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Lena Deluxe & Mlle Lili + Osni à la Flèche d’Or

La Flèche d'Or, Paris - Photos, Concerts : Lena Deluxe and Mlle Lili | Osni - Photo : Osni - 22 juillet 2007

Alors que la Flèche d'Or transpirait de plusieurs hectolitres le mercredi avec The Do, le même lieu comptait en ce dimanche 22 avril à peine 40 personnes. Pas évident pour les groupes présents de mettre l’ambiance ; pourtant les lillois de Lena Deluxe and Mlle Lili ainsi que le quator survolté d’Osni auraient sûrement plu. Ne reste plus alors qu’une solution : que tout groupe qui veut un public parisien fasse une publicité Oxford :)

La Flèche d'Or avait indiqué sur son blog : ouverture des portes à 19h, début des concerts à 19h15 précises ! Si le premier horaire a été respecté à la minute près, il faudra rallonger de 20 minutes le début du set de Lena Deluxe et de sa comparse Lili.

Lena Deluxe and Mlle Lili (web)

Une guitare. Une batterie. Une voix vraiment jolie. Des univers musicaux variés, allant de Björk à White Stripes. Lena est un peu déjantée, sous ses airs de petite fille faussement sage. Son sourire mignon cache un petit grain de folie qui se manifeste allègrement qu’il s’agit de martyriser sa guitare avec une précision chirurgicale, ou de transformer un timbre si cristallin en primal scream. Ses mélodies simples et efficaces deviennent enchanteresses lorsqu’elle se met à sampler, comblant le manque évident d’une deuxième guitare, d’un clavier ou encore d’une basse. Sans oublier Lena, qui percute de manière puissante ses fûts pour donner le tempo. Le public malgré les 20 minutes de retard n’est pas au rendez-vous, mais la vingtaine de personnes présentes applaudit comme il se doit la prestation de qualité. Un groupe à revoir dans des conditions meilleures.

Osni (web)

Dans la pure tradition rock garage, tantôt 60’s, tantôt 80’s (aux frontières du punk), Osni - qui jouait pour la dernière fois dans la configuration présentée - explose sur scène. Si le son n’était pas optimal (notamment un chant très en retrait par rapport aux instruments), la sensation d’assister à un grand moment était palpable. Un jeu de scène particulièrement succulent (entre “Pussy” la bassiste” particulièrement hypnotisante, Miss Naomi Power, incroyablement féline, qui caresse avec une violente douceur sa batterie, Sebastian X-Ray Mathew Evil qui désarticulent leur corps au moindre accord … difficile de ne pas être conquis), des chants mixtes à profusion, des vieux sons synthétiques d’une autre époque venant adoucir l’agressivité ambiante, des rythmiques aussi basiques qu’effroyablement efficaces, un public multiplié par deux qui danse : il me manquait qu’une cinquantaine d’individus pour que cela sonne comme parfait.

Mention spéciale une fois de plus à la Flèche d'Or, qui a réussi à mettre moins de lights qu’au concert du 18. Ce qui semblait au prime abord impossible :)

2 commentaires

  1. Pourquoi passer sous silence les 2 groupes (des suédois et des avignonnais) qui ont suivit lors de cette soirée, et qui étaient d’un niveau largement supérieur (surtout les derniers) ?

  2. La raison est simple je suis en banlieue (1h de la fleche) les concerts ont demarre en retard et j en avais marre de shooter dans le noir. desole :)

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