[Bat for Lashes] i saw a light au Trabendo
![[Bat for Lashes] i saw a light au Trabendo](http://www.le-hiboo.com/wp-content/uploads/bat-for-lashes.jpg)
Si le Zénith semblait bien se remplir pour Mika (40 euros tout de même !), le Trabendo affiche une bonne contenance ce soir, avec un public (de connaisseurs) bien propre sur lui…
- Date : 24.10.07
- Adresse : Parc de la Villette 211 avenue Jean Jaurès 75019 PARIS
- Téléphone : 01 49 25 89 99
- Web : www.trabendo.fr
Spleen (web)
Comme souvent, la première partie commence pile à l’heure, mais pour cette fois on aurait mieux fait d’arriver en retard ! Spleen est un trio, guitare/voix+guitare/voix+humanbeatbox, qui en fait ne joue quasiment de rien et utilise des parties enregistrées, qui officie dans des styles variés : le “hip-hop folk” annoncé est effectivement largement présent, on peut y ajouter du funk-rock à la Lenny Kravitz, de la soul de radio, de la “chanson française” (là, l’expression est largement galvaudée !), en utilisant un micro largement saturé qui n’ajoute que de bruit au bruit… Effectivement, c’est expérimental, bien sûr c’est surprenant, mais on n’est pas obligé d’apprécier, heureusement cela ne dure qu’une demi-heure, qui passe plus vite avec une bière… Franchement, Natasha, quelle drôle d’idée de première partie tu as eue !
Bat for Lashes (web)
Car si les Bat for Lashes font elles aussi dans l’expérimentation, c’est tout de même dans une toute autre dimension, où règnent la beauté, la douceur et la finesse… Après une courte intro prémisse à un futur nouveau titre, les quatre demoiselles passent en revue l’intégralité des titres de l’album, utilisant comme toujours divers instruments classiques (2 violons, flûte traversière, tambours, clavecin, sitar entre autres…) pour créer des ambiances nous emmenant dans des sphères assez proches de l’univers björkien (zut, je l’ai dit !), avec parfois des morceaux plus sombres et rock (sarah) dans lesquels les guitares ont la part belle, d’autres plus intimistes où Natasha est seule derrière son piano, et on continue à sentir un certain stress dans le groupe, des rires crispés, mais également des échanges incongrus avec le public, des raclements de gorge à répétition, qui prouvent que le formatage n’est pas encore d’actualité chez les petites Anglaises ! A preuve, pour cette 4e expérience en moins d’un an, les morceaux de l’album se voient offrir des versions toujours évolutives, que ce soit dans les intros ou à l’intérieur même des morceaux, ce qui ne peut que satisfaire les nombreux aficionados du groupe… Par ailleurs, on nous offre un tout nouveau titre (missing time, si je ne m’abuse) qui devrait rapidement s’intégrer dans le set sans difficulté, et une étonnante et improbable reprise du lonely de tom Waits (il faut réécouter l’original !) démontre que les idées de Natasha ne se bornent pas à ses propres compositions… Avec un album d’une durée de 45 minutes, il semblait difficile de faire plus long que le concert de ce soir, qui s’achève au bout de 66 minutes sur un prescilla qui ravit tout un chacun, la chanteuse s’excusant de ne pouvoir continuer par manque de titres en stock… On attendra donc le prochain retour du groupe pour un concert encore plus long avec de nouveaux morceaux, car c’est sûr, on reviendra les voir !