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Les 4 Fantastiques et le Surfer d’Argent

Les 4 Fantastiques et le Surfer d’Argent, de Tim Story | Twentieth Century Fox

Alors que le mariage de Mr Fantastic et de la Femme Invisible s’annonce comme l’événement de l’année, un mystérieux Surfer d’Argent surgit de l’espace et provoque d’étranges phénomènes sur la Terre. Rapidement, les 4 Fantastiques vont découvrir le dessein secret de cet être aux pouvoirs surprenants et la menace qu’il fait peser sur notre planète, mais ils vont aussi voir ressurgir leur ennemi juré… Face au danger, amis et ennemis vont devoir unir leurs forces comme jamais …

Alors que le premier opus avait été franchement convaincant, l’on est très loin, avec ce nouvel épisode, d’atteindre la qualité des franchises à suite à l’instar d’X-Men et surtout Spider-Man. Pourtant, les effets spéciaux ont été poussés à l’extrême, et démontrent que désormais, n’importe quelle planche de BD ou manga peut, avec des moyens financiers colossaux, être enfin adaptée à l’écran. Et l’on peut résumer ce nouvel opus aux effets spéciaux. Puisque tout le reste, notamment le scénario, est aux antipodes de la finesse de l’indigestion numérique.

Le seul véritable intêret réside dans le charismatique Surfer d’Argent (servi par la voix magnifique, ténébreuse et torturée de Laurence Fishburne) et son destin maudit. D’ailleurs, bien que constitué la plupart du temps de synthèse, il s’avère plus touchant, plus humain et meilleur acteur que le célèbre quator. Le petit clin d’oeil - devenue une habitude à chaque adaptation Marvel - de Stan Lee est agréable. Le reste de l’histoire (amour et baston à outrance, une sorte de feux de l’amour au pays de Dragon Ball Z) ravira le public venu chercher du spectacle tout en grignotant, lobotomisé, ses pop corns sucrés. Les autres, même si l’on ne s’attend pas à des tirades issues de Proust, éviteront ce blockbuster. Ces derniers se délecteront alors de la sublime bande originale de John Ottman, sur les traces de Dany Elfman concernant les thèmes épiques violonisés.

Les 4 Fantastiques et le Surfer d’Argent, de Tim Story | Twentieth Century Fox

Lorsque l’on a goûté à des bijoux comme Sin City, il est difficile de regarder finalement un feu d’artifice de synthèse servant un manichéisme qui siégeait à merveille durant la guerre froide (le Surfer d’Argent étant quelque part l’allégorie du progrès, et de la conquête spatiale), mais qui semble quelque peu désuet aujourd’hui. L’autre cause peut être également la sur-adaptation des Comics.

Loin d’être mauvais, mais loin d’être aussi sympa que le premier (avec paradoxalement plus d’humour, et des effets mieux finis), on aurait finalement préféré une adaptation spin-off du Surfer d’Argent. Peut-être que cela se confirmera, Marvel aimant visiblement plus s’investir dans l’adaptation de ses succès qu’à renouveler ses héros.

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