Lisa Portelli – Lisa Portelli
Lisa Portelli a choisi de jouer sur l’ambiguïté, mêlant deux mondes distincts, reflet d’elle-même. Il suffit, pour s’en rendre compte, d’observer son CD (le recto représente la légéreté d’un saut dans un paysage nuancé du pourpre au cyan pendant que le verso dévoile une photo sanguinaire et glauque d’un coeur).
Bienvenue dans l’univers Portelli ! L’album cyclique débute avec Songe – instrumental assez bref – pour conclure avec Berceuse – relatant des souvenirs enfouis, un environnement disparu – à la harpe. S’ensuivent trois chansons plus enfantines et pleines de candeur. Coccinelle renvoie à une solitude enragée ; Lisa s’identifie au sort qu’elle-même jetait aux coccinelles durant son enfance. Le jazzy A mon meublé basé aussi sur la solitude, est pontué cependant d’humour J’consulterais une montgolfière / les psychologues c’est bien trop cher / et c’est beaucoup trop terre à terre. Quant à L’enterrement, les paroles sont remplies d’espièglerie J’espère que j’hériterais de toute l’argenterie / D’autant qu’elle en avait des bijoux, des frous-frous / Qui ne lui serviront plus, surtout dans son trou le tout dans une atmosphère bossa-nova.
Soudain tout bascule dans le côté obscur : des chansons douloureuses, un rock lent, des paroles trop poétiques, du désespoir … Cela est dommage, l’album était bien parti. On peut néanmoins comparer Bulle au style de Joseph d’Anvers.
A noter aussi la singularité de la voix de Lisa, sensuelle et raillée, parfois presque parlée, d’autres fois proche des envolées lyriques (Mon Amant); une voix qui rappelle aussi l’accent anglais d’Emmanuelle Seigner (Lovesong).
Rendez-vous au prochain album …


Pour afficher un avatar
/ votre photo avec votre
commentaire,
inscrivez-vous sur
www.gravatar.com