BO au Baron
Le Baron. Toute une histoire. Etape 1 : la localisation. Situé près du métro Alma-Marceau, il faut ensuite décortiquer le décor pour dénicher à ce qui pourrait ressembler à une porte d’entrée taillée dans un immense mur métallisé. Etape 2 : les horaires. Un concert annoncé à 23h (déjà bien tard), qui ne débutera qu’à minuit. Etape 3 : supporter la fumée de cigarette omniprésente dans un lieu où ventilation et climatisation ne sont pas inscrits dans le jargon local. C’est l’un des lieux hypes du moment, cool. Mais j’oubliais le principal : j’étais venu pour voir BO.
- Date : 18.09.07
- Photographe : Rod
- Adresse : 6 avenue Marceau 75008 PARIS
- Web : www.clublebaron.com
Le Baron, qui fêtera le mois prochain ses 3 années d’existence, est en fait un ancien club à hôtesses, et l’on y retrouve les principales caractéristiques : des murs sombres, des lumières particulièrement diffuses, voire ténébreuses, ainsi qu’un public qui se veut chic : il faut dire qu’en effet, vu le prix des boissons, il vaut mieux prévoir des billets plutôt que des pièces. Au vu de son site Internet, d’une sobriété digne de l’époque web 1.0, on se retrouve agréablement surpris par les artistes qui ont foulé la minuscule scène de ce lieu : Adanowsky, Bazbaz, Tahiti 80, The Legendary Tiger Man, The Do ou encore Vegomatic : la liste est impressionnante et exhaustive. Ouverture des portes à 23h, difficile de respecter l’horaire originel pour débuter le concert … à minuit, après que tous les invités aient investi le lieu, et l’ait pollué d’un nuage persistant de nicotine, mêlé à une chaleur suintante, le show débute enfin.
Stéphane – alias BO – et ses compères séduisent dès les premiers accords balancés : même si la scène semble trop petite pour que chacun puisse s’exprimer pleinement, on sent tout de suite que le concert sera de bonne facture. Je n’avais trouvé pour l’instant que des points négatifs au Baron, mais force est de constater qu’au niveau son, il n’y a rien à redire : juste assez fort pour que ça claque, sans que cela ne soit désagréable aux tympans. Le chanteur/guitariste prend des poses drôles et ridicules, subit au même titre que le public la température élevée qui émane des corps présents, et l’interprétation de son set est sans faille. Pour ma part, bien qu’ayant dû m’éclipser relativement tôt pour espérer trouver un train me ramenant à bon port, je persiste à penser que « Happy Song » est de loin l’une des meilleures compositions de son nouvel album « Koma Studium » : la mélodie hypnotique au synthé, le son utilisé, mais également la transition magique entre le couplet et le refrain sont autant d’ingrédients qui à mon sens pourraient permettre au public de découvrir dans de bonnes conditions une partie de l’univers de BO. J’insiste sur « une partie » car cette chanson est paradoxalement la moins représentative, puisque BO aime avant tout déconner, et que ce dernier se veut avant tout léger. Ce qu’il faut retenir, c’est que si BO n’est pas l’artiste du siècle, sa vision musicale autant décalée que finement écrite mérite qu’on se penche sur son cas, d’autant que ses performances lives sont convaincantes.
Mais rassurez-vous, pour ceux et celles qui auraient manqué le rendez-vous, une séance de rattrapage est prévue à la Flèche d’Or le 26 septembre. A 20h15 (horaire théorique).


Bo 19.09.07 | 20:16
Comment ça » pas l’artiste du siècle » ?
The Mule 19.09.07 | 22:48
Je adore vos photographies, c’est où que je pouvoir joigner vous ? Génial, vraiment il est génial votre talent. See ya. I love you.
Dr Vince 19.09.07 | 23:38
Le monsieur sui tient l’appareil photo, il est fort. Ca fait plaisir.