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Shrek le troisième

Shrek le troisieme | Film de Raman Hui et Chris Miller | Dreamworks

L’ogre Shrek n’avait pas quitté son marécage pestilentiel et épousé sa chère Fiona pour devenir roi. C’est pourtant ce qui risque de lui arriver après que son beau-père Harold clabote soudain sans crier gare. S’il n’arrive pas à dénicher illico un roi avec l’aide de ses fidèles compagnons, l’Âne et le Chat Potté, Shrek deviendra le prochain souverain du Royaume Fort Fort Lointain. Bonjour les ennuis ! À moins qu’Artie, le cousin loser de Fiona, ne se laisse convaincre de monter sur le trône à sa place. Mais ce paumé a-t-il vraiment l’étoffe d’un roi ?

Le premier relevait du génie. Le deuxième sentait bon la poule aux oeufs d’or exploitée. Le troisième confirme malheureusement la sensation amère du 2 : la féérie qui naquit de l’esprit d’Andrew Adamson n’est désormais qu’un far far away souvenir.

Shrek le troisieme | Film de Raman Hui et Chris Miller | Dreamworks

Où sont les magnifiques mélodies enchanteresses d’Harry Gregson-Williams ? Même si ce dernier est une fois de plus aux partitions, l’inspiration s’en est allée. Où est ce Shrek anticonformiste capable de braver une dragonne dans un château dans une course poursuite anthologique et qui se laisse désormais capturer par un simple Prince Charmant ? Où sont les gags de plusieurs niveaux qui ont laissé place à un humour bien léger et souvent très proche du pipi-caca attitude ? Shrek le troisième déçoit. Lorsque l’on sait que des suites à la pelle se préparent …

Shrek le troisieme | Film de Raman Hui et Chris Miller | Dreamworks

Reste que tout n’est pas à jeter : la réalisation qui au fil des épisodes ne cesse de surprendre : le rendu de certaines textures sont à couper le souffle, le souci graphique des protagonistes est poussé à l’extrême, et l’animation est vraiment proche de la perfection. Certains passages sont malgré tout drôles, mais si rares qu’on se demande s’ils sont volontaires (le rêve de Shrek avec les bébés, ou encore le passage quasi-anthologique de Merlin plus clown qu’enchanteur). Mais ne creusant davantage, c’est tout qu’il reste de la mine d’or que laissait augurer une telle franchise. Et puis il est une autre variable inéluctable lorsqu’un produit est dérivé : Shrek premier du nom avait séduit grâce à une innovation vraiment intéressante du conte. Mais au bout de 3 épisodes, la recette lasse. Et ce qui pouvait surprendre laisse place à des gags vus et revus, y compris dans les épisodes précédents (le coup des yeux mangas du Chat Potté). Par ailleurs, à vouloir toucher trop large, la saga ne cesse de s’infantiliser, les références et clins d’oeil devenant de plus en plus rares, la BO devenant de plus en plus commerciale (que vient faire “Live and Let Die” là-dedans), et la morale de plus en plus politiquement correcte (Shrek il est temps de grandir et de fonder ta famille : ce qui au départ était une critique ouverte et sarcastique à la naïveté des contes pour enfants en devient l’allégorie). Si les suites attendues peuvent à l’avance être tout de suite oubliées, ne reste plus qu’à espérer le spin off prévu avec le Chat Potté pour relancer l’intérêt … rêvons.

Un commentaire

  1. bonjour

    je voulais savoir si shrek 3 est sortie . voilà merci

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