Anaïs en concert à la FNAC et au Trianon Transatlantique

Anaïs était de passage à Rouen ce vendredi, pour un double événement : D’abord un show case à la FNAC, dans l’après midi, puis un concert au Trianon Transatlantique de Sotteville en soirée. Point commun entre les deux prestations : Les endroits affichent complet. Retour sur l’événement.
Alors que les mini-concerts de la Fnac sont assez faciles d’accès quelques minutes avant le simpiternel 17h30, il valait mieux être présent au moins 1h avant pour pouvoir jouir d’une place assise. Dire que la Fnac a été assiégée serait à peine exagérée, pas moins de 200 personnes entassées, debout, assises, aussi bien sur les chaises prévues à cet effet que par terre, toutes les positions sont bonnes pour pouvoir apprécier les quelques morceaux interprétés par l’artiste. Un succès indéniable, donc. Il faut dire que de toute façon le Trianon Transatlantique affiche déjà complet : une bonne occasion pour ceux et celles présents à la FNAC de pouvoir (re)voir ce petit bout de femme.
20h30, Le Trianon Transatlantique est déjà plein, les retardataires auront du mal à se faufiler au premier rang. Le balcon est garni depuis plus longtemps encore. Pas de première partie, Anaïs arrive, la bouche en cœur, en tenue de joueuse de tennis et d’un revers du micro salue le public. L’ambiance est décontractée, le Trianon, comme d’habitude, offre un cadre propice à un concert intimiste. C’est sans surprise que débute le concert puisqu’ Anaïs enchaîne les morceaux dans le même ordre que son “Cheap Show” version galette. On regrettera d’ailleurs ce manque d’originalité, le fait de sortir un disque live et de d’offrir la même prestation sur scène ensuite gâche un peu le côté découverte. Le reste ressemble à une mécanique bien huilée, un “one woman show” plus qu’un concert. On sourit sincèrement aux manières de faire peu académiques, comme lorsqu’ Anaïs renifle un bon coup dans le micro avant de commencer une chanson. Elle est seule en scène, cette situation provoque un dialogue renouvelé avec le public conquis de Sotteville. Tout l’album y passe, des chansons drôles et entraînantes (Mon cœur, mon amour) aux plus sensibles (Elle sort qu’avec des blacks). Anaïs et sa pédale de sample, c’est un duo gagnant, véritable outil à créer des univers, la marseillaise en use et en abuse, notamment sur le superbe “Et pendant ce temps là en Ecosse”, tout simplement beau et entraînant. Chanteuse multi facettes, Anaïs a su glisser sur la vague provoquée par cette nouvelle génération de chanteurs français. On ressortira de la salle une heure et demie plus tard, pour certains, c’était “The Cheap Short Show”. Une prestation tout à fait plaisante, même si l’on aurait préféré un peu plus d’originalité dans l’ensemble. A suivre.