kiel. On aime l’image, nous avons d’ailleurs réalisé un clip, comme un petit film. On choisit les images en fonction des codes de couleur ou des thèmes choisis. La vidéo fait partie intégrante de Bioshanka, on essaye de créer un univers grâce à ça. Et puis, si les gens n’ont pas envie de nous voir jouer, ils peuvent toujours regarder la vidéo !

On a l’impression qu’une grosse émotion s’empare du spectateur lorsque vous jouez, ressentez vous ça aussi de votre côté ?

B : Je pense que tu as bien décrit les choses, c’est tout à fait ça.
M : Nous exprimons vraiment ce que nous ressentons et apparemment, ça se retrouve sur scène. On nous a souvent fait cette remarque, c’est vrai qu’il y a un côté émotionnel qui se dégage. C’est vrai aussi que nous sommes en état de transe.
B : Ca fait toujours plaisir à entendre, souvent les gens nous disent qu’ils ressentent des choses en écoutant notre musique.

Y’a-t-il un groupe connu auquel on vous compare souvent ?

B : Dans notre première période, on nous a beaucoup comparé à Incubus, même si on s’en démarque pas mal maintenant. On nous compare à Tool parfois aussi.

M : Je pense que ce sera un peu plus dur maintenant de nous comparer à un groupe, même nous, nous ne savons pas. Après, peut être que si tu écoutes les instruments les uns après les autres, tu trouveras des références plus facilement.
B : Il faut savoir qu’on est capable de faire toutes sortes de styles musicaux, il nous arrive de partir sur des petites improvisations jungle dub par exemple, mais on va avant tout rester dans quelque chose de cohérent, on ne veut plus partir dans tous les sens, c’est peut être une question de maturité aussi.

Il faut savoir qu’on est capable de faire toutes sortes de styles musicaux, il nous arrive de partir sur des petites improvisations jungle dub par exemple, mais on va avant tout rester dans quelque chose de cohérent, on ne veut plus partir dans tous les sens, c’est peut être une question de maturité aussi - Ben

L’actualité, c’est ce premier disque qui sort, quels sont les premiers échos ?

M : Pas encore beaucoup d’échos puisque le disque est sorti depuis deux semaines, nous sommes en train de démarcher, on attend donc les chroniques. Ce qui plaît bien aussi c’est le clip, ça marque les gens à chaque fois. C’est aussi un argument de vente chez les grosses maisons de disque. En ce qui nous concerne, c’est plutôt histoire d’avoir un petit bonus
B : Les retours immédiats concernent le visuel, il est apprécié par 90% des gens, le site aussi plaît beaucoup. Le CD n’est pas très cher puisqu’on le trouve à 5 euros. Pour en revenir à la vidéo, il faut savoir que nous sommes quatre membres du groupe à avoir fait une école audiovisuelle, ça aide forcément. Et puis, nous sommes aussi influencés par des groupes comme Pink Floyd, ils sont les premiers à avoir utilisé des visuels, des lumières différentes

M : On aime aussi le disque pour son ambiance, avec les interludes entre les morceaux. On s’était demandé si on mettait les interludes en tant que chanson, et finalement, on trouve que c’est mieux comme ça, ça s’apparente à un long voyage.

Êtes-vous à la recherche d’un label ?

M : Oui, tout à fait, notamment pour faire un bon et gros album. On aimerait trouver un label l’été prochain pour sortir un album l’année prochaine. Tout n’est pas tout à fait prêt à l’heure actuelle, mais ça le sera pour le Printemps 2007.
B : Pour cela, il faudrait que nous soyons en studio en Septembre.

On approche de la période des festivals, avez-vous quelques dates de prévues ?

M : On espère le Rock dans tous ses états en fait, sur la scène Papa mobile.

B : On espère représenter la musique ébroïcienne et l’Eure. Nous sommes à mi chemin entre Rouen et Evreux. On a aussi postulé pour les Terrasses du Jeudi. Nous avons aussi quelques dates en Mai, un festival de musiques psychédéliques expérimentales à Montreuil, en région parisienne. Ca continue en Juin, avec le Festivoile à Fécamp, un concert à Saint André de l’Eure avec Mr Lab et d’autres dates à retrouver sur le site.

M : Nous sommes aussi à la recherche d’un bon plan pour la fête de la musique. Ah oui, nous irons également jouer dans une prison à Rennes.

B : On espère aussi refaire trois ou quatre dates en Allemagne, comme l’année dernière lorsque nous avions joué au Sunset Festival. Ca reste un super souvenir.

On imagine que ce CD va vous permettre de démarcher plus facilement les professionnels…

M : Oui, c’est sûr. Encore une fois, on se projette plus loin puisque l’objectif, c’est l’album.
B : On voulait, dans un premier temps, le sortir en digipack, mais par un manque de moyen on s’est contenté d’un habillage simple. Ca nous fait plus d’argent pour la promotion. La communication est importante, j’ai le souvenir d’avoir découvert Bad Joke de cette façon à Rouen, avec tous leurs autocollants.

Quels sont les moyens de se procurer votre disque ?

B : On le trouve à la FNAC (Rouen, Caen, Le Havre), chez Bang, au Havre, on peut aussi le commander sur notre site ou sur le site d’Underprod, sans oublier le Forum et TFS à Evreux. On peut aussi se procurer le CD sur les lieux de nos concerts.

www.bioshanka.com

Un commentaire

  1. A savourer la nouveau clip video “THREW MENTAL” de bioshanka avec une danceuse.

    A regarder absolument le clip video “AROUND THE CORNER” de bioshanka séléctionné au festival international des arts du clip 2006.

    http://www.myspace.com/bioshanka

    Nous cherchons aussi des dates de concert, n’hésitez pas a nous contacter….
    merci
    moyoshi

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