Saw II

Chargé de l’enquête autour d’une mort sanglante, l’Inspecteur Eric Mason est persuadé que le crime est l’oeuvre du redoutable Jigsaw, un criminel machiavélique qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté. Cette fois-ci, ce ne sont plus deux mais huit personnes qui ont été piégées par Jigsaw…
Jigsaw est de retour … pour encore plus de gore. Une intrigue policière aussi tirée que le premier opus, mais qui montre néanmoins ses limites : on a l’impression d’assister davantage à un remake de l’excellent CUBE. Scènes assez gerbantes garanties.
Le film plonge le spectateur dès les premières secondes : filtres verts, gore explosif, et enquête policière. Les ingrédients de base qui avaient fait le succès du premier opus. Bien qu’ayant réussi l’exploit de renouveler le scénario, la qualité principale du premier épisode, en l’occurence l’effet de surprise, a totalement disparu. Nous avons donc une suite, grandement améliorée, mais dont on sait l’issue : comment annoncer le prochain épisode ?
La réalisation est relativement clippesque, une nouvelle mode instaurée depuis peu avec des films comme l’Armée des Morts : on fait vasciller des images très vite, jusqu’à l’envie de vomir (ou de sentir une montée d’épilepsie). Le film a gagné en effets gores. Alors que dans le premier épisode, on osait à peine nous montrer un homme se couper la jambe à la scie, ici au contraire on s’arrange pour faire des plans assez explicites pour se sentir mal à l’aise.
Le scénario est transposé à 8 personnes, et le fait de regrouper des individus différents rappelle inéluctablement CUBE ; couplé à l’effet de surprise disparu, Saw II, bien que d’excellente facture, perd beaucoup de son intêret, offrant un plat réchauffé. Néanmoins le film est vraiment efficace, et la fin laisse présager une suite inévitable.
La chance de Saw II est également une absence incroyable de films d’horreur de qualité depuis quelques temps (si l’on excepte le très controversé Descent), et devrait ravir les fans du premier opus, ainsi que ceux qui aiment le “gore intelligent”.