Le HibOO

Les Eurockéennes 2007

Eurockéennes de Belfort : Photos, Concerts, Ambiance, Festival (The Elderberries)

Les Eurockéennes. Festival qui depuis 19 ans n’a cessé d’évoluer, de se transformer. Après une épopée épique pour se rendre à Belfort, la découverte fut de taille, sur tous les plans. Une chose est sûre : quel souvenir extraordinaire.

Préambule

Eurockéennes de Belfort : Photos, Concerts, Ambiance, Festival

Après un détour de pratiquement 200km (ne jamais faire confiance à sa copine qui croit que Troyes se trouve près de Lille, alors qu’étant originaire de l’est de la France, vous savez très bien que Troyes se situe au sud de Reims … ville elle-même au sud de Lille), soit un parcours de quasiment 8h30 (!!!), l’arrivée à Belfort fut digne d’une épopée mythologique. Ici point de Minotaure ou de Kraken, mais une ville d’habitude calme prise d’assaut par des milliers de voitures qui ont eu la même idée : se rendre au festival. Ainsi, cette traversée infernale se traduisit avec un retard d’1h15 : idéal pour manquer le set de Kaolin et Gogol Bordello … ça commence bien ! (encore désolé Flo !!!). Les photographes sont légions, et l’on sent un agacement chez certains d’être aussi nombreux. En effet, certains crash barrières sont à peine plus espacés que celui de l’Olympia, ce qui est loin d’être à ce nombre le summum du confort pour prendre des clichés corrects. Mais remercions les Eurocks de donner sa chance à un média considéré sur Paris comme une sous-catégorie : le webzine, support qui a pu, à l’instar de grands supports nationaux, réaliser à leur manière un reportage dans des conditions jadis réservées aux “vrais” pros : merci donc. Les scènes sont dispatchées sur une presqu’ile, le cadre est à la fois buccolique (de l’eau, des arbres, et des montagnes en décor, rien de tel pour rêver), et boueux, le tout enrobé d’une odeur délicate de fumier. Ce qui m’a frappé d’office, c’est tout le staff, remarquable de sympathie : des accompagnateurs photos à la gendarmerie qui encadra le festival, sans oublier les nombreux bénévoles présents sur le terrain avec le sourire aux lèvres … on se sent immédiatement à l’aise.

Vendredi 29 juin

Eurockéennes 2007, Belfort - Photos, Concerts, Festivals : Marilyn Manson
Gogol Bordello @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007
Gogol Bordello @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007

Juliette and the Licks @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007
Juliette and the Licks @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007

Wu-Tang Clan @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007
Wu-Tang Clan @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007

Converge @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007
Converge @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007

Amy Winehouse @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007
Amy Winehouse @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007

Rita Mitsouko @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007
Rita Mitsouko @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007

Griots and Gods @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007
Griots and Gods @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007

Marilyn Manson @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007
Marilyn Manson @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007

Justice @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007
Justice @ Eurockeennes, Belfort | 29.06.2007

Point de Kaolin, et une fin de Gogol Bordello qui m’a donné l’impression que l’immense scène principale était un peu grande pour cette formation géniale venue de l’est. Ce mélange tzigano-rock vous donne inéluctablement l’envie de bouger dans tous les sens, et le public semble déjà bien emballé par une telle entrée en matière. Pour ma part, le festival démarre sur les chapeaux de roue avec Juliette Lewis : j’ai une chance énorme, puisque cette ex-actrice (tueurs nés, une nuit en enfer) apprécie énormément ce que je peux faire en photo … du coup, son manager et le régisseur du chapiteau m’ont permis de réaliser mes premières photos depuis la scène. Le spectacle est bluffant, on ne se rend pas très bien compte lorsque l’on shoote d’un crash barrière cette vision assez extatique que peut ressentir un artiste avec des milliers de têtes venues vous acclamer. Je ne serai absolument pas objectif concernant le set de Juliette and the Licks, mais les bougres se défoncent sur scène, même si leur musique sonne souvent - trop - comme du Aerosmith première époque. Le public accroche (cf photos), le set est comme d’habitude court (à peine plus d’une heure) … et à cause de Juliette, qui après sa prestation m’embrasse et me balance des fleurs à la pelle à m’en faire exploser les chevilles, j’en oublie Wu-Tang Clan, un des groupes phare hip-hop américain des années 90. Si le jeu de scène du combo est quelque peu aseptisé (ou plutôt est conforme aux clichés hip-hop), il n’en demeure pas moins terriblement efficace. RZA et ses acolytes mettent le feu, même si l’on sent encore un public qui a du mal à démarrer. Il est 20h, il commence à y avoir beaucoup de monde. Rendez-vous à une autre scène, qui sera boudée par la quasi-totalité des photographes : la Loggia. Un mini-chapiteau très diffiile d’accès, souvent blindée, et dont l’accès au crash-barrière est quasi-impossible sans perdre énormément de temps. Dommage, car de nombreuses formations de qualité se produiront sur cette scène, qui jouit paradoxalement d’un très bon jeu de lights. C’est avec Converge que le baptème se réalisera. Groupe punk-rock incroyablement puissant et survolté, la prestation est à la hauteur des décibels lâchés : ça saute de partout, le public est au diapason de la violence qui émane des riffs acérés et le son est calibré comme il faut : c’est à dire très fort. Le physique si particulier de Jacob Bannon est hypnotique ; ses parties vocales - si l’on peut appeler cela du chant - se rapprochent plus souvent d’un beuglement phacochérien. C’est carré, c’est faussement crade, c’est 100% punk-rock. On en redemande. Mais il faut réussir à sortir de la Loggia pour rejoindre soit le Chapiteau et admirer la sublime Amy Winehouse et sa soul enivrante, ou foncer avec une vitesse de guépard vers la scène appelée “la plage” revoir l’androgyne Peter von Poehl et sa pop atmosphérique divine. Les choix difficiles commencent. Contrairement au grand blond et son sourire angélique, je n’avais jamais vu Amy Winehouse … et je fus quelque peu déçu. Autant les chansons studio sont irréprochables, autant le live fut d’une fadeur abyssale. Les mélodies sont au rendez-vous, la voix extraordinaire d’Amy itou, sans oublier ses musiciens et choristes costumés avec classe et élégance. Mais son set fut un peu comme un plat cuisiné qui comporteraient les meilleurs ingrédients possibles, sans le petit plus qui distingue le résultat final entre “très bon” et “succulent”. Il manquait un petit ingrédient … sans doute négligeable, mais pourtant indispensable pour être transporté … j’en profite pour me rendre à la plage … et il est des vérités qu’il ne faut cesser de répéter : Peter von Poehl en live, c’est quelque chose d’inexplicable tant c’est magique. Ses mélodies sont d’une beauté, d’une finesse qui sont à l’image du chanteur : une sensation d’irréel, de “juste beau”. Malheureusement, le timing digne d’une théorie de Keynes me force à quitter le joli Peter pour … Rita Mitsouko. Ne cherchez pas à comprendre, parfois la logique a ses raisons que le commun des mortels ne peut appréhender. J’avais vu Catherine Ringer et ses sbires un mois plus tôt au festival des Papillons de Nuit, et le show avait été on ne peut plus décevant (déception si grande qu’on frôle l’euphémisme : show écourté de 30 minutes, aucune synergie avec le public, et de nouvelles chansons qui n’ont ni la puissance, ni la prétention d’être aussi fédérateurs que les tubes écrits 20 ans auparavant). Effet Eurocks sans doute, si le show est un véritable copier/coller, les musiciens semblent être plus en phase avec les Eurocks. Si la hargne et la fougue qui avaient été pendant longtemps le symbole du groupe, tant sur scène que dans les textes souvent issus d’une écorchée vive et passionnée, le spectacle n’en demeure pas moins plaisant. Mais pour le transcendant, il faudra attendre d’autres groupes … et les autres jours. Après une pause indispensable (se nourrir, boire, et se sociabiliser en parlant avec les autochtones du festival), il est l’heure pour découvrir l’un des OVNIs programmés : Griots and Gods, un projet initié par 2 formations (The Young Gods ainsi que le rappeur Dälek). Les sons électroniques fusionnent avec les arpèges, les percussions imposent un rythme propice pour un chant syncopé … Griots and Gods, bien que très musical, est aux frontières de l’expérimental et parfois du rébarbatif. Difficile d’accrocher, même si le concept est à la fois ambitieux et fouillé. Toutefois, le public a répondu à l’appel, et le chapiteau n’est pas loin d’être complet. C’est une des caractéristiques des Eurocks : les 5 scènes tentent - parfois maladroitement - de proposer à un public très large des tendances musicales aussi variées qu’extrêmes. Griots and Gods en est la parfaite allégorie, quitte à parfois surprendre - voire déstabiliser - l’auditeur. Vient enfin ce qui est sensé être la tête d’affiche de ce 29 juin : Marilyn Manson. Dans le public, les fans sont au premier rang depuis le début du festival, et se sont mangés du Rita Mitsouko, du Wu-Tang Clan, du Gogol Bordello sans manger, sans boire. Autant le dire, la star gothique est attendue de pied ferme. Les photographes sont parqués de part et d’autre de la scène, et tout se jouera au petit bonheur la chance pour réaliser des clichés convenables : il faut dire que le monsieur a pensé à nous : lights inexistants (ou rouges) et fumées à outrance durant l’intro du concert, c’est-à-dire le moment où il est possible d’immortaliser les poses calculées du chanteur. Quant à la prestation, celle-ci s’avère être d’après les Mansoniens une copie conforme du spectacle de Bercy qui s’est produit quelque semaines auparavant. Il est toutefois difficile de juger le show de Manson, puisque ce dernier est quelque peu amputé dès qu’il est interprété en France : ici les provocations avec des pinups aussi sublimes que dévêtues sont tout simplement zappées (la France est-elle un pays si prude pour censurer un spectaclé à peine osé ?), ce qui entrave certainement au déroulemetn normal du live de Manson. Les chansons passent plutôt bien, mais la sensation robotisée du spectacle ne permet pas de rentrer dans cet univers faussement gothique. Reste que Tainted Love version Manson reste un moment musical anthologique, et le tube aux consonnances Curiennes “Heart Shapped Glasses” est très agréable à écouter. Mais le côté too much l’emporte. Après avoir digéré cet immense feu d’artice visuel qui s’apparenta à un pétard mouillé … un autre choix se présenta : continuer à écouter de la guitare saturée et bruyante avec Punish Yourself à la Loggia, devenue entre temps quasi-inaccessible, ou découvrir le nouveau duo parisien qui fait fureur, et que l’on pourrait - à tort ou à raison - considérer comme les descendants de Daft Punk : Justice. La scène se résume à une cabine magnifiquement customisée (on n’est pas loin du DJ tuning), qui donne le ton : il sera impossible de faire des photos intéressantes. Reste la musique. Et là, il faut l’avouer, le son envoyé provoque une sensation viscérale incontrôlable : on remue naturellement du bassin. Les parties de basses sont hypnotiques, les tempos ne dépassent que rarement le 100/120bpm, et le public est littéralement survolté. Je n’aurais qu’un reproche : on ne voit rien de ce que les 2 compères font. Ils pourraient brancher un I-Pod et juste à se cacher derrière leur cabine que le résultat serait le même. Musicalement rien à redire. Scéniquement parlant, c’est le zéro pointé. Le premier jour du festival se termine, et les sourires échangés, les gens sympathiques rencontrés se dirigent vers la sortie. J’éviterai de raconter l’anecdote du raccourci de la ligne de chemin de fer, véritable remake de Blair Witch et de Land of the Dead, le tout puissance 10 … mais l’expérience fut intéressante.

Samedi 30 juin

Eurockéennes 2007, Belfort - Photos, Concerts, Festivals : Maxïmo Park
Navel @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007
Navel @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007

JoeyStarr @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007
JoeyStarr @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007

Scanners @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007
Scanners @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007

Cold War Kids @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007
Cold War Kids @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007

Phoenix @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007
Phoenix @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007

Maxïmo Park @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007
Maxïmo Park @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007

Olivia Ruiz (et ses invités) @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007
Olivia Ruiz (et ses invités) @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007

Queens of the Stone Age @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007
Queens of the Stone Age @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007

Tokyo Ska Paradise Orchestra @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007
Tokyo Ska Paradise Orchestra @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007

The Hives @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007
The Hives @ Eurockeennes, Belfort | 30.06.2007

Dès le deuxième jour, mon binôme et moi avons décidé de venir le plus tôt possible, c’est à dire aux alentours de 13h. Ainsi, une voix tout simplement extraordinaire résonna dans un site vide durant les balances : Katel. Cette artiste normande, sidérante aussi bien dans ses compositions que par sa présence scénique, avait un léger défaut : une voix “banale”. Jolie, mais banale. Et autant le dire, la métamorphose est si-dé-rante. D’une agressivité à toute épreuve, d’une tessitude absolument titanesque (si incroyable qu’au loin, je pensais écouter un homme capable de pousser néanmoins des cris aigus hallucinants), l’organse vocal de la rockeuse est devenu une marque de fabrique, un véritable bulldozer aux antipodes du rock féminin actuel. Avec une telle arme, les chansons s’en retrouvent subitement transportées. Je n’ai pourtant assisté qu’aux balances, et je regrette sincèrement d’avoir manqué sa prestation devant un public : sans nul doute que Katel et ses trois partenaries ont du en impressionner plus d’un. Le temps passe, les portes du festival s’ouvrent, le public s’engouffre … et le premier concert de la journée débutera sur la scène de la plage, avec le trio Navel. Des mélodies souvent proches du courant post-rock, une présence scénique quasi-inexistante, des musiciens qui affectionnent les lunettes de soleil masquant toute potentielle expressivité : même si j’ai manqué Kaolin (mais connaissant la puissance du groupe en live pour les avoir vus à maintes reprises), on ne peut pas franchement dire que le samedi démarre sur les mêmes bases. Navel s’avère ennuyeux, même si l’on peut nier que certains riffs sont accrocheurs. Histoire de continuer dans la lignée, tout le monde se rue vers la grande scène pour JoeyStarr. Ce dernier n’est cependant pas à l’heure, il semblerait qu’il ait manqué le train, l’anecdote est pour le moins amusante. Les photographes attendent, d’autres s’impatientent … il arrive enfin, en voiture, avec pratiquement 40 minutes de retard. A peine la portière ouverte que le bonhomme grimpe sur scène … et là, c’est le feu. Je n’adhère en rien à l’univers de JoeyStarr : paroles souvent démagos, voix un peu trop singulière qui rend les paroles souvent difficiles à comprendre … mais là, quelle surprise ! Là où j’attendais un hip-hop embrassant l’apothéose du poncif extrême, je me retrouve à écouter un rap-métal puissant et efficace qui, s’il n’a pas la verve et fougue du plus nul des titres de feu Body Count, s’avère une entrée en matière qui séduit le public. Les bras sont levés, ça hurle dans tous les sens … JoeyStarr est l’allumette qui a permis à ce samedi de démarrer dans un état d’esprit qui manquait jusqu’alors : on commence enfin à voir des gens faire la fête. Ce dernier compensera son retard en dépassant la plage horaire de prévue. Avec, pour summum, un bain de foule dans le public, sans oublier la bouteille de rhum, véritable emblème du chanteur. Pendant ce temps, à la plage, Scanners, venus tout droit d’Angleterre, tentait d’intéresser un maigre auditoire avec une pop-rock des plus classiques, ne possédant pas le 10ème de la moitié de l’agressivité d’un Hey Gravity. La sensation d’ennui que dégageait le combo était assez flagrante, même si la mignonette Sarah tentait sur quelques chansons de sortir de la léthargie scénique. Dommage, car si les compositions n’ont rien d’extraordinaires, elles sont simples et efficaces, du moins … sur leur MySpace. Heureusement, le chapiteau accueille Cold War Kids … et les avis sont tranchés. Soit - comme mon cas - on adore, soit l’on déteste. Dans le premier cas, les arguments sont pléthores : la voix magnifique de Nathan Willett. Son timbre si particulier, ses lignes vocales particulièrement bien trouvées sont autant d’éléments qui singularise d’emblée le combo. Par ailleurs, les parties de piano sont de véritables pépites dont la simplicité n’a d’égale que la virtuosité mélodique ; certaines parties auraient pu d’ailleurs être des riffs de guitare. Le duo basse/batterie formé par Matt Maust et Matt Aveiro constitue tout le groove que dégage les chansons. Peu d’entre elles ne donnent pas envie de bouger, de danser, de se dandiner, nonobstant des tempi souvent très bas. Mais Cold War Kids c’est aussi Jonnie Russell et son jeu de scène captivant, ses parties de guitare faussement déglinguées, et sa voix qui se marie, fusionne à merveille avec celle de Nathan. Le set est un pur délice. Du moins, comme j’ai pu le préciser, pour ceux qui aiment. Car tous ces arguments sont à double tranchant : c’est ainsi que ceux qui détestent ce groupe trouvent la voix insupportable, la guitare brouillonne, les rythmiques trop similaires. Tout n’est qu’histoire de sensibilité. Pour ma part, Cold War Kids, ça serait Pink Floyd qui aurait rencontré au coin d’une rue Coldplay pour les sonorités, et Tom Waits - voire Dylan - sirotant un verre avec Velvet Underground pour l’écriture des textes et le lyrisme vocal. Du coup, lorsqu’Editors enchaîne, on retombe très vite du nuage. Editors sonne comme du Interpol, mais en largement moins bien. Le groupe est plutôt énergique, mais la similtude que dégagent les chansons ne donnent pas envie d’en écouter plus de trois. Parfois, on ne peut échapper à cette question : comment de tels groupes sans originalité arrivent à être autant buzzés … et quitte à rester dans le buzz, le cas Abd Al Malik en est la preuve. Prix Constantin, Trophée Hip-Hop du meilleur lammeur, Victoires de la musique, Prix Raoul Breton … autant de titres qui ont permis à cet artiste talentueux de s’attirer un public varié et curieux. D’ailleurs le chapiteau ne pourra pas contenir toute la marée humaine. Le succès est au rendez-vous, le chanteur hypnotise, et sa démarche musicale me rappelle fortement celle d’Oxmo Puccino : instruments live et ambiance jazz. La différence majeure étant les textes, ici davantage engagés, parfois démagos, mais si bien écrites. Un succès mérité. En attendant la prestation de Phoenix, le petit tour d’horizon du festival conforte toutes mes impressions : il existe plusieurs publics, qui ne semblent pas toujours enclins à se mélanger (dommage), la nourriture est relativement cher (on s’approche des prix pratiqués par … Rock en Seine !), le cadre est magnifique (cette sensation d’être entouré par une étendue d’eau apporte une sensation de quiétude et d’évasion), les gens qui abusent de l’alcool ne semblent pas nombreux - et lorsque c’est le cas, cela se passe plutôt bien -, et les bénévoles sont vraiment au service du public. Si l’on excepte donc les concerts qui s’enchevêtrent de manière systématique, on peut considérer que l’organisation et la logistique sont irréprochables. L’esprit imprégné de cette ambiance, je file le pas léger à la plage, où Maxïmo Park se donne en spectacle. Les sauts de ninja sont incalculables, le look anachronique avec l’univers musical attire l’oeil … et un rock mélodique qui accroche. La plage est en efferverscence, et il est difficile d’en être autrement : le groupe se donne sur scène, et le spectacle vaut le détour. Ambiance similaire sur la grande scène avec Phoenix. Je n’avais pas forcément été emballé par la prestation du plus anglais des groupes français aux Papillons de Nuit, mais cette arrière-goût de déception disparut totalement lorsque je vis l’osmose symobiotique entre Phoenix et SON public. C’est sans doute cette alchimie qui avait été absente à St Laurent de Cuves, et qui explosa aux yeux aux Eurocks. Le show est à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’un groupe qui joue sur la main stage. Si Phoenix n’est pas le plus grand groupe rock de la planète, son succès prouve que leur statut de grand groupe n’est pas une usurpation. Ajoutez à cela des mecs incroyablement accessibles en backstage, qui se fichent éperdûment de l’étiquette star qu’on aimerait leur coller sans leur approbation … Bref, I love Phoenix ! L’enchaînement avec Olivia Ruiz est parfait. Dès 2004, j’ai eu la chance de suivre cette artiste, et son destin me semblait tout tracé. Elle possède LE truc qui fait qu’elle est captivante. Sa voix nazillarde, son énergie scénique, la qualité de ses compositions … sa tournée de la femme chocolat, qui commença en novembre 2005, est un succès triomphal. Les tenues scéniques évoluent au fil du temps, et le public de Belfort a un traitement de faveur : Olivia n’est pas venue seule. Entre Christian Olivier, Mathias Malzieu, Philippe Prohom et Adrienne Pauly, les duos seront de véritables cadeaux. Pour ma part, celui avec Adrienne Pauly, chantant ensemble du Rita Mitsouko, représentera le summum du show, quelque peu écourté, festival oblige. Olivia Ruiz n’est peut-être plus aussi accessible qu’avant (une des seules artistes impossibles à approcher en backstage), où jadis elle demandait à son maigre public de rester avec elle après le concert pour prendre un verre et signer des autographes, mais son talent est toujours aussi impressionnant. Le souci reste sans doute que son public n’est pas à l’image de la qualité de son travail (public radio et télé principalement, donc jeune, voire très jeune). S’en suit un choix terrible : d’une part, les mythiques “Queens of the Stone Age” (et leur célèbre turn over de line-up digne d’un Mac Do) et l’Eramusuédois I’m from Barcelona. Champion du monde des mauvais choix, mon instinct m’incita à me rendre vers la grande scène. Queens of the Stone Age est un groupe plébiscité, certains vont jusqu’à parler de génie. Le groupe aime la mise en scène, la main stage a été transforme à l’occasion pour accueillir le décor spécifique du groupe. Sur le plan visuel, il assure, et quand les membres monteront sur scène, il sera difficile de nier l’extraordinaire charisme du leader, qui impose un respect naturel. Sur le plan auditif en revanche, l’emballement est moindre. Peut-être que Queens of the Stone Ages s’enfile trop de festivals à la chaîne, et que cela a peut-être affecté la prestation. Toutefois, le public semblait aux anges. Pour ma part, aucune sensation, un vide total de sentiment et de sensation. Heureusement, Tokyo Ska Paradise Orchestra va faire disparaitre la déception. On imagine mal le pays du soleil levant faire du ska. Et pourtant, ce groupe est tout simplement énorme sur scène. Poses héroïques, jeu de scène bluffant, le ska envoyé fait sauter le public dans tous les sens, les slamms pleuvent à outrance … l’ambiance est chaude et cela fait un bien fou ! Même si toutes les chansons semblent sonner pareil, la prestation scénique est telle qu’on ne s’ennuie pas une seule seconde : après tout un concert, c’est aussi fait pour en prendre plein les yeux. Fin de journée avec The Hives. Qui propose ni plus ni moins l’une des meilleures prestations du festival. Non pas que Howlin’ Pelle Almqvist chante à merveille, oh non. Et ce n’est pas non plus grâce aux 4 accords qui donnent l’impression d’écouter la même chanson. La magie réside ailleurs : le leader du groupe est à la frontière de la folie, il gesticule dans tous les sens, saute dès qu’il le peut, et l’énergie des morceaux est telle qu’il est impossible de rester indifférent. Il reste énormément de monde, et les ovations seront torentielles. The Hives en CD n’a que peu d’intérêt. Sur scène en revanche, c’est une très grosse claque.

Dimanche 1 juillet

Eurockéennes 2007, Belfort - Photos, Concerts, Festivals : Maxïmo Park
Stuck in the Sound @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007
Stuck in the Sound @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007

Bikini Machine @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007
Bikini Machine @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007

Loney, dear @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007
Loney, dear @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007

TV on the Radio @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007
TV on the Radio @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007

Cocoon @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007
Cocoon @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007

The Good, The Bad and The Queen @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007
The Good, The Bad and The Queen @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007

Hey Gravity @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007
Hey Gravity @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007

Klaxons @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007
Klaxons @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007

Tryo @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007
Tryo @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007

Chin Chin @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007
Chin Chin @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007

Air @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007
Air @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007

Arcade Fire @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007
Arcade Fire @ Eurockeennes, Belfort | 01.07.2007

Si le temps avait plutôt été clément jusqu’alors (voire fantastique samedi avec un soleil radieux), le dimanche sera quelque peu mouillé. Paradoxalement, il s’agira sans doute du record d’affluence : il faut dire que rassembler dans la même journée Tryo, Arcade Fire et Laurent Garnier assure un public large. Tout commence avec les parisiens de Stuck in the Sound. Je n’avais jamais encore eu la possibilité de les voir, et non seulement l’erreur est réparée, mais en plus je surveillerai de très près leur agenda. Si la musique est loin d’être originale (bien que très énergique et musclée), la partie vocale justifie à elle seule qu’on s’intéresse à ce groupe. Le timbre sonne très Jeff Buckley, et les lignes mélodiques sont de véritables hymnes en puissance. Visiblement les fans sont nombreux, beaucoup connaissent même les chansons par coeur : effet MySpace ? Quoiqu’il en soit, si les groupes rock parisiens poussent comme des champignons, Stuck in the Sound est un cran au dessus du lot, dans la même catégorie que Nelson ou Bikini Machine. Et cela tombe très bien, puisque c’est ce dernier groupe qui se produit au chapiteau. Habitués à écûmer les salles obscures de la capitale (notamment la Flèche d’Or), Bikini Machine se produit devant un public venu nombreux. Il est difficile d’imaginer que tous connaissent ce groupe : les curieux existent encore, et ils vont découvrir un rock particulièrement endiablé et varié. En effet, le combo balaie quasiment 30 ans de rock, allant des accords simples des années 70 à des basses surpuissantes boostées de sonorités électro typiques de la tendance actuelle. Les chansons sont tantôt interprétées dans la langue de Molière, tantôt celle de Shakespeare. La présence scénique est au rendez-vous, le son est très bon (ce qui n’a pas toujours été le cas, ni sur cette scène, ni sur les autres), et le public en redemande. La pluie caresse doucement les visages, dont certains commencent à accuser la fatigue cumulée des trois jours. Et la détente est à son maximum avec le set de Loney, dear. Une voix très douce, une pop légère, des accords simples, et la scène de la plage est en parfaite adéquation avec l’univers du groupe. Durant les pauses entre chaque chanson, l’on entend un son lointain, qui laisse deviner une certaine agressivité pesante … c’est en se rapprochant au fur et à mesure de la main stage que ce lointain signal sonore se transforme en véritable tsunami auditif : Hatebreed, groupe américain de hardcore, transperce les airs et les tympans avec ses rythmiques infernales. Il est surprenant de voir un tel groupe sur une si grande scène (parité musicale ?), mais une chose est certaine : TROP TROP fort. Et on est loin de la vérité. Néanmoins, le festival distribue des bouchons d’oreille. Et Hatebreed ne peut s’écouter sans ces accessoires. Le niveau technique est tout simplement démentiel, comme bon nombre de groupes hardcore / metal. Les mélodies sont en revanche moins fouillées, le groupe misant avant tout sur une recherche de brutalité musicale. On peut dire que le pari est réussi. Après avoir fait le plein d’acouphènes suite à une décharge de décibels monstrueuses, direction le chapiteau avec TV on the Radio. Difficile de savoir si Hatebreed m’avait oté durant quelques instants la faculté d’écoute, ou si j’attendais de trop de ce groupe, mais impossible d’être transporté. D’ailleurs le public ne semble pas particulièrement plus emballé. Je me précipite alors vers la Loggia, car Cocoon, duo fantastique j’avais découvert en première partie de Kaolin à la Cigale, s’y produit. Et il est amusant de voir combien ces 2 anges ont la faculté naturelle de s’attirer la sympathie du public. Toujours le sourire aux lèvres, les 2 belles gueules hypnotisent avec leurs mélodies douces et rêveuses. Leur chant diphonique est accordé à la perfection, et les touches d’humour permettent d’attraper les derniers réticents. Et puis quand on se permet de reprendre du Outcast en prenant soin de le remixer sauce Cocoon, on reste époustouflé par ces 2 petits virtuoses. Le succès n’est pas loin. La prestation terminée, il n’y a que quelques pas à franchir pour se retrouver en face de la main stage pour découvrir The Good, The Bad and The Queen. Le nouveau projet de Damon Albarn, à qui l’on doit Blur et Gorillaz, est une nouvelle fois de plus un véritable OVNI. A tel point que dès les premières chansons, l’on sait que le groupe n’a pas vraiment sa place sur une scène aussi grande. Les chansons ne sont pas taillées pour rassembler autant de monde, et le chapiteau aurait été le lieu idéal. Pourtant il n’y a rien à reprocher : musicalement très recherché (peut-être parfois trop), aucune chanson ne se ressemble, et le charisme des membres du groupe scotche sur place. Mais à une époque où l’on buzze des Editors ou Razorlight, il ne faut pas s’étonner que d’autres formations aient du mal à trouver leur public. Il faut traverser la presqu’ile pour retrouver Hey Gravity. Le public ne dépasse pas la centaine de personnes, le groupe n’est absolument pas mis en valeur, ce qui n’empêche pas Justine et ses lurons de se démener comme des diables pour mettre le feu. Les gesticulations désarticulées et hyperboliques de la chanteuse n’y changeront rien. Et c’est une aubaine pour le comité réduit, constitué de fans, qui peut apprécier finalement dans des conditions extraordinaires une telle formation. La prestation est l’une des plus courtes du festival (environ 30 minutes), ce qui permettra d’enchaîner avec Klaxons au chapiteau. Lights abominables, son ultra fort, des ingrédients qui ne donnent pas forcément envie d’aller plus loin dans la découverte. Et pourtant les basses hypnotiques qui sonnent parfois new wave, l’aura du titanesque Jamie Reynolds (en totale contradiction avec sa très belle voix), les sons électroniques déglingués issus d’une époque lointaine, ou encore des refrains ultra accrocheurs sont autant d’arguments qui incitent à rester. S’il existe une myriade de groupes anglais qui ne cessent de surprendre, Klaxons fait partie du peleton de tête. Contrairement à The Good, The Bad and The Queen, ce groupe aurait mérité de se produire sur la main stage. Et le changement d’ambiance sera radical avec Tryo. Et il faut se rendre à l’évidence : 90% des festivaliers seront présents pour voir Christophe Mali, Gizmo et la bande joyeuse. Même si je suis loin d’être fan de l’univers du groupe, force est de constater que leur succès n’est pas du au hasard : parties vocales polyphoniques recherchées, musique très technique, mélodies qui sonnent comme des hymnes, et un public totalement acquis. LE gros carton du festival. A tel point que je ne rencontrerai quasiment personne pour me rendre à la plage où les géniaux Chin Chin. Du funk disco terriblement catchy, un chanteur tombé dans une marmite de charisme étant petit, des musiciens au top … Chin Chin fait partie des bonnes surprises du festival. Non loin de là, à la Loggia, Laurent Garnier, qui aurait tout simplement mérité le chapiteau vu le succès rencontré (pléonasme), prolonge son set de plus d’une heure. On retrouve dans ce comportement rare sur le festival ce qui caractérise cet avant-gardiste de la musique électronique : une générosité illimitée, un amour profond de la scène, et une complicité sincère avec le public. Après quelques minutes à être resté entassé (il n’y a pas d’autres mots) à la Loggia, direction le chapiteau où Air est sur le point de distiller son electro pop raffinée. Le chapiteau affiche complet, les premières notes retentissent, le festival plonge dans un univers intimiste. Les visages des premiers rangs sont balayées de nuances bleutées ; le jeu de lumière, au loin participe grandement à la qualité de la prestation. Le duo Nicolas Godin et JB Dunckel distille leur univers unique, en interprétant forcément beaucoup de titres de leur dernier album Pocket Symphony. Le show est tout simplement magique. Reste à clôturer le festival avec Arcade Fire. Ma petite amie et moi avions rencontré au hasard dans le public les membres du groupe venus écouter The Good, The Bad and The Queen, et outre les félicitations obligatoires pour leur travail musical extraordinaire, il a été possible de négocier de prendre quelques photos de la scène. D’ailleurs il sera intéressant de constater que les groupes anglais et américains n’ont cessé de se promener dans le festival pour écouter d’autres artistes, pendant que les stars françaises se cachaient, y compris dans l’espace presse. Sans doute une approche différente de la musique avec le public. Quand Arcade Fire entrera sur scène, les hurlements et les applaudissements seront aussi nombreux que la pluie qui a décidé d’être de la partie. Il est tout simplement IMPOSSIBLE de définir la musique d’Arcade Fire. On a bien du violon, des cuivres, des synthés, des guitares ou encore un accordéon … leur musique ne ressemble à rien de connu. Je comprends mieux désormais quand Jeremy Warmsley me faisait part lors d’une interview son enthousiasme débordant vis à vis de ce groupe canadien. Disons que l’on pourrait schématiser avec “rêve éveillé”. Impossible de rêver mieux pour finir la 19ème édition des Eurockeennes.

Epilogue et remerciements

Eurockéennes 2007, Belfort - Photos, Concerts, Festivals

Mais un festival ne se contente pas d’être un patchwork de concerts. Il ne faut pas omettre tout ce qui permet à un tel événement de se dérouler sans anicroches. Commençons par la logistique, tout simplement calibrée à la perfection. Que ce soit la gendarmerie qui a régulé de manière exemplaire la circulation pour accéder au site, les panneaux d’indication pour se rendre au festival (et impossible de se perdre !), les navettes pour emmener les festivaliers, les bénévoles toujours prêts à aider les personnes perdues ou encore la sécurité qui a du affronter des excités de premier rang pas toujours dociles … le travail réalisé “hors scène” a été titanesque. La gestion des photographes par Morad, Damien et les autres accompagnateurs a permis de gagner en temps et en efficacité, afin de permettre de réaliser un reportage dans d’excellentes conditions, même si parfois on s’apparentait à un côté usine quelque peu déplaisant (mais inéluctable). Impossible également d’avoir soif ou faim, il était possible quel que soit l’endoit du festival d’acheter boisson et nourriture. Néanmoins, la gestion des jetons pour les boissons était quelque peu fastidieuse, et le prix des sandwichs, hamburgers et autres cochonneries hautement caloriques quelque peu exhorbitant. N’oublions pas les festivaliers, que l’on pourrait scinder en deux fractions distinctes : ceux venus faire la fête, et ceux venus écouter des concerts. L’ambiance était donc particulière, souvent mitigée. Puisque seules quelques prestations donneront l’impression que les gens s’amusaient réellement (Cocoon et Tryo, par exemple). On pourrait aussi reprocher l’ajustement horaire des petites scènes : si ces dernières avaient pour vocation de faire découvrir aux festivaliers de nouveaux talents, peu de gens s’y rendaient réellement, d’une part à cause de la distance à effectuer, mais d’autre part à cause de très bons groupes programmés en main stage et chapiteau. Ce fut pour le HibOO la première occasion de (dé)couvrir ce festival, et les souvenirs ramenés de ce périple ne peuvent pas malheureusement se voir sur les photos, qui ne sont qu’une part infime et non représentative de que nous avons pu vivre.

J’en profite pour remercier Flo d’At(H)ome, Anaïs et Baptiste (merci d’avoir confirmé l’accréditation !), Morad, les managements d’Air, Juliette Lewis et Arcade Fire, Philippe Prohom, Juliette Lewis (elle m’a embrassé hein !!! argh), les nombreux festivaliers qui nous ont offert leurs sourires et leur bonne humeur, ainsi qu’une bonne partie de photographes qui n’avaient pas la mentalité de “je bosse pour un magazine, MOI”. Merci à tous !

Vous pouvez consulter TOUTES les photos sur le compte FlickR du HibOO

3 commentaires

  1. Et les photos de Laurent Garnier ? Que s’est-il passé Rod ? J’espère que tu a une bonne excuse pour l’avoir raté :)

  2. et cette année qui c’est qui s’y colle?

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