HibOO d’Live : Gaëtan Roussel

1994. L’année de mon bac. Celle de la mort de Kurt Cobain. Et surtout la période où tous les groupes qui ont percé à l’époque sont devenus cultes au point de provoquer encore un sentiment de frénésie dans les esprits de la génération Internet totalement dépourvue d’icônes marquant leur époque.

1994. C’est l’année où Louise Attaque naquit. 3 ans plus tard, leur premier album éponyme se vend à 2,5 millions d’exemplaires. Ce qui pour un groupe rock à l’époque, relève de l’exploit / miracle. Dans cette période, j’avais la fâcheuse tendance à détester ce que tout le monde aimait. Louise Attaque n’échappa pas à cette règle post-adolescento-rebello-débile, et le titre « je voudrais que tu te rappelles » me sortait hors de moi : trémolos vocaux insupportables, côté festif rhédibitoire, violon oppressant … je n’ai donc jamais été fan de Louise Attaque, sauf en live. Parce que là, ouais, en 1998 … je m’en rappelle encore, on m’y avait traîné de force, et je n’ai pas regretté. Quelque part, c’est à partir de cette période que j’ai commencé à préférer les artistes en live qu’aux versions studios. Surtout lorsque la dite musique contient une certaine agressivité qui ne peut s’exprimer qu’uniquement avec un public.

Bref. 12 ans plus tard, Gaëtan Roussel est en face de moi. Le bonhomme semble ne pas avoir changé. J’arrive dans une friperie répondant au doux patronyme de Dealer, pas loin du Canal St Martin, et ce décor est un peu ce qu’on aimerait souvent quand un label « impose » un lieu. C’est coloré, fouillis, et les possibilités d’angles assez nombreuses. Accompagné de ses musiciens, l’ex frontman de Louise Attaque / Tarmac se cale vite fait pour interpréter le single Dis-moi que tu m’aimes encore, extrait de son premier album solo (Ginger, prévu le 15 mars chez Barclay / Universal Music) et le choc est pour ma part sans appel. Le bonhomme est méconnaissable. Le timbre est toujours là, le phrasé aussi. Mais exit le chant maniéré, pour laisser quelque chose de doux et posé à l’oreille, ce que ne fut pas pour me déplaire. Et va savoir pourquoi, dès que dans une chanson il y a du glockenspiel, j’aime.

Celui qui a composé pour notamment Bashung ou Paradis revient donc avec quelque chose de plus introspectif, à l’instar de Mickey [3d] récemment. Je ne doute cependant pas que le grand gaillard (oh oui, il est grand, et il en impose le bonhomme) continuera à s’énerver sur scène, parce que l’on sent quand on le rencontre un homme de passion.


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5 commentaires

  1. Hello : superbe vidéo et j’hallucine vraiment de la qualité vu que c’est fait avec un appareil photo…Petite question : tu retraite ensuite ou c’est les couleurs originales ? Parce que j’ai l’impression qu’il y a un filtre mais pe me trompais-je ?

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    • merci guy.

      Alors en fait … deja au prealable, il faut bien regler son 5D niveau balance des couleurs + style d’images. Je m’en suis trouvé un qui permet ensuite une retouche particulièrement souple.

      Ensuite, je ne passe par aucun filtre, mais je retouche direct sous Color, une application dédiée à la colorimetrie de videos. L’avantage enorme du 5d à ce sujet est qu’il encaisse parfaitement bien des trucs assez violents … et je retouche donc la vidéo comme une simple image sous Photoshop avec des courbes, plus un effet pour rajouter du grain. Parce que le probleme du 5d, c’est qu’il n’en fait pas assez, et ca me choque.

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      • Merci pour cette réponse assez précise, je vais me renseigner sur color…De mon côté j’ai un caméscope SONY HD qui fait des images de très bonne qualité mais un peu froides…

        au fait, je suis une fille sinon hein ;)

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  2. 1994. L’année des 2 opérations de ma pauvre mamie. L’année de ma gastro la + foudroyante. Bref, l’année que je flipperais de revivre si la théorie de l’éternel retour devait s’appliquer à mon existence.

    En revanche, 1998… Ah 1998 ! L’année de mon Brevet des Collèges. Celle du + beau moment de cohésion nationale qu’on n’ait jamais connu (sauf peut-être pour ceux qui ont vécu la Libération en 1944). Et puis là ouais, l’année où tout a commencé pour moi en termes d’éveil musical, abstraction faite de mes toutes jeunes années bercées par du classique, par le biais justement du dispositif spécial « 98 Radio France » dans le cadre de la Coupe du Monde ! Bah ouais, faut bien débuter quelque part : c’est là que j’ai découvert les Stones, et toute une playlist dont les pépites de tracks me reviendraient aujourd’hui comme des madeleines.

    Bref, tout ça pour dire : rassure-toi Rod, tu n’étais pas le seul à détester « je voudrais que tu te rappelles », étant donné que pour moi, ce morceau faisait tâche dans tout ce beau tracklisting. Et pourtant, comme toi je plus +1 la suite des aventures de Gaëtan Roussel, avec Tarmac en 2003, puis en solo en cette fin 2009/début 2010. Car après « Tokyo » et « Help Myself » playlistés dans le Mouv’ depuis début décembre, ce troisième titre est une belle découverte. Dire que je me plaignais de ne pas avoir été gâté par le 19 février cette année… c’est juste que le Hiboo d’Live du jour fatidique était encore en préparation dans la boîte. Et que du fait de ma connexion coupée, j’ai dû attendre le 22 pour visionner celui du métro et tous les live reports avec de belles rockeuses dedans !

    Justement, à ce propos (de lapin :) un dernier petit conseil pour la route, Rod : puisque dès qu’il y a du glockenspiel dans un morceau, tu aimes… le « Hiboo du Raincy » te conseille d’aller shooter Lena Deluxe le 30 mars au Scopitone ! Puisqu’il devrait se trouver de son côté au Nouveau Casino pour le concert de ses amis les Shades, il ne devrait pas te faire trop concurrence !!!

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  3. Superbe HiBoo d’Live encore :)

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publié par Rod le 23 fév 2010 à 12:22

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