Declan de Barra au Sunset – Part II
Declan de Barra. Un nom, une gueule, une voix. Un artiste souvent ignoré des Parisiens, et qui pourtant mériterait une attention particulière. C’est pour cette raison, et dans les modestes moyens que nous possédons en terme de diffusion, qu’Ed et moi avons décidé de nous rendre au Sunset et de filmer plutôt que photographier quelques HibOO d’Scènes pour vous donner envie – ou pas, en fonction des goûts. La prestation du 15 septembre fut … éblouissante
- Date : 15.09.09
- Adresse : 60 rue des Lombards 75001 PARIS
- Téléphone : 01.40.26.46.60
- Web : www.sunset-sunside.com
Et bien que dire … il m’avait déjà estomaqué à 2 reprises, 2 fois en l’an de grâce 2007 en tant que première partie d’Aaron (aux Bouffes du Nord et à l’Olympia. Sa « dark folk » (ce qui pourrait sembler de prime abord un pléonasme, mais que ce soit dans ses textes, ses arpèges ou encore dans son interprétation, l’on ressent un passif lourd et intense (conflit d’Irlande, années 80, toussa). Ce mec possède ZE voix. Et je l’ai manqué à beaucoup de reprises, parce que voilà, Paris et sa surabondance de concerts font que …
En ce 15 septembre, Declan a une pêche d’enfer (le jour précédent, il avait été très malade), mais bon nombre de paramètres connexes feront qu’un simple gig dans la cave du Sunset se transformera en moment purement magique. Entre Guillaume, pianiste parisien fan de l’artiste « qui s’est invité » et qui l’accompagnera sur quelques titres (dont le merveilleux et poignant Throw your arms around Me), le passage éclair de la délicate Carly Sings (superbement mise en scène chez Soul Kitchen), ou encore le public complètement à fond dedans … une osmose de part et d’autre de la scène dans l’un des cadres les plus intimistes de Paris, difficile d’imaginer d’être à un autre concert, dans une autre salle, à ce moment là.
Avec une setlist embrassant l’ensemble de son disque sorti en début d’année chez Harmonia Mundi (rien que ça), répondant au doux patronyme de A fire to scare the sun, le chanteur imposera un final sera pour le moins surprenant : debout, a capella, sans micro amplifié, un incroyable flow tendant vers le hip-hop, une brutalité gestuelle sans doute manipulée par le cerveau reptilien et la fatigue : il faut dire que c’est une bonne bête, à l’architecture massive, alors forcément, ça en jette autant dans les mirettes que dans les tympans. Ce visuel chaotique étant porté par public, reprenant à l’unisson I will never love again. En gros, fallait être là, et pis c’est tout.
Comme dirait Ed, c’était juste magnifique. Point.
Dernière séance de rattrapage ce soir. Ensuite il faudra attendre le 31 octobre, pour une date très prometteuse. Ainsi, au Café de la Danse, Declan de Barra partagera la scène avec Mariee Sioux et Matt Bauer. De quoi saliver d’avance.

Marie K 16.09.09 | 11:24
waouw, superbe… Merci Rod, merci Ed!
AlainG 16.09.09 | 19:41
C’est juste très beau, super bien filmé (et je ne fais pas de commentaire sur le son :)