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Steel Panther, aka le groupe qui se voit interdit d’affichage dans nos rues et le métro parisien

Voilà. Vous ne verrez jamais cette photo dans le métro parisien. Car elle a été tout simplement censurée ! Pourtant, il n’y a pas si longtemps … Indochine avait peu ou prou réalisé le même genre de visuel

2 poids 2 mesures ? On pourrait aussi relater toutes ces publicités mettant en scène des succubes limite majeures pour le parfum ou les vêtements … on pourrait aussi se rappeler de la censure de la pipe de Tati (fumer c’est mal) … Bref. On l’aura compris : le hard rock est un style de demeurés par des demeurés pour des demeurés. Indochine on l’a vu à Taratata, donc c’est bien … voilà. 2012.

Du coup, voici le communiqué de presse autour de cette affaire, et du groupe :

Ils n’ont pas encore posé une santiag, ni même fait résonné un seul riff de guitare dans notre pays, que les musiciens de STEEL PANTHER sont déjà « interdits » d’affichage dans nos rues et le métro parisien…

Mais qui sont ces nouveaux « monstres » que l’on veut à tout prix éloigner de nos regards ?

Un groupe de « hard rock US »… tout simplement… Quatre mecs qui ont décidé de pousser au maximum, non sans une très grosse dose d’humour, tous les clichés véhiculés par cette musique dans les années 80.

Encore inconnus en France – « Feel the Steel », leur premier album paru en 2009 n’y ayant pas été distribué – STEEL PANTHER est pourtant en passe de devenir un véritable phénomène aux USA, en Angleterre et au Japon, où leurs chansons, aux textes pour le moins décapants, font la joie des fans de metal de tout poil !

Au début des années 2000, c’est à Los Angeles, sous différents patronymes, que Michael Starr (chant), Stix Zadinia (batterie), Lexxi Foxxx (basse) et Satchel (guitare) ont commencé à faire parler d’eux grâce un show hebdomadaire au célèbre Vyper Room où ils reprenaient et parodiaient de manière hilarante les hits de Bon Jovi, Mötley Crüe, Poison, Kiss, Guns N’Roses, Van Halen, Ratt, Whitesnake, Cinderella, W.A.S.P. , Dokken, Great White, Quiet Riot, Skid Row, Twisted Sister, Def Leppard et autres stars du « hard » des 80’s.

En 2008, le quatuor opte définitivement pour le nom de STEEL PANTHER et migre vers le Rockin’ Saddle Club pour continuer ses sympathiques pitreries avant de finalement signer un contrat avec Universal Republic qui débouchera sur la sortie de « Feel the Steel ». Un disque doté de chansons originales (et non plus de reprises) dont les titres parlent d’eux mêmes : « Death to All But Metal », « Asian Hooker », « Stripper Girl », « Party All Day (Fuck All Night) »… tout un programme… remarquablement mis en musique et dont le second degré des textes échappera sans doute au public non anglophone… Heureusement plusieurs clips – qui font un malheur sur YouTube – sont là pour illustrer sans équivoque ces paroles souvent classées X.

Gonflé à bloc STEEL PANTHER voit le nombre de ses fans grandir à vue d’œil. Le groupe installe son show au House of Blues Sunset Strip, puis au Key Club de Hollywood où une liste effarante de « guests » vient régulièrement les rejoindre sur scène. C’est ainsi que Kenny Loggins, Paul Stanley, Kip Winger, Corey Taylor, David Bryan, Chris Jericho, Evan Seinfeld, Drew Carey, Chad Kroeger, Jerry Cantrell, Justin Hawkins, Phil Anselmo, Tom Morello, Pink, Scott Ian, Justin Parks, M Shadows ou Avril Lavigne (pour n’en citer que quelques uns) viennent tour à tour jammer, sans se prendre au sérieux, avec le groupe que beaucoup considère désormais comme le « Best Tribute Band in the Universe » !

Depuis STEEL PANTHER est aussi venu se frotter au public du Vieux Continent à l’occasion de festivals tels que le Ozzfest ou le Download où leur humour grivois a été bougrement contagieux. D’autant qu’au rythme imparable de leur « glam metal » nos quatre lascars chantent tout haut ce beaucoup pensaient tout bas lorsqu’ils entamaient un solo de « air guitar » devant le miroir de leur chambre…

Mi-novembre, juste avant de s’embarquer dans une tournée anglaise en 1ère partie de Def Leppard et Mötley Crüe, STEEL PANTHER a sorti « Balls Out », une nouvelle galette (qui sera distribuée en France au printemps) dont la « subtile » pochette – cible de nos censeurs – est à la hauteur de titres qui laissent présager du meilleur : « If You Really, Really Love Me », « Just like Tigerwoods », « That’s What Girls Are Made For », « I Like Drugs », « Supersonic Sex Machine », « 17 Girls In A Row »… où du pire si l’on décide de ne pas entrer dans la « danse » de ce gang (bang ?) qui n’a vraiment peur (et honte) de rien…

Car, peu importe qui se cache derrière ces pseudos et sous ces perruques (à coup sûr des fines lames de la scène rock de L.A.), à sa manière, STEEL PANTHER reprend l’histoire là où Spinal Tap l’avait laissée et n’a pas d’autre but que de faire la fête avec le public en faisant sans cesse référence aux tubes de ses glorieux ainés. C’est donc une véritable rock’n’roll party qui se déroulera le dimanche 25 mars à Paris, au Bataclan, où STEEL PANTHER donnera son premier concert chez nous ! Une soirée qui s’annonce chaude, chaude, chaude !


Steel Panther – Fat Girl

Allez, RATP, t’es quand même placé niveau moeurs : me dis pas que 4 mecs tatoués, c’est pire que ton pote bien placé qui encaissait des pots de vin et qui se tapaient des employées contre promotion ? Hein. Dis.