Hollywood Porn Stars - Satellites

S’il n’était nullement besoin de démontrer l’excellente santé créative des groupes belges (An Pierlé, Ghinzu ou encore Sharko), Hollywood Porn Stars, après l’excellent EP “All On The Six” et la bombe “Year Of The Tiger”, propose - et confirme - avec “Satellites” un album qui s’avérera incontournable : des mélodies qui s’auto scotchent de manière indélibile dans le bulbe rachidien, un chant simple et très posé mais entêtant, où chaque chanson sonne comme un tube. Rectification : chaque chanson est un tube.
Rappelons les faits : le groupe se forme un peu “au hasard des choses” à Liège en 2002, et surprend par sa capacité à créer des morceaux très vite (l’anecdote veut que la rencontre entre Anthony Sinatra et Michael “RedBoy” Larivière se traduit par 2 titres enregistrés en 3 jours !). Malgré la jeunesse de la formation, Hollywood Porn Stars maitrise parfaitement sa musique, aussi bien en studio, qu’en live, où le groupe a une tendance furieuse à se déchaîner. “Satellites” est un condensé de tubes, où chaque refrain s’immisce dans les interstices neuronales, jusqu’à en devenir accro (l’album s’écoute en 1 traite tant chaque chanson interpelle et s’avère captivante) : on ne peut que supputer sans se tromper que les versions lives risquent d’en faire sauter plus d’un dans le public.
Difficile d’extraire de cette galette un morceau plutôt qu’un autre, tant l’homogénéité qualitative qui en émane est parfaite, nonobstant le fait qu’aucune chanson ne se ressemble vraiment (Anthony Sinatra, qui a composé l’ensemble, possède une incroyable capacité à surprendre). Néanmoins, “Islands” peut être considéré déjà comme un hymne (tout comme “The Fugitive”), pendant que “Calling the Ghosts” et ses airs Oasisiens envoie l’auditeur dans une autre sphère, ou “Ben’s Dead”, qui sonnerait presque comme du Placebo (la meilleure période, cela va de soi), ou encore “Crimes” et son refrain pavlovien qui envahit le cortex avec une évidence déconcertante. Mais ce serait une erreur d’occulter le monstrueux “I want You”, son intro magnifique, et ses chorus quasi épique, mais aussi “Young Girls”, chanson divinement lugubre … STOP ! il y aurait de quoi faire une chronique pour chaque titre ! 12 chansons possédant toutes une âme propre, toute écrites dans une simplicité géniale qu’on ne peut qu’envier, et l’on se demande comment certains groupes anglais osent encore proposer la même chanson remixée et autoplagiée durant toute une discographie.
L’album ne sort que fin août : vous savez désormais quel album immanquable vous vous devez d’acquérir. Pour ceux qui en doutaient encore, le mariage entre la Belgique et le rock donnent de bien jolis rejetons, qui surpasse de plus en plus souvent ce que les Anglais proposent actuellement.
Tracklist
- Andy
- Islands
- The Fugitive
- Crimes
- Ben’s Dead
- Young Girls
- Diamond
- Walking Cash Machine
- Perfect Storm
- I want You
- Calling the Ghosts
- There’s a God
oula tout ca m’a l’air extremement sympathique, et on y crois encore plus quand connait un peu le groupe ;-)