The Immediate + Hey Gravity à la Maroquinerie

Entre le concert de Rubin Steiner (27 mars) et celui d’Andrew Bird (29 mars), je ne pensais atteindre à nouveau un orgasme en concert. Et pourtant, Hey Gravity transporte au delà du 7ème ciel. Pour tout vous dire, je n’ai jamais vu une femme aussi incroyable et tarée sur scène, sauf peut-être Juliette (avec ses licks, et non la Juliette à lunettes :)). Une Maroquinerie bien remplie, et qui s’avère être un lieu privilégié où cette notion de rareté live prend toute son ampleur, celle où la distance - physique et/ou émotionnelle - entre l’artiste et son public n’existe quasiment plus.
- Photos : 92
- Date : 28.03.07
- Photographe : Rod
- Adresse : 23 rue Boyer 75020 PARIS
- Téléphone : 01 40 33 35 05
- Web : www.lamaroquinerie.fr
Chaque notion de plaisir est toujours accompagné d’une attente. Concert annoncé à 19h30. Les portes ne s’ouvriront qu’à 20h. Et le concert de The Immediate ne débutera que 30 minutes plus tard. Dans le public, un homme, un vieux de la vieille, que je pense interviewer prochainement - j’espère qu’il acceptera !, nous raconte qu’il fait des concerts depuis 30 ans. Depuis que je suis à Paris, je l’ai croisé une vingtaine de fois ; en gros, ce bonhomme est une véritable encyclopédie vivante, un dinosaure du rock qui a tout connu, qui a vu l’évolution de la musique et qui en parle avec passion. Le temps passe donc très vite en sa compagnie. Entre temps, un bon nombre de photographes s’est positionné au premier rang : en effet, l’émission Taratata a invité Hey Gravity, et il était possible de voir le show sur France 4 la semaine précédente. Ceci explique cela.
The Immediate (web)

Le quator indie rock provenant d’Irlande déverse dès les premières secondes un son puissant, technique et mélodique. A chaque chanson, le public très attentif profite d’un spectacle assez impressionnant : le batteur devient chanteur, le clavier devient bassiste, le guitariste devient batteur … Le set est vraiment décapant, les chansons sont très travaillées - beaucoup de breaks et de variations - et rythmées ; d’ailleurs le public exigera un rappel. Il faut dire que The Immediate a été plus que convaincant : chaque titre sonne comme un tube (ce riff ritournelle à la guitare de “A Ghost in the House” et ses parties vocales douces, cet entraînant “Lonely Locked Up”; ou encore “Stop and Remember”, très efficace), et on aurait pu imaginer à un “nième groupe” from Grande-Bretagne. Non non, sur cet ensemble d’îlots, les musiciens sont nés sous l’étoile de l’originalité et de la créativité (même si l’on ressent par moment de légères airs U2niens). L’autre point à noter fut les jeux de lumière impeccables, un petit détail anodin pour 90% des personnes présentes, mais quand on photographie sans flash, c’est un détail plus qu’appréciable. Cours de rattrapage aux prochains Inrocks Indie Club le 19 avril prochain, puisque The Immediate remet le couvert au même endroit, avec 3 autres formations : Jamie T., The Pigeon Detective et The Kissinmas.
Hey Gravity (web)

C’était avec une certaine appréhension que j’ai assiste à ce concert à la Maroquinerie. Tout d’abord, je pense être traumatisé par un certain public issu de certains médias : MySpace, la radio et la télévision. Or, Hey Gravity avait réalisé un passage très remarque à Taratata. Par ailleurs, fan de Renaud devant l’éternel, je fus relativement frustré de ne pas avoir pu couvrir son concert à Bercy. Bien que cette sensation fut totalement dissipée avec l’incroyable set de The Immediate, me restait quand même un léger sentiment de déception. Avec le recul, et même si on ne peut se dire une fois un événement passé “si j’avais su …”, force est de constater que le concert de “Hey Gravity” fut d’une folie inexplicable et indescriptive ! Il faut dire que dès l’entrée de Justine, la chanteuse charismatique du groupe, toute la Maroquinerie a basculé dans une dimension parallèle, événement rare que seuls quelques rares groupes rock, habités par un esprit de fougue et de passion, arrivent à créer. Et si l’on ne retire en rien du niveau de ses musiciens, c’est bien Justine qui s’attire tous les regards, tous les objectifs, avec lequels elle joue. Imaginez une furie qui sur le plan scénique est à mi-chemin entre Cali et Mathias de Dionysos, et ajoutez-lui un sex-appeal “so british” : un plat hot, épicé et délicieux (cette dernière chantera dans le public dès les premières chansons, sautera partout, grimpera sur une des enceintes avec une agilité de primate). Avec une telle prestation scénique, on pourrait se dire que la musique devient dès lors secondaire. Mais là aussi, les morceaux sont calqués sur le tempérament de la méduse hypnotique aux cheveux de feu : sexy, rock -voire punk - attitude. Une pêche incroyable ; pourtant le groupe ne s’était pas ménagé durant la journée, en enchaînant un showcase dans une Fnac, ainsi qu’un passage dans les studios de OUI-FM et le Mouv’. Sans doute les bouteilles de vin descendues avant le set ont permis de reprendre des forces … :) On se prête alors à rêver d’un concert où Hey Gravity partagerait la scène avec Juliette and the Licks, une rencontre aussi improbable que fantasmagorique, où deux déchainées en mettraient plein les yeux et les oreilles. Je m’écarte du sujet : ces deux concerts étaient à ne manquer sous aucun prétexte, et pour ceux et celles qui auraient commis cette erreur monstrueuse (en allant à Renaud à Bercy, par exemple), Hey Gravity se produira à Lille au Splendid le 27 avril.
Photos des concerts de The Immediate et Hey Gravity
























































































Concert prodigieux :)
Les photos sont le reflet de ce qui est arrivée hier Ã
Salut toi!
je ne sais pas trop où mettre de commentaire, je suis pas très douée sur internet mais en tout cas ca m’a fait plaisir de voir que tu m’as ajoutée dans tes connaissances Flickr!!
A bientôt j’espère et d’ici lÃ