Les Châtiments

Katherine Winter a quitté l’habit de missionnaire après le meurtre, au Soudan, de son mari et de sa petite fille. Professeur d’université, elle consacre désormais tous ses efforts à démystifier les phénomènes “surnaturels” et à en fournir une explication scientifique et rationnelle. Devenue l’expert n°1 en la matière, aucun “miracle” n’a résisté jusqu’ici à sa perspicacité. Katherine reçoit un jour la visite de Doug Blackwell, instituteur de la petite bourgade sudiste de Haven, en Louisiane. Des “fléaux bibliques” en série ont frappé cette localité dévote, qui menace d’en faire payer le prix à une jeune sauvageonne, Loren. Katherine accepte de se rendre sur place avec son fidèle associé, Ben, pour sauver la vie de la fillette. Les phénomènes troublants s’enchaînent et, pour la première fois, Katherine est mise en échec. Aucune de ses théories ne tenant la route, elle va devoir réviser tous ses principes pour juguler les forces obscures qui menacent Haven et sa propre sécurité…
Long synopsis pour pas grand chose : The Reaping (dans sa version originale) relate une histoire abracadabrantesque sur les 10 fléaux de la Bible. Le film peut se vanter d’en être le onzième.

Si l’on excepte Hilary Swank et Annasophia Robb qui tirent légèrement leur épingle du jeu (avec une prestation pourtant passable comparée à leurs carrières respectives), et quelques effets graphiques qui permettent de se réveiller de temps à autre, le film d’horreur / fantastique du mois est une bien jolie catastrophe. Des FX qui donnent l’impression de revenir au début des années 90 (entendez par là des incrustations qui sonnent faux), une bande originale molle (hormis ces sacro-saints coups de violons super aigus dans les scènes censées faire peur), un twist final devenu aussi classique que ridicule dans le genre (remercions l’héritage Shyamalan pour avoir crée des films dont l’apothéose n’a jamais rien à voir avec l’histoire). Et il faut l’avouer : des films comme Darkness ou encore Stigmata, malgré leur âge, réussissent là où The Reaping échoue : croire ce que l’on voit. Dommage pour un film basé sur la foi face à la science.
Un film à éviter. Ou à voir l’après-midi : idéal pour une sieste de 1h40. Après tout, lorsque l’on sait que c’est Stephen Hopkins aux manettes, qui a réalisé le plus mauvais des Freddy (Freddy 5 : l’enfant du cauchemar), et que la production est signée Joel Silver et Robert Zemeckis, difficile avec de tels handicaps d’espérer de voir un film correct.