[the Hives] walk idiot walk au Bataclan

Une salle pleine, et depuis de longues semaines, un public chaud bouillant, avec des déguisements de pom-pom girls, des dégénérés du morning live, des rockers, des poseurs, des fumeurs, des porteurs de téléphones, le Bataclan est une destination de choix pour ce mardi soir !
- Date : 27.11.07
- Adresse : 50 boulevard Voltaire 75011 Paris
- Téléphone : 01.43.14.00.30
- Web : www.lebataclan.com
Dan Sartain (web)
En arrivant un peu à la bourre, on assiste tout de même à l’essentiel de la prestation de Dan Sartain, un guitariste américain accompagné d’un batteur, qui tous les deux font dans un rock’n'roll à tendance rockab’ qui se laisse largement écouter, même si à la longue on a tendance à légèrement confondre les morceaux qui s’enchaînent assez rapidement… De fait, c’est une bonne première partie, qui met à peu près le public dans l’ambiance, même si le son est légèrement faible, sans doute pour ne pas léser la tête d’affiche…
The Hives (web)
On les avait vus enflammer le festival Rock en Seine il y a trois mois, ce soir les Suédois de The Hives, tout de noir vêtus à l’identique, viennent devant leur propre public, en terrain conquis, ce qui explique sans doute le début légèrement poussif du set… Que je m’explique : le rock des cinq musiciens est largement excitant, parfaitement exécuté, mais on sent une pointe de formatage derrière tout cela, et il faut attendre un petit 1/4 d’heure avant que la folie se soit réellement installée sur scène… Comme toujours Pelle est très bavard derrière son micro, cherchant au maximum à faire participer le public (cris, applaudissements), ce qui à force pourra légèrement agacer le non-fan de Britney Spears, mais avec ce public cela marche à merveille, les paroles sont reprises par coeur, ça bouge pas mal devant la scène, ça slamme même un peu, et on ne voit pas grand chose d’autre que des larges sourires sur les visages environnants… Pendant plus d’une heure les titres se succèdent, avec même l’apparition sur l’un d’eux d’un éphémère 6e membre pour jouer des maracas, et quand le groupe quitte la scène la salle manifeste largement sa désapprobation, qui se change rapidement en joie dès que le quintet revient… On a donc droit à 1/4 d’heure de plus, ce qui au final ne fera donc qu’1h20, pour une prestation sans doute inférieure à celle de St-Cloud (les versions des morceaux sont quasi identiques), mais tout de même largement au-dessus de la moyenne des concerts parisiens habituels… Sans doute faudra-t-il attendre une nouvelle tournée pour être un peu surpris et apprécier les futures trouvailles du groupe !