Laura Veirs à la salle Ste Croix des Pelletiers
La petite blonde américaine, plebiscitée pour ses mélodies accrocheuses et sa voix douce, se produisait à la Salle Ste Croix des Pelletiers. Après un showcase à la Fnac des plus expéditifs, on s’attendait à voir la demoiselle accompagnée de son groupe pour réécouter les mélodies planantes de son dernier album, « Years of Meteors ». Que nenni : or l’univers Veirs sans ces petites touches electronico-pop, ça sonne presque comme du n’importe qui …
A 17h30 au Forum Fnac, une petite centaine de curieux était venue voir Laura Veirs. Seule à la guitare, un petit « bonjour » amécanisé, et hop, on enchaîne. Le set sera très court, 3 morceaux, et un départ en flèche de la scène qui scotche le public, qui ne sait pas s’il doit applaudir ou attendre.
Dans le froid et dans une rue complètement enneigée, 20h30, la salle Ste Croix des Pelletiers n’est toujours pas ouverte. Alors les autochtones présents se voient contraints à sentir un début de gangraine au niveau des orteils, et à se rapprocher tels des Manchots dans la Marche de l’Empereur pour se tenir au chaud. 20h45, les portes s’ouvrent enfin et la chasse aux premières places commencent.
21h10, le concert commence. Mais il ne s’agira pas encore de Laura Veirs, mais de sa première partie : Pure Horsehair. 2 guitares, un chant typiquement « à l’américaine » (voix naturellement belle pour le chant), des mélodies planantes, bien que répétitives. Le public accueille plutôt bien la prestation de ce groupe effacé. Après un set de 30mn, place à la star de la soirée, Laura Veirs.

Incroyablement connue et reconnue à travers une partie de la planète, Laura n’aura pourtant attiré qu’à peine 150 personnes. La première déception vient du fait que la différence avec le showcase de la FNAC se résume uniquement au changement de lieu, puisque cette dernière joue seule, sans groupe, donc sans effets synthétiques qui sont l’une des touches de son dernier album « Years of Meteors ». Forcément ça manque. La voix de Laura, bien que belle et pure, rappelle le genre de chanteuses qu’on peut découvrir dans des séries américaines pour ados comme Charmed, et pendant tout le concert, on se dit « elle me rappelle quelqu’un, mais qui … ». Laura va tenter aussi d’être drôle en racontant sa vie en anglais, mais en face d’elle, peu comprennent la langue de Shakespeare (et pourtant, quelle diction parfaite ! Rouen était sa dernière date avant de retourner chez elle, elle est très heureuse d’avoir fait cette tournée, et a remercié sa première partie).
Quelques pétites du dernier album, à l’instar du très planant « Galaxies » (clip magnifique à voir sur son site officiel !) ou encore le superbe « Magnetized » qui accrochent les oreilles. A l’instar d’Andrew Bird, les meilleurs passages seront quand la demoiselle samplera sa guitare et sa voix pour arriver à des résultats polyphoniques assez frissonnants.
Un bon concert, mais à 14,60 euros la place, on aurait aimé voir la formation complète, qui aurait apporté une dimension supplémentaire à l’univers Veirs. Néanmoins le public semblait ravi, et c’est le principal. Après Andrew Bird, et Laura Veirs, Volume, tourneur local, semble se positionner danse une volonté de faire découvrir une musique peu répandue, mais de qualité : gageons que leurs efforts pour faire découvrir ce genre d’artistes ne soient pas altérés par des ventes qui auraient dû être bien au-delà de ce qui a pu être vu hier.
http://www.lauraveirs.com


Pour afficher un avatar
/ votre photo avec votre
commentaire,
inscrivez-vous sur
www.gravatar.com