Le HibOO

Robert Plant (+ Orange Blossom) au Zénith de l’Agglo

Il fut leader d’un des plus grands groupes de rock du 2e millénaire. Il a crée des hymnes. Starway to Heaven est l’une des plus belles chansons jamais écrites. Il y a une vie après Led Zep’, Robert Plant en est la preuve. Un show immense, varié, sublime, servi par une première partie géniale, Orange Blossom.

Moins de 2000 personnes sont venues voir Robert Plant, pourtant (re)connu jadis dans la formation Led Zepellin. Alors que la programmation du Zénith annonce une 3e date pour Lorie (qui a fait 2 fois complet très récemment), on comprend la timidité des tourneurs pour programmer des groupes originaux et de talent, mais dont l’impact médiatique ne touche pas une cible suffisamment grande pour rentabiliser la prise de risque.

Quoiqu’il en soit, le concert annoncé à 20h30 démarre très fort, avec une première partie tout simplement hallucinante, répondant au doux patronyme d’Orange Blossom. Dans la même veine (musicalement) que Watcha Clan, cette formation mélange de manière harmonieuse et naturelle electro, rock, chants orientaux, violons tziganes … le charisme des protagonistes est incroyable, notamment le violon, qui ne cesse de jumper dans tous les sens, en martelant son instrument à coups d’archets passionnés. L’originalité des morceaux réside que la base fondamentale se limite à maximum 2 accords, mais la richesse vient surtout des arrangements electro, qui donnent envie de sautiller, de bouger la tête, et de se laisser enivrer. Une véritable claque, d’ailleurs le public fera une ovation du tonnerre sur le morceau final, avec un show percus d’un niveau technique démentiel.

Une demi-heure de pause, les photographes accrédités sont conviés à grimper sur scène, pour prendre en cliché les cheveux de Robert Plant, qui leur tournera le dos pendant les 3 premiers morceaux. A peine monté sur scène, le public est en transe, et Robert Plant ne va pas décevoir. Si certains morceaux (rares) sonnent très 70’s, le presque sexagénaire s’est orienté à l’instar de Peter Gabriel dans un univers World Music d’une richesse incroyable. Sons électros rythmés par une contrebasse redondante, batterie aux rythmes parfois jazz, guitares saturées coupées de parties acoustiques enchanteresses, il ne manque plus que la voix unique de Plant pour se laisser immerger par un univers musical atypique.

Ses quelques paroles en français arriveront à décoincer le public bien trop statique pour un concert de ce calibre. On notera dans les salles des post-soixante huitards, fan de la première heure, mais aussi un nombre non négligeable de jeunes, ou encore beaucoup d’Anglais, qui ont sûrement traversé la Manche sur ce que l’on peut de qualifier de concert événement.

Robert Plant sera cette année au Sziget Festival à Budapest, ainsi que dans d’autres manifestations en France … un conseil : foncez tête baissée, ne serait-ce que pour voir l’un des derniers dinosaures du rock où la musique qualitative régnait en maître (Set list : freedom fries, night flight, shine it all around, black dog, going to california, 29 palms, another tribe, four sticks, tin pan valley, friends, when the levee breaks, the enchanter, whole lotta love)

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