Le HibOO

Moriarty - Gee Whiz but this is a lonesome town

Moriarty - Gee Whiz but this is a lonesome town | Naïve

Avant de commencer, sachez qu’au HibOO, on a assisté moults fois aux [prestations féériques->/tag/Moriarty] de [Moriarty->http://www.myspace.com/moriartylands]. Un enchantement si fantastique que l’on oublie le temps d’un concert ses soucis, et on se retrouve plongé dans une atmosphère particulière, très difficile à décrire. D’une part, on est sublimé par la voix de Rosemary Standley, possédant un timbre d’une autre époque, proche des années folles, avec une légère intonation lyrique et une tessiture assez exceptionnelle. D’autre part, les sonorités utilisées sont à elles seules une invitation à un voyage à la fois spatial et temporel : harmonica, banjo, guitare, piano … [Moriarty->http://www.myspace.com/moriartylands] est un plat composé des meilleurs ingrédients possibles, et le résultat est une recette succulente à consommer sans modération.

Si bon nombre de chansons sont évidemment des tubes en puissance (Private Lily, Jimmy), d’autres nous emmènent sur des terres plus féérico-mélancoliques, à l’instar de Lovelinesse, qui aurait pu être composée par le grand Danny Elfman himself pour accompagner une animation de Tim Burton. Mais le groupe excelle dès qu’il s’agit de plonger dans les racines folk, pour en extraire les meilleures essences possibles : ainsi, difficile de ne pas hocher de la tête, ou de ne pas avoir envie de frapper dans les mains avec “Motel”, ou encore se retrouver aux bords du Mississippi avec “Whiteman’s Ballad”.

La magie de [Moriarty->http://www.myspace.com/moriartylands] ne réside pas finalement dans des compositions raffinées, subtiles, délicatement et discrètement arrangées, ni dans la voix majestueuse de Rosemary Standley. Non, la vérité est ailleurs : cet album ne procure pas qu’une jouissance auditive, mais transporte dans un autre univers : où il est possible de sentir des odeurs d’une terre asséchée soudainement frappée par une pluie providentielle, où il est possible de voir et d’imaginer sans peine un film ou une peinture. Après Hey Hey My My, AaRON, ou Cocoon, [Moriarty->http://www.myspace.com/moriartylands] rejoint le milieu très fermé des groupes qui dès le premier album, séduit en mêlant avec un rare talent originalité, influences évidentes et interprétation singulière. Encore.

Tracklist

  1. Jimmy
  2. Lovelinesse
  3. Private Lily
  4. Motel
  5. Animals can’t laugh
  6. Cottonflower
  7. Whiteman’s Ballad
  8. Tagono*Ura
  9. Oshkosh Bend
  10. Fireday
  11. Jaywalker

2 commentaires

  1. Magnifique album, sorte de fenêtre sur un univers de peurs et d’emerveillements enfantins.
    Cet elbum sait nous prendre la main pour nous ramener vers ces contrées oubliées de notre imagination.
    La voix de Rosemary vient magnifier tout cela avec une force et un tendresse irrésisitibles.
    Laissez vous embarquez vous ne le regretterez pas…

    En espérant les revoir bientôt en concert près de Lyon.

  2. Putain de claque…

    Vus en concert, très bon moment, tranquille.

    Puis je suis rentré, et j’ai mis deezer, tranquille.
    Monumentale erreur. C’était il y a deux jours déjà.

    Ok, c’est moi, mais… Bon, certains morceaux sont sympas sans plus, mais d’autres… J’arrête pas de chialer, je sais même pas pourquoi, juste que ça me touche profondément.

    Essayez, au moins. Et bonne écoute.

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