Le HibOO

An Pierlé and the White Velvet (+ The Bony King of Nowhere) au Zèbre de Belleville

Zèbre de Belleville, Paris - Photos, Concerts : An Pierle and White Velvet - 11 décembre 2007

Un concert d’An Pierlé, ça ne peut se manquer. Surtout dans cette superbe salle qu’est le Zèbre de Belleville, instaurant à une intimité palpable avec les artistes. Si l’on excepte le fromage et les rillettes, les tables et les chaises, et les lights pourris (et je reste poli), le set offert par la jolie belge et son white velvet, composé de pas moins de 20 chansons, fut d’une extase succulente. Et l’on se demande pourquoi une telle artiste, si incroyablement douée, si charismatique et si drôle ne perce pas en France.

  • Date : 11.12.07
  • Adresse : [63 Boulevard de Belleville 75011 PARIS->http://maps.google.fr/maps?hl=fr&q=63%20boulevard%20de%20belleville&oe=UTF-8&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wl]
  • Téléphone : 01 43 55 55 55
  • Web : www.lezebre.com

An Pierlé. Mon coup de foudre remonte à 1 an. J’étais un petit hibOO fraîchement débarqué sur Paris, et le tourneur A Gauche sur La Lune nous avait offert l’opportunité de couvrir un événement qui ne s’est malheureusement pas réédité en 2007, répondant au doux patronyme des Nuits Belges. Le choc fut total. Entre Sharko, Saule, Hollywood Porn Stars et An Pierlé, ce fut une véritable révélation - je ne connaissais de la Belgique que les énormissimes Ghinzu. Quelques jours plus tard, je revoyais la jolie An à Sannois, à l’EMB. Puis j’ai failli la revoir au Bataclan, mais j’avais oublié de charger la batterie de mon appareil photo - oui vous allez me dire “en quoi ne pas avoir un appareil photo empêche d’assister à un concert ?” Je rétorquerai par “Boulet un Jour, Boulet Toujours : cela vaut tous les discours” … puis vint ce cadeau de Noël avant l’heure : plusieurs dates au Zèbre de Belleville. Un lieu pas très grand, mais hautement convivial et très joliment décoré. Pias me donne la possibilité de couvrir la date du 11 décembre. J’avais été invité par OSNI pour couvrir leur concert à la Flèche d’Or : mes amis Lillois, n’y voyez aucun snobisme de ma part !

The Bony King Of Nowhere (web)

The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007
The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007 The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007 The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007 The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007 The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007 The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007 The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007 The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007 The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007 The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007 The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007 The Bony King Of Nowhere @ Zebre de Belleville, Paris | 11.12.2007
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 11-12-07 • Voir les 14 photos » Galerie | Popup | FlickR

Qui dit groupe belge dit - sauf pour ma part Eté 67 et The Tellers - musique de qualité. Et The Bony King Of Nowhere - pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer - fait partie de ces petites perles impossibles à découvrir si ces derniers ne font pas la première partie d’une artiste plus connue. Un quator bien huilé, où semble fusionner dans une harmonie symbiotique folk, ambiances aéro-planantes, voix douces polyphoniques, et sonorités électroniques tout en discrétion. Le charme opère immédiatement ; le public cesse de siroter son vin estampillé Zèbre, et de machouiller son fromage et ses charcuteries : l’écoute se veut religieuse et attentive. Du songwriting qui se veut simple et efficace, et qui finira en apothéose avec une partie de guitare synthétisée et interprétée à l’archet … que c’était beau.

An Pierlé and The White Velvet (web)

An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007
An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007 An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007 An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007 An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007 An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007 An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007 An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007 An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007 An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007 An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007 An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007 An Pierle (& The White Velvet) @ Zèbre de Belleville, Paris | 11.12.2007
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 11-12-07 • Voir les 47 photos » Galerie | Popup | FlickR

Après quelques petits réajustements sur scène, qui n’excéderont pas les 20 minutes, An Pierlé et ses White Velvet entrent sous les applaudissements d’un public déjà médusé avant que la sulfureuse belge ne pose un doigt sur son piano. Et on commence très fort avec le sublime - euphémisme - “Look at me now”. On s’envole, transporté par la voix sidérante, par l’accompagnement fin, par la qualité globale sonore. Cette magie indescriptible se promènera entre 19 chansons. On y retrouvera bien sûr “How does it Feel”, le merveilleux “Jupiter”, mais également quelques surprises, dont une nouvelle chanson emmenée par An et son piano, basé principalement sur un do mineur et sol bémol mineur : l’ambiance lugubre façon Danny Elfman est au rendez-vous ; la configuration du Zèbre, avec sa mezzanine, permet d’apprécier les envolées de piano, où il est possible d’apprécier toute l’émotion de l’artiste lorsqu’elle offre à son public son univers si particulier, entre onirisme enchanteur et pop légère. Mais on retiendra surtout une humeur on ne peut plus joviale sur scène : entre une intro foirée à la perfection d’How does it Feel, une voix déraillante sur “On Sunday” chaleureusement ovationnée, et l’humour déjanté omniprésent (”chaque chanson selon An parle “d’amour et de passion sexuelle”, ou encore “Petit papa Noël chanté avec un regard d’une perversité absolument déroutante), le concert est un véritable one band show. La reprise des Rita Mitsouko “c’est comme ça” reste toujours aussi impressionnante, la tessiture vocale d’An semblant tout simplement illimitée. Difficile de reprendre point par point un concert sans en écrire des tonnes, surtout quand on est résolument fan de l’artiste, mais sachez que vous avez manqué un concert quasiment parfait. Et que les cours de rattrapage sont possibles, puisque quintet belge squattera le Zèbre pour encore 3 dates (18/19/20 décembre). Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

8 commentaires

  1. je vais me laisser tenter, tu m’as donné envie !

  2. On a tourné une petite session acoustique au Zébre et c’est ici :
    http://www.dailymotion.com/lecargo

  3. @Reno : Mais il m’envahit sur flickr, il m’envahit ici !!! t’as de la chance de faire du bon boulot ! Oublie pas de fav mes photos d’hier, ca m’ferait plaisir (enfin si y en a une de favable selon toi :)).

    @Charlotte : tu vas pas le regretter, et ravi d’avoir réussi à convaincre au moins 1 personne :)

  4. Je profite honteusement de la locomotive Hiboo (quelle flagornerie) pour nous faire un peu de pub et pour Pierlè aussi.
    J’ai pas encore regardé en détail tes photos d’hier, mais je me fais ça aujourd’hui.
    Et franchement, là c’est sans flagorn machin truc… c’est vrai que donner envie à qqu’un d’aller au concert c’est quand même le plus beau des compliments.

  5. Bravo Rod , de braquer le projecteur sur elle.

    Elle aussi…

  6. J’étais à la première au zèbre et je dois avoué que j’étais surpris de voir si peu de monde (bon OK la salle est petite). Et pourtant le concert fut très bon : le son, le charme et le charisme de An Pierlé, la puissance des mélodies de l’interprétation … j’suis fan quoi !

  7. An ne perce pas en France, et le probleme, c’est que pour etre conquis par le personnage, il faut appuyer sur la touche neuronale appelee “curiosité” … et la forcement, le bas blesse. Et pourtant, An c’est vraiment magnifique, genereux et intense.

  8. I love moon 12 mai 2008 à 00:22

    Je l’ai connu par le titre Sorry et depuis je l’ai vu au Plan (c’était magique). Au tryptique. J’ai pris le Thalys pour la voir sur la grande place et au zèbre le 18/12. Je vois la setlist du 11, vous avez eu le droit à Tenderness. Flûte! je n’ai pas choisi la bonne date. Non… C’était génial. J’adore leur live.

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