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Marc Collin (feat. Katrine Ottosen / Valente) - Two for the Road

Marc Collin (feat. Katrine Ottosen / Valente) - Two for the Road

il n’est sans doute pas à douter qu’en choisissant “Two for the Road”, le nouveau projet de Marc Collin (Nouvelle Vague) ait rendu hommage au vieux film de 1967 portant le même titre, mettant en scène le fabuleux Albert Finney (séduisant à l’époque) ; surtout quand on connaît la passion du Versaillais pour les métrages de cette époque. Les raisons qui prêtent à cette référence semblent évidentes : la construction d’un duo homme/femme qui semble naviguer, au gré des chansons, dans un road movie très 60’s (le choix des instruments et des arrangements mettent la puce à l’oreille, même si les sonorités électro rappelent qu’il s’agit d’un projet contemporain, ou encore la sensation d’un road trip lorsque l’on écoute l’album d’une seule traite). Alors qu’avec Nouvelle Vague Marc Collin démontrait son savoir-faire assez sidérant pour se réapproprier les plus grands classiques de la musique en les réarrangeant de manière complètement inattendue. Son nouveau rejeton, emmené par le duo Katrine Ottosen et Valente semble sans doute l’une de ses expériences les plus personnelles, même si certaines sonorités rappelleront “trop” Nouvelle Vague. Il faut dire que la magie principale est le mariage étonnant de la voix sublime et cristalline de Katrine Ottosen - presque un pléonasme si l’on considère que les plus jolis timbres semblent être nés aux Pays Bas, au Danemark, en Finlande, en Suède ou en Hollande …) et cette tessiture suave et mystérieuse de Valente ; deux voix qui tentent vainement de communiquer, mais où l’on sent l’harmonie impossible, sauf lors des refrains, comme si le couple arrivait à s’entendre furtivement (même si l’ensemble des chansons est finalement réparti par une dominante vocale, comme une sorte de réponse au titre précédent) S’en dégage alors une sensation de spleen assez indescriptible : on se sent tantôt étouffé (In the Motel Room), tantôt enjoué (Two for the Road et son refrain quasi-féérique), et souvent surpris : l’album est aussi homogène que très riche en terme de chemins musicaux empuntés.

Quit dit Marc Collin dit écriture fine. Très fine. On aurait pu forcément apprécier davantage une musicalité plus savante - on ne peut pas dire qu’il se soit foulé -, mais il est évident que le compositeur a volontairement laissé la part belle aux parties vocales. 12 titres agréables à écouter (avec une préférence pour “It’s always the same” - l’allégorie parfaite du projet : une superbe partie vocale posée sur des accords bien trouvés), l’inquiétant “In a motel Room”, quasi hitchcockien dans l’âme, “Road Trip” ou encore “The Dream” -, sans forcément être transcendantes (à cause de ce manque d’audace qui caractérise pourtant Marc Collin) une production comme d’habitude sans faille (ce détail pouvant être considéré comme un défaut ; l’hommage véritable aurait été des arrangements moins présents, avec un enregistrement live sur 2 ou 4 pistes, afin de trouver une sensation plus authentique). L’auditeur restera sans doute dubitatif sur le dernier titre “The Dream”, véritable bizarrerie musicale, mais qui résume bien l’univers de Two for the Road : un voyage au travers les émotions, comme porté par le vent. Même s’il est fort à parier que ce “road concept” pourra décontenancer certaines oreilles, puisque pour apprécier l’album, il sera préférable de l’écouter en une seule traite afin de saisir la trame “scénaristique” qui navigue au gré les chansons : un risque à une époque où l’on n’a plus forcément le temps pour cet excercice de style.

En écoute : Track 03 “It’s always the same”

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Titre : It's always the Same | Auteur : Marc Collin (feat. Katrine Ottosen)

Tracklist

  1. Two for the Road
  2. Downtown
  3. It’s always the Same
  4. Paper Butterflies
  5. Something else
  6. In every color
  7. In a motel Room
  8. Counting on You
  9. My Old Flame
  10. Lucid Bird
  11. The Dream

Un commentaire

  1. Ca donne bien envie d’écouter, notamment le morceau mis en écoute, a écouter d’une traite lors d’un long trajet en voiture?

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