La Grande Sophie à l’Olympia. Et de trois!

En plein milieu de sa tournée pour Des larmes et des ruisseaux, La Grande Sophie s’offre un passage à l’Olympia. C’est l’occasion pour elle de voir si les parisiens sont si show-business qu’ils y paraissent.

Diving with Andy (www.myspace.com/divingwithandy)

Le trio récemment « médiatisé » pour sa nomination au Prix Constantin (remporté par Emily Loizeau) a été choisi par l’artiste ce soir. Ce qui frappe d’emblée c’est la voix de la chanteuse, prête à prendre la place de Dolores O’Riordan. Seulement elle n’use pas assez de ses charmes pour nous plonger dans un état second, hormis au dernier morceau où le temps s’est suspendu. Fort à l’étroit devant le rideau, le trio qui normalement joue à cinq a dû revoir quelques morceaux et faire preuve d’audace en misant tout sur leur synthé. Leur prestation se déroule sans grande surprise, on découvre une belle voix, des mélodies pop jouées à deux guitares et les fossettes de Juliette.

La Grande Sophie (www.myspace.com/lagrandesophiemusic)

Il en a fallu des concerts et des concerts pour arriver jusqu’à l’Olympia. Toujours émue lorsqu’elle joue dans cette mythique salle, La Grande Sophie a réveillé les fantômes des lieux en interprètant Dis quand reviendras-tu? de Barbara. Durant deux heures de concert soigneusement répété et orchestré, elle nous chante des nouveaux morceaux mais aussi des chansons plus vieilles issues de ses premiers albums (Ringo Star, Sa petite volonté).

Histoire de marquer le coup elle a fait appel à la chorale Scala – rencontrée à Spa. Ces dix-sept jeunes filles venues de Belgique sont là pour faire frissonner la salle ; pari réussi notamment sur La Valse des adieux qui clôt le concert et ravive les coeurs. Autre invitée de la soirée, Edith Fambuena (réalisatrice du dernier album); guitare en mains elle partage avec plaisir une reprise de Madonna (Love profusion) avec Sophie.

D’habitude assez carrée sur scène (elle le cache bien), l’artiste est portée ce soir par l’ambiance, elle en profite alors pour prendre un bain de foule sur Martin. L’osmose atteint son paroxysme avec Rien que nous au monde; l’entente avec son public est parfaite, la participation vient instinctivement chez les parisiens comme une seconde nature. Les rangs installés en fosse n’auront pas servi longtemps puisque dès la troisième chanson tout le monde était debout (sauf le balcon comme à son habitude). Avec La suite, La Grande Sophie se laisse submerger par la musique qu’elle percute sur sa guitare. Quelques chansons plus tard c’est à la corde à sauter qu’elle libère son énergie; et même chaussée de Doc noires elle rayonne.

Bien qu’accompagnée de trois jolis garçons et d’une violoncelliste, elle prend tout autant plaisir à jouer seule comme par exemple Sa petite volonté, se remémorant ainsi ses débuts dans les bars. La boucle se referme d’autre part, puisqu’ayant commencé avec Pardonner, elle termine sur L’amour ça pardonne pas. Grande par la taille on l’aura compris, c’est surtout le talent et la générosité qui furent sans égal ce soir.

NB: La Grande Sophie est la première artiste que j’entends placer « nyctalope » dans son show. Ca valait le coup d’être signalé

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publié par zecharlie le 18 nov 2009 à 22:37

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