Vincent Delerm (+ Yael Naim) à l’Olympia
Boulevard des Capucines, se dresse un lieu où tout les plus grands sont passés, et ce soir à l’Olympia Vincent Delerm est le phénix de ces bois. Je ne suis pas une grande fan du chanteur à bobo, alors c’est le grand test et qui mieux que Vincent Delerm himself peut me convaincre de son talent et me faire apprécier son univers ? Verdict.
- Date : 30.05.07
- Adresse : 28, boulevard des Capucines 75009 PARIS
- Téléphone : 0 892 68 33 68 (0,34ct/mn)
- Web : www.olympiahall.com
Nous voilà à l’Olympia en configuration assise pour le premier concert des trois derniers de la tournée du chanteur pianiste. La salle affiche presque complet, un public varié et sympathique a pris place. Le rideau carmin tombe et cache encore la scène à l’entrée de la première partie, Yael Naim.
Yael Naim (web)
Cette jeune fille est la nouvelle signature du label Tôt ou tard et sortira son album en septembre 2007. Pour le moment Yael entre en piste sur la petite bordure de scène encore disponible, seule avec sa guitare et un clavier. Elle interprète ses petites chansons intimistes tantôt dans la langue de Molière, tantôt dans celle de Shakespeare, ou encore en hébreux. Difficile de donner un avis, car à priori Yael Naim n’est pas seule habituellement. Une jolie voix, qui fait penser parfois à An Pierlé. Une présence pétillante et de l’originalité car il fallait y penser à la reprise de Toxic de Britney Spears en version acoustique / jazzy. A découvrir.
Vincent Delerm (web)
Le rideau s’ouvre enfin pour nous laisser découvrir la scène, un drap blanc tendu en son centre sur lequel se projette un petit film en guise d’introduction. Quelques images volées et volantes avant l’arrivée de celui que toute la salle attend : Vincent son piano et ses musiciens. Très vite le ton est donné, comme si l’Olympia ce soir n’était que le salon de son hôte. Oui, m’sieur Delerm est bavard. Il salue, met à l’aise et raconte l’anecdote du jour. Doucement on glisse sur les pentes de son univers aux protagonistes ordinaires, de ses chansons qui sont comme les madeleines de Proust, un miroir de nos propres souvenirs. Petit clin d’œil subtil et en image à Rouen, terrasse de café, square parisien … on se promène dans les petits riens du quotidien avec le chanteur]. Comme on pouvait s’y attendre, quelques guests foulent la scène avec la vedette ; ainsi Irene Jacob interprète « Catégorie Bukowski » pour enchaîner sur « Cosmopolitan » (déjà entregistré ensemble), joli moment. On se sent bien dans ce salon improvisé entre la photo de Fanny Ardant et le chandelier blanc Ikea, petit break en humour, les convives sont ravis. Vincent réinvente ses chansons, laisse même le public chanter à sa place assis sur son piano sur « Tes parents ». Mais … mais C’est déjà la fin ! Premier rappel avec un retour grandiose en compagnie de Jean Rochefort qui interprète « Félicie aussi ». Vincent est généreux et cela se confirme, puisque même l’Olympia éteint il revient. Cinq retours sur scène au total, une réussite totale. J’ai failli omettre de parler de la mise en scène, du jeu magnifique des lumières et de la qualité irréprochable du son, détails qui ont rendu ce moment aussi sublime et extatique. Vincent Delerm aime les mots, et les images de ce concert est tout simplement un petit film en super 8 qu’on aimerait revoir inlassablement. Pour finir je vais le dire, Delerm j’aime !

Alain 31.05.07 | 17:55
Merci pour ce résumé,
C’etait en effet un très beau concert, malgré un public un peu mou pour cette première.
Quelques bonnes surprises durant le spectacle. Vraiment Bravo!
J’y retourne ce soir et demain, tellement c’est bien! En espèrerant que le public sera meilleur et plus réceptif qu’hier soir.
Alexandra 31.05.07 | 18:04
C’est vrai que c’était un peu mou :) enfin avec ma meilleure amie on a passé un bon moment et on pas trop tenu compte de notre entourage statique !
Tu nous tiens au courant si il y a d’autres surprises :)
tip top 17.07.08 | 17:46
Yael etait assez boulversante dans ces interprations ….