Alexandre Varlet (+ Patrick Walsh) au Nouveau Casino

On se demande si un jour Fargo aura l’idée d’accueillir dans son catalogue un mauvais groupe. Je pensais avoir trouvé le talon d’Achille avec Alexandre Varlet : les titres sur son MySpace laissaient présager un joli rock / folk sans forcément plus de saveur que le label nous avait jusqu’à présent offert. Après une première partie fantastique - que la plupart des bobos invités (pléonasme) daigneront ne pas écouter - répondant au doux patronyme de Patrick Walsh, Alexandre Varlet ne put que mé séduire. Avec les ingrédients typiques made in Fargo : un musicien charismatico-hypnotique, et un son qui vous subjugue sur place
- Date : 12.10.07
- Photographe : Rod
- Adresse : 109, rue Oberkampf 75011 PARIS
- Téléphone : 01 43 57 57 40
- Web : www.nouveaucasino.net
L’un des avantages du Nouveau Casino est de toujours respecter les horaires. Ainsi, à 20h00 pile, le gentil et grand vigil ouvrit la porte afin que le public s’engloutisse dans les couloirs ténébreux dont l’issue est cette si belle salle - toujours aussi mal éclairée, mais ceci est une autre histoire. Après un passage à la Flèche d'Or où il reçut le prix Chappe, Alexandre Varlet, en ce 12 octobre 2007, s’empare de la célèbre scène de la rue Oberkampf, première date de sa tournée. La salle ne sera pas comble, mais suffisamment remplie pour donner une impression dense. Comme tout concert estampillé Fargo qui se respecte, le public aura droit à une première partie, le séduisant Patrick Walsh.
Patrick Walsh (web)
Patrick Walsh @ Nouveau Casino, Paris | 12.10.2007
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 12-10-07 • Voir les 9 photos » Galerie |
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| FlickRIl est américain et vit à Paris. Il maîtrise la langue de Molière suffisamment pour amuser le public avec des vannes bien placées vis à vis du président Bush. Il fait mouche. Mais c’est surtout ses mélodies et sa voix extraordinaire qui retiendront mon attention. Je précise bien “mon” car la masse présente semble peu captivée : on préfère parler de son webzine, ou encore du patron qui a été bien gavant et qui voulait que l’on fasse des heures supplémentaires au point de manquer Alexandre Varlet (”travailler plus pour gagner … autant”) … à ce moment précis, il faut oublier, à l’instar d’un public de cinéma dissipé qui ne comprend pas le film qu’il regarde, toutes ces personnes qui ne voient dans un concert que l’intérêt de voir la tête d’affiche, la curiosité étant souvent mise au placard à ce moment précis. Revenons donc au cas de Patrick Walsh. Dans un esprit résolument folk/rock parfois teinté d’un blues poussiéreux outre-atlantique, le répertoire du jeune américain passe à la vitesse de la lumière. Chose rare au Nouveau Casino, ce dernier se voit offrir des lights magnifiques, couplé à un son plus que parfait. C’est beau, c’est classique, mais ce genre d’artistes n’a pas la prétention de révolutionner les accords : non ici on a une pure démonstration de talent : les auditeurs un peu curieux ont dû ressentir la même chose. Patrick Walsh, l’homme à la voix exceptionnelle et à la finesse d’interprétation subtile : un nom à retenir.
Alexandre Varlet (web)
Alexandre Varlet @ Nouveau Casino, Paris | 12.10.2007
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 12-10-07 • Voir les 23 photos » Galerie |
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| FlickRLe changement de set se fait très rapidement (quelques micros à placer, et le siège de Patrick Walsh à retirer), et IL entre. Alexandre Varlet, l’homme pour qui je ne me serais sans doute pas déplacé aussi spontanément que pour un Andrew Bird, un J. Tillman ou une Dawn Landes, met tout de suite les points sur les I. Son corps allongé, prenant des postures andrewbirdiennes, ses mimiques, sa superbe voix baryton, ou encore sa musique sont autant d’arguments pour ne pas résister à son univers : en quelques secondes, le bonhomme, en véritable showman - jusqu’à effacer littéralement les musiciens qui l’accompagnent - envoie le Nouveau Casino dans des contrées que seul Fargo explore. Le doute n’est plus permis, et même s’il a fallu attendre son 3e album pour enfin entendre parler de cet artiste, il n’est pas à douter qu’à l’instar des autres compagnons de route du label, Alexandre Varlet sera un homme de terrain qui séduira, conquiérera et rendra addict le moindre public curieux. Impossible pour moi de vous passer en revue la setlist, puisque je ne connaissais aucun titre : d’après certaines annonces de titres, il semblerait que des fans de la première heure n’avaient pas manqué le rendez-vous, et que contrairement à Patrick Walsh, hormis au niveau du bar, le public était aussi silencieux que réceptif : il faut dire que la tension palpable sur scène, les mélodies fines et la qualité globale du set ne pouvaient permettre un comportement différent. En d’autres termes : une excellente prestation. (Avec des lights ça aurait été mieux :))
On n’était donc pas loins. On ne sera pas d’accord non plus.
Excepté pour Patrick Walsh, qui a été très applaudi pour une 1ère partie justement, et a su gagner l’attention du public.
Je suis sur ma chronique. Je n’arrive pas à la pondre. C’est plus facile d’écrire quand on a adoré. Là je me prends la tête.
Et puis je suis dans Radiohead alors … ;-)
Merde, t’avais pas ta barbe ? T’es resté à gauche ? Je t’ai râté ? Tu m’agaces à la fin !!!!! ^^
Bises en tout cas !
Patrick Walsh a su attirer les 5 premiers rangs, pendant que les 20 autres derriere se racontaient leur vie. Y compris pendant les moments piano. Un concert ne s’ecoute pas qu’en facade, et ni au moment des applaudissements :) Moi je t’ai vue. Et c’etait un peu impossible de me louper.