Le HibOO

Underworld 2 : Evolution

La lutte millénaire que se livrent Vampires et Lycans est sur le point de connaître un tournant décisif… Pour avoir découvert le secret du massacre de sa famille, Sélène, la redoutable guerrière vampire, est plus que jamais seule et menacée. Ses véritables ennemis ne sont pas forcément ceux qu’elle croyait. Michael, devenu le premier hybride à la fois vampire et lycan, aimerait se joindre à elle, mais il est incapable de contrôler la part lycan qui fait rage en lui. Pour chacun d’eux, il est temps de percer le mystère de leurs origines et de la guerre, mais dans cette quête de vérité, ils devront affronter les plus puissants des adversaires, les plus proches aussi… Plus que jamais, au plus profond des ténèbres, loin du regard des hommes, se joue le sort du monde…

Après un premier opus mettant en scène de manière très poétique une bataille séculaire entre lycans et vampires, Underworld 2 : Evolution joue dans l’exagération : meilleure réalisation, meilleure bande originale, mais alors démesure de violence gratuite, scénario confus, clichés et poncifs … on ne s’ennuie pas, mais on l’oublie aussi vite qu’une digestion de pop-corn.

Dès les premières images, on est bluffé par la qualité visuelle du film. Après une scène d’introduction rappelant fortement le controversé Night Watch, l’aventure du 2e opus reprend exactement là où Underworld premier du nom l’avait finie : le spectateur aura donc l’impression d’assister à un enchainement parfait des deux épisodes.

Toutefois, si l’on excepte la réalisation majestueuse (notamment grâce aux décors et créatures du français Patrick Tatopoulos qui avait déjà oeuvré dans Stargate ou encore Godzilla), et des acteurs particulièrement convaincants, le film part très vite en vrille. D’un côté, une violence gratuite incessante, et de l’autre côté, un scénario confus où flashbacks bienvenus aident à résoudre comme par magie la grande énigme de la guerre des lycans / vampires. On se retrouve par moment dans une sorte de Matrix au pays des vampires tellement les effets scénaristiques semblent tirés par les cheveux.

Mais tout n’est pas à jeter : le combat final est certainement l’un des plus jouissifs du genre, la bande originale signée Marco Beltrami (habitué aux films d’horreur, puis qu’il a signé entre autre les partitions des Screams) donne une dimension moins “gothico-hard-rock” du premier episode. Underworld 2 : Evolution aurait pu être une suite dantesque, les voies ouvertes par le premier épisode permettant de ne pas tomber dans la surenchère. Or on assiste ici à tout ce qu’on peut faire de mieux sur le plan visuel … mais un film, c’est autre chose qu’une démonstration technique. Dommage.

Laisser un commentaire

Pour afficher un avatar / votre photo avec votre commentaire, inscrivez-vous sur www.gravatar.com

* = champ obligatoire