The White Stripes (+ Mr. David Viner) au Zénith de Paris

Six années se sont écoulées entre mon premier concert à l’Elysée Montmartre des “bandes blanches” de Detroit et celui d’hier au Zenith de Paris. Deux salles à l’opposées l’une de l’autre, un public différent, tout en grand écart, entre le jeune lycéen shooté au riff de Seven Nation Army, le couple quadra inconditionnel de la salle de concerts (usine à spectacles me plairais-je à dire…) et le quinta avide de rock ‘n’ roll. Une chose est sûre : chacun ressortira du Zenith conquis, et en sueur!
- Date : 11.06.07
- Adresse : Parc de La Villette - 211 avenue Jean Jaurès 75019 PARIS
- Téléphone : 01 42 08 60 00
- Web : www.le-zenith.com/paris
Mr David Viner (web)
L’ouverture du show sera confiée à Mr David Viner et son Band. Ensemble ils jouent une folk bluesy où la country n’est jamais loin. Point de guitares saturées ni de basses crasseuses, place au violoncelle de la délicieuse Alice, à une contrebasse vrombissante, et aux arpèges tourbillonnants de Mr. David Viner himself. Jamais pompeuses, toujours délicates, les compositions du groupe sont des plus efficaces, le public en sera d’ailleurs convaincu en lui réservant un très bon accueil. Bien dommage que le chanteur ait ouvert le set en solo, ses titres sont d’autant plus enjoués lorsqu’ils le sont en formation complète. Très bonne découverte !
The White Stripes (web)
Ambiance video clip sur la scène du Zenith pour le live des White Stripes. Aucune prise électrique ni aucun jack ne semble dépasser du décor, pourtant minime. Les roadies du groupe sont eux-mêmes customisés façons équipe du Frelon Vert -autrement dit la grande classe mais sans les masques!… Comme à son habitude, le rouge est à l’honneur pour célébrer l’un des groupes les plus influents et dynamiques de ces dernières années. Des amplis aux pianos en passant par les retours démesurés - comme pour faire rempart au public - tout est nappé de rouge. Ne manquait plus que Jeanne Mas pour apporter sa petite touche/couche personnelle sur l’énorme wallpaper de fond de scène. C’est dans une chaleur étouffante, propice à la consommation de boissons fraîches que débute le set du duo. Et la température ne cessera de monter pendant les 1h15 de concert, c’est dire! The White Stripes déboulent alors leurs titres avec fracas en survolant quelque peu leur juteuse discographie, on pourra retrouver les incontournables “Dead Leaves and the dirty ground”, “Hotel Yorba”, “I think I smell a Rat” “In The Cold Cold Night” etc… sans oublier le premier single gifleur “Icky Thump” et ses dérives de piano analogique junky (joué dès le debut du set) extrait du nouvel album à venir. Mais bien sûr comment éviter les deux hits principaux qui ont fait connaître au grand public ces joueurs de garage bluesy à la formation peu commune - rappelons que Meg et Jack White ne sont que deux sur scène, respectivement à la batterie et à la guitare : à savoir les reprise très personnelle du “I just don’t know what to do with myself” du grand prêtre de la pop 60/70’s Burt Bacharach, et celle du “Jolene” de la plantureuse Dolly Parton, et enfin le tube universel voire intergalactique : “Seven Nation Army”. C’est d’ailleurs, et sans surprise, sur ce titre magistralement dopé à l’EPO que s’est terminée la représentation, repris en choeur par le public enthousiaste et bondissant. Bravissimo, mais ça manquait de basse tout de même !
(Crédit photo : Patrick Keeler)
Le nouvel album est terrible, plein de bonnes surprises !