Olivia Ruiz
Aux alentours de 17h, quelques heures avant le concert au Trianon (qui affiche complet), Olivia prend le temps de répondre à quelques questions. Puisque tous les journalistes de France et de Navarre ont eu l’idée de poser la géniale question “Pourquoi la femme chocolat ?”, place à l’impro, devant une jeune femme visiblement très heureuse d’être en Normandie, ce qui était loin d’être le cas en novembre dernier …
Peux-tu nous parler de toute cette effervescence autour de toi actuellement ?
Je ne sais pas si on peut parler d’effervescence. On ressent bien maintenant le boulot que nous avons effectué sur el premier album. En 3 mois, nous avons vendu autant d’albums que le premier sur toute sa carrière (presque 2 ans). Je suis même nommée aux Victoires de la musique aux côtés de gens comme Souchon ou Bénabar, ça fait bizarre de trouver la gamine au milieu.
As-tu l’impression d’être la petite préférée, surtout depuis que tu bosses avec les Têtes raides, Matthias… ?
J’aimerais que ce soit le cas, mais je ne le ressens pas trop comme ça. Tout se passe très bien, mais je n’ai pas non plus l’impression d’être super demandée. Mathias, Christian (des Têtes Raides) sont des potes avant tout. Bien sûr, je suis contente de travailler avec eux, mais je ne me sens pas pour autant privilégiée, d’autant que tout ça se passe en toute simplicité.
On sent des morceaux qui ont subi d’énormes variations entre le studio et le live, je pense notamment à « J’traîne des pieds » qui se rapproche plus d’une version hard rock sur scène ?
Déjà en studio je pensais aux arrangements de scène que je voulais. Lorsque nous sommes arrivés à la résidence, j’ai dirigé mes musiciens. J’avais deux ou trois endroits où j’avais du mal, comme par exemple, sur « J’traîne des pieds » où j’avais envie de quelque chose de nouveau. Mathias m’a donné cette idée là, Nery m’a donné deux ou trois autres idées sur un autre morceau. Tout ça change aussi en fonction de l’évolution des morceaux, en fonction de réactions des gens.
Lors de ton dernier passage en Normandie, il y avait à peine 100 personnes dans la salle, ce soir, on affiche complet, que s’est-il passé entre temps ?
C’est vrai que depuis un mois, tous les concerts sont complets. A Lille, nous avons fait 750 entrées payantes. Au début, je voyais marqué 25 euros la place, j’ai donc appelé ma maison de disque, toute affolée, en leur disant que c’était abusé, qu’il n’y aurait personne. Finalement, ils ont appelé la salle pour savoir où en étaient les pré-ventes, il y en avait 650… Tout le monde s’est foutu de moi.
Tu es surprise que les gens puissent payer 25 euros pour venir te voir ?
Oui… Je ne lâche pas facilement 25 euros dans un concert moi-même. En dessous de 20 euros, tu peux y aller les yeux fermés, au dessus, je trouve ça un peu cher.
Si aujourd’hui on te proposait un Zénith, accepterais-tu, en sachant que l’univers Ruiz, c’est avant tout quelque chose d’intimiste ?
Attends, tu plaisantes ou quoi ? Bien sûr que je le ferai, avec un décor de fou. Je pense même qu’on pourrait adapter le spectacle d’aujourd’hui qui se déroule dans de petites salles à un Zénith, sans problèmes. J’adore travailler les arrangements. Peut être qu’il faudrait prendre un ou deux musiciens en plus, de toutes façons, j’ai déjà 3.000 idées pour que cela reste chaleureux.
Attends, tu plaisantes ou quoi ? Bien sûr que je le ferai, avec un décor de fou. Je pense même qu’on pourrait adapter le spectacle d’aujourd’hui qui se déroule dans de petites salles à un Zénith, sans problèmes
On sent une énorme complicité avec tes musiciens, comment s’est construite cette équipe ?
Une partie de l’équipe est avec moi depuis le tout début, comme Jean Louis, mon régisseur, Cécile mon accordéoniste, Elvire ma sonorisatrice. Robin, le guitariste est là depuis un peu plus d’un an et demi et enfin Sylvain est là depuis un an. Le cuivre et le batteur sont les deux petits nouveaux, ils sont là depuis le mois d’août. Ma sonorisatrice, je l’ai rencontrée par une connaissance commune, je lui avais demandé avec qui elle avait bossé, alors elle me dit « Guy Bedos », ouais d’accord, « Funky Family », ouais ok… Elle n’osait pas me dire qu’elle avait travaillé avec les 10 petits indiens ! Je suis fan de ce groupe. J’espère qu’on fera un bout de route longtemps ensemble avec toute cette équipe. J’ai vraiment besoin qu’il y ait un truc humain qui passe là dedans. Les meilleurs musiciens du monde ne me conviendraient pas si il n’y avait pas une alchimie humaine.
Lors de tes concerts, à chacune de tes chansons, tu sembles être une Olivia différente …
En effet, je n’ai pas eu de formation de chanteuse, mais j’ai pratiqué pendant 10 ans des cours de comédie, et je crois que ça se ressent sur scène. Je chante en vivant les textes, même si depuis j’ai pris des cours de chant ! (rires)
Que va-t-il se passer dans le futur proche, y’a-t-il des grosses dates de prévues, des festivals pour l’été ?
Oui, nous serons aux Franco de Montréal, aux Franco de Spa. J’organise aussi une mini tournée de 6 ou 8 concerts, c’est un projet un peu spécial, il y aura des discussions avec des gamins, dans le cadre scolaire. Les concerts seront interdits aux plus de 20 ans, il faudra la carte étudiant pour venir gratos. Je pense que ce sera une belle rencontre où ‘on pourra parler de tout, de l’immigration… De grosses journées en prévision. Ensuite je pars pour une grande tournée en Amérique Latine ainsi qu’au Liban.


florian 6.03.07 | 14:49
j’ai me tai chanson