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Eiffel (+ Victoria Tibblin) à l’Olympia

L'Olympia, Paris - Photos, Concerts : Eiffel - 19 novembre 2007

C’était à l’évidence un Olympia très attendu, d’abord parce qu’il clôturait en beauté la tournée d’Eiffel pour leur 3e album studio, ensuite parce qu’après l’annonce de leur rupture avec leur maison de disque, les fans avaient clairement envie de partager un moment fort avec le groupe. Le dernier ? Sans doute pas, mais dans l’incertitude, le public chaleureux d’Eiffel a su se regrouper malgré les grèves pour leur faire un accueil digne de ce nom. Et le quatuor leur a répondu par un long et superbe concert. Ou vice versa.

Victoria Tibblin (web)

Victoria Tibblin @ Olympia, Paris | 19.11.2007
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Photos par -jfR • 19-11-07 • Voir les 21 photos » Galerie | Popup | FlickR

C’est Romain Humeau himself qui vient présenter la jeune suédoise qui arrive toute en blondeur et lèvres et guitare rouges vifs. Cette même guitare à peine branchée, c’est une belle claque qu’on se prend d’entrée. Et oui, Victoria Tibblin a beau n’avoir que 21 ans, elle a déjà cette manière de vous balancer son garage-rock brut et sensuel avec une présence ébahissante et une voix confondante de puissance, tour à tour écorchée ou carrément aguicheuse comme sur “Don’t Leave”. Qu’elle chante en anglais ou en français, que sa guitare soit furieuse ou entêtante, Victoria Tibblin et ses musiciens mettent tout le monde d’accord et “Make Me Pretty”, petite tuerie rock, reçoit des applaudissements nourris et amplement mérités. Janis Joplin est morte, PJ Harvey s’est mise à l’accordéon, deux raisons de plus - si besoin était encore - de se ruer au prochain concert de Victoria Tibblin.

Eiffel(web)

Eiffel @ Olympia, Paris | 19.11.2007
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Peu après 21h, Eiffel prend possession de la scène de l’Olympia devant une fosse ravie et qui accueille le groupe en leur envoyant une nuée de ballons rouges et noirs. La plupart atterrissent (et resteront) dans les pattes des photographes, mais l’effet est saisissant. “Shalom” version acoustique en ouverture surprend, on s’attendait à ce qu’ils attaquent directement par une de leurs petites perles pour pogos endiablés, ça sera donc pour le 2e morceau, “Il pleut des cordes”, entamé juste après le départ des deux danseurs de tango invités sur “Shalom”. Les chansons et pogos s’enchaînent ensuite à un rythme d’enfer, le sol de l’Olympia en témoigne en donnant un cours magistral de mécanique ondulatoire. “Tu vois Loin” est accueilli par un public aux anges et “Bigger Than The Biggest” est un moment d’anthologie avec un long passage d’impro complètement barré au milieu, on ne peut pas dire que Romain Humeau n’habite pas complètement ses chansons. Le groupe s’amuse aussi, en reprenant “Girls just want to have fun” de Cyndi Lauper, en revisitant leur premier single “Te Revoir” qu’ils remettent au goût du jour, grosses guitares en avant, en étirant certaines chansons, comme s’ils voulaient en profiter le plus longtemps possible ou encore en invitant Joe Doherty au violon/saxo baryton sur certains morceaux. Même si le son pêche un peu au début, on ne voit pas le temps passer jusqu’au premier rappel qui les voit reprendre “Le Plat Pays” de Brel et livrer une version de “Hype” sublime d’intensité. Le public lui, suit entièrement le groupe et on sent bien cette osmose qui unit Eiffel à ses fans. Après quelques autres titres (”Tandoori”, “Inverse-moi”…) et un deuxième rappel, le groupe finit sur “J’voudrais pas Crever”, beau moment d’émotion avant une longue standing-ovation pour un groupe souriant et manifestement touché. Dans la fosse les fans semblent rassasiés par ces deux heures de concert, même si oui, on sent bien qu’ils n’auraient pas été contre des prolongations. De toute façon, Eiffel va revenir, right ?

Un commentaire

  1. Et là je dis : MERCI! ^^

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