Braqueurs amateurs
Dick est promu vice-président de la toute-puissante Globodyne Corp. Pour lui et sa famille, c’est la promesse d’un avenir radieux, à tel point que sa femme Jane démissionne aussitôt de son travail. Leur joie sera pourtant de courte durée. Quelques heures plus tard, Globodyne s’effondre dans un scandale financier… Seul McCallister, le grand patron, s’en sort, avec des indemnités colossales. Pour Dick et Jane, c’est la fin du rêve américain. En quelques jours, ils perdent tout ce qui faisait leur vie, leur belle maison, leurs voitures de rêve et même leurs soi-disant amis… Aussi désemparé que révolté, Dick décide alors de se montrer aussi peu scrupuleux que son patron. Une fois débarrassés de leur honnêteté, lui et Jane vont découvrir qu’ils ont toutes les chances de regagner ce qu’ils ont perdu, et tant pis s’ils doivent pour cela dépasser les limites…
Encore une comédie américaine ? Oui, pour notre plus grand plaisir. Une comédie grinçante qui met en scène un duo d’enfer, Jim Carrey et Téa Léoni, dans une sale affaire de décadence financière. Les gags se multiplient sur une véritable histoire de fond, une critique même de la société américaine.
Un film qui fait doucement grincer des dents, un miroir de la réalité américaine et même mondiale. Le patron, joué à merveille pas Alec Baldwin, qui ferme l’entreprise en dissimulant un beau pactole. L’histoire aurait pu être lourde, mais elle est menée à merveille par le duo Carrey – Léoni, au sommet de leur art. Une morale tout à fait digeste, un scénario qui tient la route, une réalisation axée sur les gags visuels et les comiques de situation, on ne s’ennuie pas dans cette comédie rythmée. Peut être y’a-t-il matière à gronder sur une fin pas vraiment fignolée, c’est rien de le dire. Quelques perles musicales jonchent le film comme Smooth Operator de Sade.
Jim Carrey, génie comique, nous sert quelques scènes à hurler de rire. Certaines improvisées, c’est sûr, on pense à celle des voix trafiquées ou encore à ce regard fou dans le faisceau des phares de la voiture. Téa Léoni n’est pas en reste, aspirée par la folie de son acolyte. Cameron Diaz était pressentie pour ce rôle, personne ne regrettera ce choix finalement. On imagine une ambiance survoltée sur le tournage. Les scènes drôlissimes s’enchaînent, mais le point fort du film est là : Les personnages s’imbriquent vraiment dans une situation, une histoire sérieuse qui tient la route. Peu de choses à reprocher à ce film, on passe un bon moment, on rit franchement, c’est déjà pas mal…


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