Claire Denamur + Jeanne Balibar (Feat Poni Hoax) au Café de la Danse
Les téméraires – voire les fous – auront bravé une pluie diluvienne et une avalanche de grêle avant de pouvoir entrer au Café de la Danse. Jeanne Balibar, jadis actrice, donne un concert : un événement que le public bobo parisien ne semble pas avoir voulu manquer. Le lieu dépassera allègrement sa capacité d’accueil, les corps sont aussi serrés que les briques d’un mur. Les lumières s’éteignent, et la première partie, Claire, ouvre le bal devant un public quelque peu impatient.
- Photos : 33
- Date : 04.05.07
- Photographe : Rod
- Adresse : 5 passage Louis Philippe 75011 PARIS
- Téléphone : 01 47 00 57 59
- Web : www.cafedeladanse.com
Claire (web)

Claire. Un joli sourire. Des yeux pétillants. Une voix impressionnante, surtout quand elle navigue dans les sons graves. Et parce que sa bouille était fort sympathique, et qu’elle était visiblement à la fois heureuse et émue de faire la première partie de Jeanne Balibar, je ne détruirai pas cette chanteuse par pur plaisir, même s’il faut avouer que ses chansons sentent le réchauffé, que les filles qui racontent leurs histoires de mec, ça va bien 5 minutes (Rose Keren et Adrienne Pauly le font déjà très bien), et que certaines parties de guitare semblent avoir été empruntées ailleurs. Le public sera malgré tout sous le charme, et la petite blonde au sourire Colgate aura même le droit à un rappel. Claire. Un joli sourire. Des yeux petillants … vous connaissez la suite.
Jeanne Balibar (web)

La dame suave entre sur scène, accompagnée du groupe Poni Hoax (à l’instar d’un Adanowsky qui interprète ses chansons avec Gush). L’ambiance – sonore et lumineuse – se veut tamisée, feutrée, comme un chuchottement musical où des échos de tristesse, de mélancolie, de spleen envahissent une salle aussi comble – qui cache quelques personnalités connues, à l’instar d’un Guillaume Depardieu ou d’une Lou Doillon – qu’attentive. Un set d’une vingtaine de chansons, dont beaucoup issues du dernier album « Slalom Dame » (et il n’y a pas à dire, « L’irréparable », écrite par Dominique A. prend une ampleur sublime en live). Jeanne Balibar, qui semble faire jaillir de sa voix quelques bribes fantomatiques de Barbara, subjugue, ennivre, créée une atmosphère particulière, et ses piques envoyées en intermède font mouche ; ses prises de position sont claires et éclatantes, et ne manquent pas d’interpeler le public, visiblement surpris d’une telle franchise. Bref, Jeanne Balibar, une artiste atypique, impossible à cataloguer ; une superbe femme chantant des textes d’une noirceur éblouissante, des mélodies et un univers mélancoliques, un visage mutin qui, une fois dans l’obscurité, dévoile une fragilité rare. Magique.
Photos des concerts de Claire et Jeanne Balibar































sylvain fesson 24.05.07 | 13:42
Salut Rod,
Chouettes photos et surtout, si j’ose dire, commentaire pertinent dans l’éloge comme dans la critique, tu te mouilles plus que les autres photographes que j’ai pu lire jusqu’ici sur ce site que je consulte depuis peu.
A+
Sylvain
http://parlhot.over-blog.com
rumeurs 1.09.07 | 14:58
merci à vous opur les img :)