[Raveonettes] attack of the ghost riders (Inrocks Indie Club à La Maroquinerie)
La Maroquinerie affichait complet ce soir, pour la rentrée des Inrocks Indie Club, sans pourtant qu’on se retrouve ensardinés à l’intérieur : visiblement, il y avait beaucoup d’invitations … Et, pour une fois, la moyenne d’âge dépassait les 15 ans ! Ça tombait bien, le sponsor était un marchand de whisky, même si on a remarqué la présence d’Anis dans la salle …
- Date : 20.09.07
- Adresse :23 Rue Boyer 75020 PARIS
- Téléphone : 01 40 33 35 05
- Web : www.lamaroquinerie.fr
Da Brasilians (web)
A 19h45, soit pile entre l’horaire du billet (19h30) et l’horaire des flyers (20h), les 5 Français (bon, 4 + 1 Suédois…) de Da Brasilians arrivent sur scène, avec 2 guitares, basse+batterie, et un petit piano, et 3 micros… Au premier titre, on se dit que c’est très folk, avec des harmonies vocales très 60’s, et assez mélodiques. Au second titre, on se dit qu’ils ont rajouté un peu de country dans leur folk. Par la suite, cela ne change guère, sauf qu’on s’aperçoit qu’il y a parfois des chants à l’extrême limite du faux, ce qui n’incite pas à patienter avant d’aller chercher sa bière…
The Raveonettes (web)
Venus du Danemark, The Raveonettes est un duo à trois, puisque le couple de guitaristes est accompagné sur scène d’un batteur… En première approximation, on a une blonde chanteuse, un batteur, un guitariste, soit peu ou prou la même configuration que les Fangs hier soir, mais on se rend compte illico qu’il y a un monde entre les deux groupes : le batteur (barbu, à casquette, avec un casque sur les oreilles) ne dispose que de deux fûts et une cymbale, la chanteuse-guitariste est sobre, et le guitariste-chanteur n’en fait pas trop… Mais surtout, la musique est vraiment enthousiasmante ! Une once de Cramps, un poil de PJ Harvey (pas de malice dans cette expression), et deux influences manifestes, les Breeders pour le chant, et Jesus & Mary Chain pour la musique, tout cela n’est composé que de bonnes choses, et la mayonnaise prend tout de suite ! En 3/4 d’heure chrono, on a droit à des morceaux incisifs, rapides, à d’autres plus calmes mais pas moins intéressants, et on se demande encore pourquoi les New-Yorkais d’adoption n’étaient pas en tête d’affiche, ce qui nous aurait permis de gagner 1/4 d’heure de plus !
The Cribs (web)
Après un intermède musical destiné à vider à tout prix la salle, un nouveau trio, anglais celui-ci, prend la scène d’assaut, devant nombre de fans venus de Perfidie prêts à s’arracher les cordes vocales pendant une heure… The Cribs, il faut l’avouer, demande un peu de temps pour rentrer dans son concert, puisque ce n’est qu’après 20 minutes qu’on peut enfin dépasser la bouillie sonore, le jeu de guitare faux et le chant faux pour avoir des chansons dignes de ce nom… Sans pour autant sauter au plafond, il y a bien 3 ou 4 chansons assez réussies, mais on constate vite où est le problème : dès que le rythme s’accélère, tout part en vrille, à tel point que la rythmique ralentit parfois intempestivement, tandis que les morceaux plus calmes laissent le temps aux musiciens de s’appliquer afin d’éviter de rater le bon tempo ou la bonne note… Bref, comme assez souvent avec les groupes portés au pinacle par les Inrocks, c’est un produit de grande consommation, plutôt fade, et qu’on aura très rapidement oublié…


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