The Two + Corde Brève à La Loge
Paris pluvieux, mais samedi heureux. La Loge proposait deux duos plein de sensibilité. D’un côté les parisiens The Two, fraîchement arrivés dans le milieu de la scène, de l’autre les bordelais Cordebrève et leur poético-rock.
- Date : 14.11.09
- Adresse : 77 rue de Charonne 75011 PARIS
- Téléphone : 01.40.09.70.40
- Web : www.lalogeparis.fr
The Two (www.myspace.com/musicofthetwo)
Leur nom ne vous dit encore rien (mais leur patronyme oui), pourtant la salle était remplie pour eux. C’est toujours comme ça lorsqu’un groupe démarre : toute la famille, les amis, la famille des amis etc viennent pour soutenir leurs poulains. Alors dès que le concert commence, et ce à chaque titre, on a l’impression de se trouver face à un duo très connu tant l’engouement est fort : les applaudissements sont décuplés, les private-joke fusent, les chansons sont chuchotées par tous …
Difficile alors de juger correctement, on se sent porté par l’ambiance de la salle et en même temps on essaie de garder les pieds sur terre. Il s’agit seulement du 4è concert de The Two, pourtant le potentiel est là ; les quelques erreurs sont vite effacées par la décontraction. L’alchimie des voix est magnifique, le grain voilée d’Ara se mêle à la douce et retenue voix masculine. A la manière des grands songwriters, David emmène le public avec ses simples mélodies célestes et quelques boucles. Comme le groupe en est à ses débuts, le répertoire scénique est réduit, mais il n’empêche une reprise surprenante du Roi de la Pop. En somme, pas mal de choses sont à améliorer, mais l’essentiel est déjà là. Certains d’entre vous reconnaîtront peut-être la vidéo ci-dessous, s’ils sont férus de cinéma; enjoy it !
Corde Brève (www.myspace.com/cordebreve)
Il fallait s’en douter, la salle a déserté; les absents ont toujours tort. La poignée de privilégiés se retrouvent plongée au XIXè siècle, à côtoyer Verlaine, Prudhomme ou Rollinat via Cordebrève. Remercions d’emblée les bordelais pour avoir déniché des textes aussi fougueux et mélancoliques. Guitare, batterie et mélodica sont les seuls outils du voyage, mais parfois le manque de nouvelles sonorités se fait sentir; on aimerait aller plus loin même si les mots nous emmènent ailleurs.
Le pouvoir de la poésie vous fait vivre chaque morceau comme une grande évasion et la voix délicate de Charlotte vous envoie au plus profond de vous. Le duo lie le plaisir à l’utile, surtout Thomas qui nous livre des anecdotes concernant les poèmes ou leur auteur. Comme les feuilles d’automne virevoltent, puis tombent, le concert avec langueur touche à sa fin. On est heureux d’entendre une chanson (La flûte) qui ne figure pas sur l’album, cela ne fait qu’ouvrir les tiroirs où doivent traîner des textes qui n’attendent qu’une chose : être dépoussiérés.


Maïté 16.11.09 | 15:58
Merci pour l’article ! N’hésite pas à nous demander une invit’ la prochaine fois !
Bonne journée
Maïté pour La Loge
charlotte 17.11.09 | 17:16
c’est noté ;)