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Kill the Young - Proud sponsors of Boredom

Kill The Young - Proud Sponsors Of Boredom | Discograph

L’idée d’un nouvel album de Kill The Young n’était pas pour susciter l’enthousiasme, le dernier (et premier, d’ailleurs) contact avec le trio mancunien datant d’un concert peu mémorable il y a un peu plus d’un an à l’Elysée Montmartre…

Les trois frères Gorman constituent une anomalie dans le paysage du rock’n'roll en France : quasi-inconnus outre-Manche, ils ont réussi à écouler 25000 exemplaires de leur premier album dans nos contrées, en tournant sans discontinuer devant un public jeune, féminin et tout acquis à sa cause… Mais la hype est une chose, réussir à durer en est une autre, et il fallait bien démontrer avec ce toujours difficile deuxième album (on pourrait créer une litanie en rappelant les semi-échecs, du Clash à Art Brut, en passant par Siouxsie & the Banshees, les Lords of the New Church ou les Damned…) que Kill The Young est capable d’évoluer, et de se construire sur la durée, objectif globalement atteint avec ce “Proud sponsors of boredom”…

Pourtant, avant même d’enclencher la touche “play”, le temps de l’album (plus de 63 minutes !) fait craindre des morceaux très longs (une moyenne de plus de 5 minutes…), mais on se rendra compte très vite que les chansons sont assez courtes, incisives, et que seul le dernier titre (un interminable melting-pot de plus de 23 minutes, ayant à n’en pas douter un lien direct avec le titre de l’album…) donnera envie d’appuyer sur la touche “fast forward” pour abréger la souffrance auditive… pour la petite histoire, il existerait une 3e partie à ce morceau, on craint le pire ! Le reste de l’album, sans jamais rien révolutionner, est composé de morceaux relativement énervés, plutôt rythmés et dansants (c’est de la théorie, bien sûr..), avec parfois des intros calmes qui ne débouchent qu’exceptionnellement sur une (longue) ballade, au milieu de l’album, et on retiendra également que la voix du chanteur, qui rappelait Billy Idol il y a un an, évoque désormais quasiment en permanence Depeche Mode… on a les références qu’on peut ! Si la fratrie déclarait il y a peu vouloir faire un “Joy Division rencontre Nirvana en plus dansant”, avec des influences ré-affirmées de Dylan, Police, Pearl Jam et Smashing Pumpkins, on reste circonspect… Cependant, cet album est un honnête disque de rock’n'roll anglais, bien réussi, bien formaté, qui devrait permettre au groupe continuer à bien marcher en France, et qui ne devrait pas faire décoller le groupe en Angleterre, largement et bien mieux pourvue dans ce style…

Tracklist

  1. all by myself (part 1)
  2. saturday soldiers
  3. she’s got it all
  4. we are the birds…
  5. biting the bullet
  6. miss-education
  7. the television show
  8. skin & bones
  9. dial’s for saviour
  10. travesty
  11. nothing left to write
  12. when the sun dies
  13. all by myself (part 2)

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