L’Age de Glace 2

Pour Manny le mammouth, Sid le paresseux et Diego le tigre à dents de sabre, la vie est beaucoup plus douce depuis que les glaces fondent et que la température remonte. Mais les problèmes ne sont pas terminés pour autant ! Manny rêve de fonder une famille, mais la toute dernière femelle de son espèce, Ellie, se prend pour un opossum… Plus grave encore, un immense barrage de glace qui retient l’océan est sur le point de se rompre sous l’effet du réchauffement et menace d’engloutir leur petit coin de paradis. Leur seule chance de survie se trouve à l’autre bout de la vallée… Voilà nos trois héros, accompagnés d’Ellie et de ses deux insupportables frères, Crash et Eddie – de vrais opossums, eux ! – lancés dans un périlleux voyage vers la vie…
Commencer le 2e volet avec les malheurs de Scrat est une recette qui permet tout de suite de se mettre dans le bain : on est subjugué par la maitrise technologique. Le graphisme est sensationnel, la caméra fluide, et l’anthropomorphisme réalisé sur les différents animaux bluffant. Alors que le succès du premier opus aurait pu facilement amener une suite sans efforts à fournir, L’Age de Glace 2 creuse dans tous les sens : différents niveaux d’humour, qui touchent toutes les tranches d’âge, des situations travaillées, des répliques qui font mouche, une musique sublime … l’Age de Glace 2 épate. Certaines scènes sont même spectaculaires, notamment grâce au rendu de l’eau, plus vraie que nature.
Le doublage est somptueux : entre Vincent Cassel et Elie Semoun, on sent des acteurs réellement impliqués par le projet, et à l’instar du premier épisode, le timbre des personnages joue un rôle indéniable.
Et pourtant, en dépit de toutes ses qualités, ce deuxième volet reste en deça du premier épisode. Notamment l’humour, qui a été revu à la baisse, se voulant plus grand public. On retrouve la même erreur avec Shrek 1 et Shrek 2, où les clins d’oeil anachroniques deviennent systématiques, et finissent par perdre leur charme. Des expressions aussi trop contemporaines pour un film se déroulant à la fin de l’ère quaternaire : si certaines sont les bienvenues, d’autres sont dérangeantes. Pour finir, l’histoire du premier épisode était plus lyrique, poétique. Ici c’est avant tout un concours de circonstances drôles, et aucune scène du 2e volet ne fera le même effet que lorsque Manny voit la scène peinte sur un mur rappelant sa famille massacrée par les humains, complètement absents d’ailleurs.
Le point fort de l’Age de Glace 2 sera l’apparition épisodique de Scrat, l’écureuil en quête d’un gland qu’il n’arrive jamais à saisir. D’ailleurs, on a presque l’impression d’avoir 2 films en parallèle. Toutes les scènes de Scrat sont réussies, aussi bien en terme de réalisation que l’ingéniosité d’humour développé, car Scrat est le seul animal dépourvu de parole.
Au final, une suite vraiment réussie, mais qui n’égale pas la magie du premier opus. A voir pour Scrat, principalement (notamment la scène finale).
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