RFI, La Bande Passante : Hindi Zahra + Zenzile + Yelle à la Flèche d’Or
C’est la rentrée pour La Bande Passante. Alain Pilot et ses compères retrouvent l’une des salles qui accueille l’émission, qui se verra dans un futur proche transformée : exit les interviews durant la soirée – qui auront lieu pendant les balances – pour laisser place à un groupe supplémentaire. Et en ce 3 septembre, avec le méga buzz autour de la pétillante Yelle, inutile de préciser que la Fleche d’Or était – une fois de plus – sold out.
- Date : 03.09.07
- Photographe : Rod
- Adresse : 102 bis rue de Bagnolet 75020 PARIS
- Téléphone : 01 44 64 01 02
- Web : www.flechedor.fr
Bien que l’ouverture des portes soit à 20h, une file assez impressionnante d’une centaine de personnes est déjà perceptible dès 19h20. Il faut dire que certaines soirées à la Fleche d’Or ne sont plus possible d’accès si l’on arrive à l’heure prévue. Après les explications d’Alain Pilot sur le fonctionnement de la soirée, des émissions à venir, et de l’enregistrement d’applaudissements chaleureux, place – enfin – à la musique avec une jeune femme qui avait déjà séduit récemment la Cigale : Hindi Zahra.
Hindi Zahra (web)
C’était en allant voir Oxmo Puccino au Festival Bose Blue Note Festival que j’avais pu découvrir ce magnétique trio. Même si ce soir, ze B-Box Man sera absent – sur scène – la magie est à nouveau au rendez-vous : ainsi Hindi Zahra, mélangeant sans difficulté toutes les musiques qui ont pu influencer sa vie (blues, jazz, folk), et grâce à sa voix chaude et puissante, emballe d’office le public. Chaque titre interprété est fédérateur, sonne comme un hymne universel. J’avais adoré à la Cigale, désormais je suis définitivement conquis.
Zenzile (web)
Avec leur passage remarqué et remarquable aux Solidays, Zenzile m’avait également motivé à venir à la Fleche d’Or. Et n’ayons pas peur des mots, ce fut – pour moi – de loin le meilleur concert. Et les arguments sont pléthoriques : des envolées instrumentales exceptionnelles, voyageant de la première époque du groupe – électro dub – aux variantes récentes – ambiances électriques torturées, voire post rock limite mogwaïen, avec cependant un groove à la basse qui fait inéluctablement la différence. Il fait désormais très chaud dans la salle. Les guests vocaux sont acclamés comme des stars, donnant aux chansons de Zenzile une dimension singulière. D’ailleurs, les ovations sont telles qu’il ne sera pas possible au groupe d’échapper au rappel. Et en finissant avec de l’electro dub, le public se retrouve en extase totale.
Yelle (web)
Autant j’avais aimé Yelle à la Maroquinerie, autant à la Fleche d’Or elle m’a décu. Non pas par sa musique, ou son jeu de scène toujours aussi énergique et sexy. Mais par son comportement : des 3 groupes, la configuration de Yelle était la plus simple et la plus rapide à mettre en place (une batterie, un clavier, et un micro), mais le concert qui était prévu à 22h15 a débuté à … 23h !!! Je veux bien qu’elle eut été considérée comme la star de la soirée – buzz énorme autour d’elle, sortie de son album le jour même – mais trop c’est trop. Du coup, à peine entrée sur scène, elle m’énervait déjà. Néanmoins, Yelle surfe sur un créneau particulier : les femmes indépendantes qui prennent leur revanche. Une sorte de Lorie pour trentenaires bobos. Reste, outre les paroles volontairement – du moins on l’espère – infantilisées et ce comportement de diva, sa présence scénique redoutable, sa moue hypnotique et le fond sonore absolument exquis – de l’electro sautillant et jumpy à souhait – ont été les ingrédients principaux qui ont mis le feu dans le public – déjà conquis d’avance.
On regrettera une fois de plus l’absence de lights digne de ce nom à la Fleche d’Or, qui visiblement ne fera rien pour changer ce problème récurrent. Ce qui m’incite désormais à ne plus prendre de photos dans ce lieu – désolé pour la qualité des clichés, mais juste à m’y rendre pour écrire des compte-rendus.


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