Bose Blue Note Festival : Jamie Woon + Tony Allen à la Cigale SFR

Je n’avais jamais vu Tony Allen et ses compères sur scène mais une petite voix pleine de bon sens me sussurait à l’oreille que s’il y avait bien un concert à ne pas manquer lors du Bose blue note festival, c’était bien celui-ci. Quant à la première partie, assurée par le jeune Jamie Woon, il m’a suffi d’écouter un extrait de “Wayfaring Strangers” pour me décider à charger mes batteries.
- Photos : 23
- Date : 05.04.07
- Photographe : Gérald Vidamment
- Adresse : 120 bd Rochechouart 75018 Paris
- Téléphone : 01 49 25 81 75
- Web : www.lacigale.fr
Déjà 20 heures. La Cigale SFR a ouvert ses portes depuis bientôt une heure mais la salle reste encore bien vide. Comme si une vague de grippe avait touché une bonne moitié du public prévu ce soir. Quelle autre explication apporter ? La programmation ne peut que ravir et la salle se prête à merveille pour accueillir le Bose blue note festival. Je me rassure aussi sec en constatant que finalement, si personne ne s’empresse pour s’approcher de la scène, la salle se remplit progressivement jusqu’à annoncer complet quelques minutes avant la première partie.
Jamie Woon (web)

Jamie Woon nous vient de Londres. Un jeune gaillard au regard sympathique et à la chevelure épaisse. Quelques mots en français fort appréciés du public avant de prendre place sur un tabouret et de saisir… un sampler. Dès lors, il capte l’attention de tous. En à peine quelques instants, il installe son univers fait de sonorités créées et enregistrées en direct. Sa musique se bâtit sous nos yeux. En toute simplicité. En toute harmonie. Jamie Woon sait où il va et comment nous entraîner avec lui. Difficile de résister. Tout aussi difficile de capturer quelques images sensées illustrer le spectacle qui nous est offert. Jamie Woon ne bouge quasiment pas. Et pourtant on s’envole avec lui. Rien d’étonnant finalement que ce jeune britannique qui n’a toujours pas d’album à son actif ait su retenir l’attention de la BBC et de nombreux djs mondiaux. Quand il pose son sampler, c’est pour saisir sa guitare. L’ambiance reste néanmoins la même. Toujours envoûtante. Jusqu’au dernier morceau, un morceau de choix. Celui qui m’a convaincu de venir l’écouter… “Wayfaring Strangers”.
Tony Allen Orchestra (web)

On le présente souvent comme le maître des tambours de l’afro-beat. Fela dit de lui qu’il joue “comme cinq batteurs en un”. Il suffit d’assister à un concert pour comprendre que ces affirmations sont plus que fondées. Et inutile de vous dire que le public fut conquis et emballé dès l’entrée en matière. La première impression que j’ai eue fut cette générosité offerte à ses musiciens. Six comparses sur scènes et autant de talents en liberté au service d’un groove puissant et uni. Placé à gauche de la scène, Monsieur Allen n’est pas homme à se montrer. Durant tout le concert, il est ainsi resté dans la pénombre. Quelques filets de lumière anecdotiques m’ont fort heureusement permis de capter cette profonde implication dans une musique dont il aime parler en termes de “fondation” et de “mission”. Pour lui, la musique doit rester ouverte, expérimentale. Partir de bases rythmiques pour créer un projet vivant, sans cesse renouvelé. Un délice généreux.
Photos des concerts de Jamie Woon et Tony Allen


















