Le HibOO

AqME

AqME, groupe rock bruyant, sera à l’Exo7 le 19 Janvier prochain. Particulièrement efficace auprès du jeune public, le groupe mérite d’être découvert par tous. Ben, guitariste et compositeur, répond à nos questions.

Dis moi si je me trompe Ben, mais n’est ce pas votre premier passage à Rouen ?

Il me semble que nous avions fait un show case à la Fnac, à la sortie du premier album. Je me souviens que c’était dans une toute petite pièce, c’était assez bizarre. Il y avait pas mal de monde, j’en garde plutôt un bon souvenir, les gens étaient plutôt timides.

Peux tu nous dire un mot sur le groupe qui jouera en première partie de votre concert, Lazy ?

Ce sont de bons potes, on essaie de les aider et de les porter un peu jusqu’à ce qu’ils puissent voler de leurs propres ailes. On a plaisir à jouer avec eux, j’aime beaucoup ce qu’ils font. Ca tabasse gentiment.

Personne ne nous dit comment on doit faire, personne n’est là pour nous coller une quelconque pression

Quels sont les premiers échos concernant « La fin des temps », votre troisième album sorti en Octobre dernier ?

Ca se passe bien, même très bien. Nous avons de bonnes chroniques et de bons retours. Les gens comprennent dans quelle direction nous avons voulu aller et ce que l’on a voulu faire. Echos plutôt positifs donc. La maison de disque n’est pas du genre à nous fixer des objectifs. Personne ne nous dit comment on doit faire, personne n’est là pour nous coller une quelconque pression. Pour l’instant, ça fonctionne, il n’y a pas de raison de changer.

Pourquoi avoir changé votre façon de travailler sur « La fin des temps » ?

Nous avons voulu enregistrer ce troisième disque à la maison, pour ne pas ajouter une pression supplémentaire. Le fait d’organiser un grand voyage et de partir loin de tout pendant deux mois, c’est quelque chose dont on a plus besoin. Auparavant, c’était nécessaire pour qu’on se focalise sur la musique, aujourd’hui, nous sommes assez grand pour pouvoir travailler tout en rentrant à la maison le soir. On est un peu plus détendu. Partir, c’était une façon de tout recentrer sur l’album, il fallait que notre esprit soit dévoué au disque. Maintenant, on peut le faire sans cette pression là. On avait aussi envie de voir les choses différemment et de travailler avec un producteur plus âgé. Notre producteur suédois, Daniel Bergstrand, avait à peu près notre âge, cette fois, nous avons travaillé avec quelqu’un qui a plus d’expérience. Le nouveau producteur (Steve Prestage, NDLR) fait sonner le tout plus rock que métal alors que Daniel faisait plus métal que rock. On voulait également que le disque sonne live, faire quelque chose de plus rapide à l’enregistrement.

J’ai trouvé « La fin des temps » plus sombre que les deux premiers albums, j’allais dire plus triste, est-ce aussi ton avis ?

Pour moi, il est à peu près égal au premier. C’est vrai qu’il est plus triste que le deuxième. On s’aperçoit de ces choses là après, on n’y réfléchit pas trop. Ce n’est pas quelque chose que l’on se dit à la composition, mais on s’en rend compte tout de même. On peut dire qu’il a le même degré de joie que le premier.

Comment les fans ont-ils accueilli ce troisième disque ?

Je crois que c’est un peu comme tous les disques, il y a une partie qui adhère et une autre partie qui adhère moins. Ce qui est marrant, c’est qu’à la première écoute, beaucoup ont dit qu’ils étaient déçus. Puis ils revenaient après deux ou trois écoutes pour s’excuser carrément. On a reçu plusieurs mails dans ce genre là. Dans l’ensemble, les fans sont plutôt contents, certains sont un peu déstabilisés, mais je pense qu’il est bon de surprendre par moments. Et puis, nous n’avions pas envie de faire toujours la même chose.

Votre site regroupe une vraie communauté, puisque plus de 2.000 membres et 200.000 messages nourrissent votre forum par exemple. Prêtez-vous de l’attention à ce phénomène ?

Je regarde tout ça parfois, mais je pense qu’il faut s’en détacher un peu. Le regard des gens peut être parfois déstabilisant. C’est un drôle d’impression, on se dit qu’on a une petite armée derrière nous. Si on part sur la route en janvier, c’est aussi pour les retrouver. On a hâte de renouer le contact avec notre public, les nouvelles têtes, celles qu’on connaît aussi, qui ont déjà fait plein de concerts.

Je vous ai vu lors de votre concert aux Solidays, en Juillet, puis quasiment plus rien jusqu’à la sortie du disque. Y’avait-il des choses à peaufiner de ce côté-là ?

Ah… Les Solidays, ça reste un super souvenir, il devait y avoir 25.000 personnes devant la scène. Sinon, nous devions finir l’enregistrement, il fallait aussi que l’on s’arrête de tourner un peu pour créer une petite attente. On voulait aussi se reposer un peu et se redonner l’envie de repartir.

Peux tu nous parler de votre connexion, plutôt inattendue, avec le groupe Indochine ?

Le groupe nous avait invité lors d’un festival, il y a plusieurs années, la rencontre s’était plutôt bien passée. Ils nous avaient accueillis dans leur loge, nous avions été assez touchés par leur démarche. Nicolas Sirkis est vraiment sympa et c’est humainement quelqu’un de bien. Nous avions un morceau qui n’était pas fini sur le deuxième album, on s’est dit que ce serait dommage de le jeter. On l’a proposé aux Indochine, ils ont adoré, du coup il se retrouve sur leur disque. Ils nous ont invité à le jouer avec eux en studio, nous avons enregistré ce morceau ensemble. On est hyper satisfait du résultat, j’ai encore écouté l’album il y a quelques jours, c’est vraiment bien. Pour moi, c’est le meilleur morceau de leur disque ! (Rires).

On laisse traditionnellement le mot de la fin à nos invités, c’est à toi…

J’aimerais donner rendez vous à tous les rouennais le 19 Janvier à l’Exo7. Venez nombreux et nombreuses !

Laisser un commentaire

Pour afficher un avatar / votre photo avec votre commentaire, inscrivez-vous sur www.gravatar.com

* = champ obligatoire